vendredi 29 février 2008

Grandir


Sensation de grandir un peu aujourd'hui... j'ai bien dit un peu !
Couchée à 3h du mat'... tombée du lit peu avant 7h, j'ai filé jusque la douche, ai fait une toilette supersonique... j'ai même réussi à me tartiner tout le corps de crème.. je veux garder une peau souple et agréable à toucher...
Suis arrivée tôt au travail pour pouvoir ensuite m'éclipser faire du porte à porte avec mes camarades, le maire... comme prévu.
C'était sympa d'ailleurs, j'y suis allée sans état d'âme pour une fois !
Et pourtant, avec ces petites heures de sommeil, la journée d'hier, celle d'aujourd'hui... je pensais être plus chagrine... pas pour l'instant !

Hier matin, matinée consacrée à l'Amour avec un grand A... sauf qu'en période de campagne, le téléphone n'arrête pas de sonner, les problèmes de surgir... mais bon, on arrive enfin au bord du lit, moi nue, trempée mais maîtresse du jeu... avant qu'il ne m'asseoit sur sa bouche, me lèche avidemment... tout en se saisissant de la cravache... ça, ce n'était pas prévu...
Et il n'y va pas de main morte sur mes fesses, mes cuisses, mon dos... je me débats, me dérobe et suis sauvée par un énième appel... avant qu'il ne recommence... je reste pourtant moins prostrée que lorsqu'il lui est arrivé de me giffler... ah cette terrible soirée place des Abbesses...
Il cherche à m'embrasser, je le mords... puis m'abandonne de nouveau, lui aussi... je le pénètre (mais il va décidément falloir que je me munisse d'un lubrifiant), use à mon tour de la fameuse cravache et pour une fois, pas seulement pour l'effleurer...
Il est déjà l'heure de déjeuner et de se séparer...

Pourtant, l'image que je conserve, c'est lui prenant mes mains glacées pour les appuyer contre sa poitrine, sous sa chemise... spontanément, naturellement et avec un don de lui extraordinaire.
J'ai donc piqué un sprint dans l'après-midi pour lui acheter une chaîne plus solide sur laquelle il pourrait porter le Labyrinthe puisqu'il était arrivé chez moi lundi avec la chaîne pendant lamentablement.

Nous nous sommes retrouvés le soir... puis séparés au milieu de la nuit après avoir travaillé ensemble en échangeant la même opinion : nous comptons plus l'un pour l'autre que toutes les élections réunies.

Sinon, remember mardi soir, j'ai planché sans beaucoup d'émotion mais avec plaisir... les soeurs ont apprécié, ont voté à l'unanimité pour ma soeur et camarade de planche ce soir là... nous "passerons" donc compagnons en mars.
Comme je le disais à ma délicieuse propriété, je suis fière !
Pas dans un sens d'orgueil mais contente de m'être accrochée et d'être allée au bout de ce travail... si longtemps que ça ne m'était arrivée !

mardi 26 février 2008

Oeuvrer


Dans une poignée d'heures, je serai à pied d'oeuvre ... il va falloir plancher !
Je commence tout juste à me rendre compte... il faut dire que j'ai pris froid et suis malade depuis samedi.. courbatures, poussées de fièvre, toux... et s'y on y ajoute la fatigue, c'est complet !
Et puis trop occupée pour stresser... ça commence maintenant !
Je n'ai pas honte de mon travail... je n'en suis pas fière non plus... sans doute que je pouvais faire mieux !
Je suis un peu chagrine parce que lui ne pourra pas être là... sans doute râpé pour le 11 mars aussi... vraiment dommage !

Mais je sais qu'il sera là par la pensée, puissamment, avec intensité, amour... ah bien sûr, j'aurais aimé retrouver son regard comme le soir de mon initiation... regard perçant, profond, bouleversant parce qu'ému et reconnaissant.
Je sais aussi qu'en sortant sans doute encore plus fourbue, épuisée mais plus éveillée que jamais, j'aurais envie d'un baiser qu'il ne pourra pas me donner... un de ces baisers qui s'ils n'arrêtent pas le temps nous le font oublier.
Un an de baisers magiques dont je ne me lasse jamais et dont l'intensité ne décroît pas, même lorsque nous mélangeons allègrement nos microbes comme hier soir !

Nous nous sommes croisés plusieurs fois hier, toujours sous contraintes ou presque, sauf quelques minutes chez moi où j'ai commencé à la caresser à travers son pantalon... il n'a pas fallu longtemps pour qu'il gémisse doucement, qu'il frissonne me faisant frissonner à mon tour.
Je n'avais jamais pris autant de plaisir, je n'avais jamais été aussi troublée par le plaisir de l'autre, comme si lui me communiquait les sensations, les émotions qu'il éprouve... c'est tout à fait délicieux, me met en transe...
J'ai la sensation que notre complicité se développe, que nous nous cachons de moins en moins...

