mardi 26 août 2008

Chaos


En vacances ou depuis que je suis rentrée, c'est toujours le chaos dans ma tête et je me sens tirée à hue et à dia.
Heureusement, depuis dix jours, je dors sans médicaments et donc sans douleurs !
Parfois je l'oublie, mais j'ai eu horriblement mal durant les premiers jours et l'ostéo de ma mère m'a trouvé un dos en béton.
Il était rassuré lors de la seconde manipulation avant que je ne rentre chez moi.
Mon index reste gourd, preuve que tout n'est certainement pas résolu...
A suivre...

Retour éprouvant, j'ai du conduire mon beau chat noir chez le vétérinaire... avec pour seule solution l'euthanasie... dans des conditions horribles, elle était si atteinte, si faible et en même temps si consciente...

J'ai tout de même trouvé le courage de l'appeler LUI, d'aller le voir... son fils l'attendait, mon compagnon aussi... bulle de quelques minutes à se regarder, se toucher timidement et s'embrasser... je n'ai jamais pensé qu'il pouvait avoir une telle soif de moi.. jamais senti une bouche si exigeante... je ne m'habituerai jamais au désir de l'homme... mais peut-être que personne ne me désire aussi complètement.
Nous avons mangé ensemble le lendemain soir encadrés des deux cités plus haut avant que père et fils ne partent en vacances. Il doit rentrer lundi.
Il a réussi à m'écrire une fois... à m'appeler hier.
Mais si j'en crois sa fille, toujours très proche de moi, son fils éprouve toujours des doutes quant à la relation entre son père et moi, il parait même qu'il est très fâché contre moi...

Et tout ça ne fait que me rendre plus raisonnable.
Je me souviens que l'an dernier j'avais peur de le voir car angoissée à l'idée de ne pas retrouver la magie qui nous avait accompagné jusque là.
Mais cette année, je suis surtout inquiète des conséquences de notre relation, de l'ascendant qu'il peut prendre sur moi...
J'ai à la fois hâte qu'il revienne et je le redoute... je crois que je ne suis plus capable de me demener comme un beau diable pour le voir, plus capable non plus de mentir, dissimuler, plus capable d'absorber la pressio...

Pas envie de rompre non mais toujours ce besoin de solitude, de recul, d'isolement...
Sans compter que mon temps va être impitoyablement passé à la moulinette du boulot, de la mairie, de la maçonnerie... il faudrait aussi que je pratique un sport régulièrement car pour l'heure l'ostéo me déconseille la course à pied !

Et puis je m'interroge sur ses sentiments à LUI... hier, il me dit que le temps lui semble horriblement long, que je lui manque, qu'il a envie de me voir, qu'il a hâte que les siens prennent la route du retour... tout en m'avouant benoitement que c'est bien agréable de se retrouver en vacances en famille car ça n'est pas arrivé depuis longtemps...
Ce que je comprends bien d'ailleurs.... mais je me dis que je saccage bien des choses...

Alors que sur le long terme je suis confiante... mais pour moi, ça passe presque nécessairement par une traversée du désert... on ne peut pas replonger dans le même rythme que précédemment... il faut donc accepter de se voir moins, de se protéger plus...
Je ne lui ai pas encore parlé réellement... il faudra bien...

Le seul point vraiment noir c'est mon compagnon... gentillesse exemplaire, je ne peux pas dire le contraire... serviabilité extraordinaire... mais il n'y a plus rien entre nous... et quand il veut absolument me caresser comme avant hier, j'ai envie de pleurer... et pas de plaisir mais de tristesse, de chagrin, de honte...

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