
Je me suis vraiment rendue compte hier qu'il fallait que je nourrisse la louve.
Comment ?
En lui permettant d'être elle-même !
Attendre ne lui convient pas !
Et pourtant, le Grand Architecte sait à quel point je suis attentiste et procrastrinatrice (hum, j'ai un fameux doute sur l'orthographe qui me semble très barbare)... je m'y complais depuis... ben depuis toujours... et finalement ça ne me convient pas du tout !
Alors ? Kamikaze moi ? Autodestructrice ?
Evidence bonne à rappeler tout de même !
Hier midi j'ai déjeuné avec mon amie et camarade de course.... j'avais aussi eu une longue discussion avec mon amie psychologue... elle aussi se cherche, elle aussi peine à définir sa féminité, à assumer sa force...
Tout ça m'a fait du bien et heureusement car je m'étais contrainte tout le weekend à balader un ingénieur étranger à la demande de mon compagnon ... sous une pluie battante, en marchant des kilomètres...
Et que croyez-vous qu'il arriva ?
Je me suis réveillée malade (digestion bloquée) et migraine carabinée, pas top pour sortir d'un weekend.
Comme me le dit mon petit "frère" et ami : soeurette tu somatises !!!
Oui, et çe ne me ressemble pas... mais au moins j'évacue !
J'ai repris la mairie... toujours effarée du travail à accomplir, des sujets à connecter, des gens à faire travailler ensemble, à rassurer, à accompagner... quelle énergie à déployer !
J'essaie de surnager... j'avoue une certaine frousse à l'idée d'aller affronter le maire, le DGS... surtout que les téléservices ça va coûter des sous... mais bon, qui ne risque rien...
Et LUI ?
LUI a fait une chute hier, rien de cassé mais a très mal... et comme moi assure quoi qu'il lui en coûte !
Nous nous sommes retrouvés il y a une semaine, c'était formidable !
Nous avons surtout passés magiquement une soirée ensemble jusqu'au milieu de la nuit.
Difficile de dire ce que j'ai préféré... somnoler à ses côtés... ou faire l'amour enfin... pas seulement être pénétrée par ses yeux, sa langue, ses doigts... par son sexe.
Non, ça n'était jamais arrivé... au début de notre relation, il m'avait dit que suite à une opération, il avait plus de mal à faire l'amour... moi ça ne m'avait jamais inquiété mais je ne l'avais jamais forcé non plus...
J'en avais envie, très envie... mais habituée à l'absence de désir de mon compagnon, déjà très heureuse de son désir à LUI, de ses caresses... j'étais patiente.
Je ne sais pas si la première fois de vendredi l'a rassuré, nous n'avons évidemment pas eu le temps d'en parler... j'ose l'espérer.
Moi qui conservais un souvenir pas désagréable mais pas grandiose de ma première fois, j'ai été très émue de ce vrai partage... rien à voir.
Certes, j'ai une autre expérience mais il était là complètement pour moi, pour se donner, me donner du plaisir, me prendre, partager...
Sa jouissance même était différente...
Alors me revoilà louve, avec mes paradoxes... accès de violence ou de désespoir quand je n'ai plus signe de lui... mais joyeuse et vigoureuse dès que je me reprends en main et que j'avance !
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