Stop, il va falloir que je me concentre et retrouve mes esprits pour plancher !

samedi 23 février 2008

Malaise


Plus ça avance, moins ça passe !
Moi élue, c'est une blague... je n'arrive pas à trouver mes colistiers sympas, intelligents ou compétents !
Misanthropie ?
Affirmatif
Et quoi d'autre ?
Aigreur, narcissisme, manque de confiance, horreur du paraître, sentiment d'inutilité...
Pourquoi ce besoin à tout prix d'être utile ?
Pour être aimée ou reconnue ?
Même pas ! Pour trouver tout simplement grâce à mes yeux...
Et ce sentiment récurrent de culpabilité ?
Là, je ne sais pas de quoi il relève ! Il faudrait creuser sans doute... du côté de mon supposé passé d'inquisiteur si j'en crois mon beau-père.
Oui, je sais, je suis malade, j'ai pris froid, je suis vaseuse... mais pas que...
Pour moi c'est clair, je ne suis pas à la hauteur de la tâche... à moins que je ne m'en fasse une montagne pour une fois de plus pouvoir prendre la fuite ?
Besoin d'une thérapie.. et sans doute d'une psychanalyse.

Dommage, hier, c'était le jour J, une belle journée... mais trop belle, trop incroyable... c'est comme si j'avais fait un rêve, que tout ça n'a pas de réalité.
S'il m'entendait, ou plutôt me lisait, il serait furieux et triste...
Je lui ai envoyé quelques lignes pour lui expliquer le malaise.. en même temps, je me découvre beaucoup trop, je donne beaucoup de prise... même si en fait, il ne s'en servira pas.. mais j'ai peur de le décevoir.
Tout le monde se débrouille tellement mieux que moi dans cette campagne... même si dans l'amour qu'il me porte c'est très secondaire... mais tout de même...
J'ai la sensation de gâcher, d'abîmer quelquechose entre lui et moi... et je n'aime pas.

A quoi bon tout ça... oui, au fond... et me revoilà une nouvelle fois dépourvue, sans maillet, incapable de trouver la force nécessaire.
Pourquoi diable la mort est-elle si attirante.. mort rapide, propre, sans douleur... quand j'y pense, avec mes antécédents familiaux, il est étonnant que je n'ai pas encore fait une tentative de suicide...

Journée sans comme on dit... mais pas seulement... encore une qui charrie, attise, relève mes problèmes "historiques"... à croire qu'il n'y a pas d'issue.

Et bien sûr, la Mélancholia de Dûrer s'imposait

mercredi 20 février 2008

Domination/Soumission


Bah oui, ne jouons pas avec les mots, c'est bien de ça qu'il s'agit !
Si quelqu'un s'était avisé de me raconter tout ça il y a un an !

Il y a un an, jour pour jour, nous déjeunions ensemble... enfin, presque... nous nous étions retrouvés la veille lors d'une réunion politique.
Il était arrivé en retard, rayonnant (j'ai appris depuis qu'il venait de passer 24h avec sa maîtresse)... je me vois encore habillée façon "temps des cerises"... jupe en jean, collants noirs, talons, pull rouge d'où sortait mon tshirt à pois et noeuds rouges... mignonne en somme.
Il s'était installé derrière moi, avait plaisanté, m'avait écouté religieusement quand j'avais pris la parole...
Puis notre petit groupe était allé manger ensemble... il en complimente une autre que moi... tout en me faisant de charmants sourires !
Le lendemain, dans le métro, le nez dans un livre que je venais de retrouver avec plaisir (Plus noir que vous ne pensez de Williamson... histoire d'amour et de lycanthropie découverte à l'adolescence), je pense à lui... j'ai envie de le voir... hier, au hasard de messes basses, il s'est approché de moi si près, je me suis retournée si brutalement que nous sommes à deux doigts d'un bouche à bouche... qu'est ce que je regrette !
De retour au boulot, presque 13h, je ne résiste pas et lui envoie un sms pour le remercier du repas de la veille !
Il m'appelle aussitôt, propose qu'on déjeune ensemble... et une fois l'émotion passée, je crève de trouille... cette fois, je suis persuadée que c'est sérieux.
Suite de quiproquos... entre mon lieu de travail et la brasserie, nous recontrons deux personnes qui se joignent à nous !
Je vois sa mine dépitée, je souris, rassurée... il m'invite à boire un café à côté une fois que nous sommes enfin seuls, rage, fulmine... jusqu'à ce que je lui promette de l'inviter dès qu'il aura été opéré et qu'il pourra manger normalement... ça l'apaise à peine et il me dit qu'on trouvera bien avant cette fichue opération.
Et de fait, ce sera le lendemain... avec déclarations en trompe l'oeil à la clef et début "officiel" de notre relation.

Je ne savais pas alors que je prendrais tellement de place et d'importance pour lui, qu'il aurait envie de me remettre la clef de sa liberté lui le trublion, le rebelle, l'insoumis justement... j'ignorais aussi à quel point j'aurais envie de l'accepter, que j'y trouverais du plaisir...

J'hésite encore pourtant, doutant de ma Beauté, de ma Force et de ma Sagesse... pas si simple d'accepter ce que l'on est alors qu'on s'est ingénié à le gommer depuis l'adolescence... pas facile d'avoir du caractère sans sombrer dans l'hystérie pour une femme... pas facile non plus d'accepter de se faire servir quand on est aussi indépendante que je le suis tout en ayant paradoxalement peur de la liberté !

mardi 19 février 2008

Elue


Je serais peut-être, sans doute, élue d'ici quelques jours.
Certes ni maire ni adjointe... encore moins député comme je l'ai rêvé cette nuit !
N'empêche que pour moi qui répugne à l'engagement, c'est un sacré pari.
Et puis la parole donnée, la responsabilité... autant de "trucs" qui me stressent... suis-je légitime, serais-je à la hauteur... est-ce que je suis assez intelligente ?
Bref, les questions récurrentes de mon existence.
Pourtant, je m'intéresse à la politique depuis toute jeune... je le dois à ma grand-mère qui m'a fait regarder les informations mais aussi des documentaires...
Ma curiosité s'est paradoxalement émoussée à la fac... peut-être pas assez performante pour suivre... bref...
En tout cas, si l'on m'avait dit il y a 20 ans que je serais en voie d'être élue dans une ville de près de 100 000 habitants, j'aurais été très très fière.
Et ce n'est plus le cas aujourd'hui... je "découvre", mais est-ce vraiment une découverte, que l'engagement de la plupart de mes colistiers, c'est surtout une manifestation de leur égo, ce que j'appelle le moimêmemisme... je ne traduis pas, en prononçant à haute voix, on comprend de suite de quoi je parle !
Je suis donc renvoyée à mon problème existentiel : exister.
Jouer des coudes me répugne, me mettre en avant aussi... sans doute par peur d'usurper, de me montrer mieux que je ne suis.
Mais c'est aussi une manifestation de l'égo, je ne me leurre pas... je ne vois pas pourquoi on ne reconnais pas mes grands mérites au premier coup d'oeil !

Sous ce soleil magnifique, ce ciel bleu sans nuage, je m'imagine plutôt boucler un sac de voyage pour le Cantal ou mieux encore pour le Gévaudan et le parc à loups de Marvejols. Si possible sans gsm mais un portable pour écrire et un appareil photo pour tenter de retenir quelques loups du Canada.
Je me demande souvent si je suis vraiment faite pour la vie en société... vieux débat encore entre nature et culture.
J'apprends cependant qu'il faut tailler la pierre brute et que c'est un travail d'équilibre subtil entre la matrice, nature et la taille, culture.

En attendant, ce soir, réunion publique et ça ne m'emballe pas du tout... me sens pas utile, une fois de plus.

Beaucoup de questions aussi concernant ma vie amoureuse... jeudi, ma "liaison" aura un an... vendredi nous devons passer la frontière, affronter une nouvelle page... c'est le jour du labyrinthe, de la chaîne autour du cou !

Pour info, la Marianne aux grands yeux qui illustre ce mot est de Pierre Albuisson, projet pour un timbre non édité

lundi 11 février 2008

Inégalité


Moi si éprise de la devise républicaine depuis mon initiation : Liberte/Egalité/Fraternité...
Je suis en train d'accepter, non sans mal tout de même, une relation inégale... et pourtant pas déséquilibrée.
Pour lui, je suis plus qu'une femme, je suis LA Femme, LA Déesse, LE Féminin Sacré... depuis le début de notre relation... depuis le premier jour où nous avons débattu de ce mauvais livre Le Da Vinci Code et que je lui ai dit froidement que le seul élément intéressant de l'ouvrage était le féminin sacré justement.... peut-être avant ça puisqu'il m'a trouvé immédiatement jolie et intéressante... mais trop effacée dès notre toute première rencontre.
Depuis la louve sort de son long sommeil, s'assume, se déploie, se lèche les babines, va fureter deci delà... en un mot vit... et aime ça !
Je trouve beaucoup de force dans la louve, d'énergie, de naturel, d'espoir, de développement... moi si mal armée jusqu'alors pour affronter la vie, quel changement remarquable !

J'en viens donc à entendre et à accepter ses propos sans ciller... je lui suis supérieure, il est à moi, il veut me servir...
J'ai longtemps cru que c'était des figures de style, des fantasmes, puissants certes mais juste des fantasmes, une façon de mettre du sel dans la relation...
Il semble que non... il accepte que j'ai choisi une chaîne et un pendentif, dont je possède le double, à lui passer autour du cou pour symboliser et signifier le lien d'appartenance.
Il accepte également qu'un contrat sera lié à ce bijou dès que nous aurons un peu de temps tous les deux pour le conceptualiser et le rédiger.
Mais d'ores et déjà, c'est la reddition !
Il sait bien que je ne passerai pas de zéro à un en une seule fois.. pour ça qu'il a confiance... avec quelques craintes tout de même !
Ce qu'il ignore peut-être c'est que maintenant que j'ai le goût en bouche, l'instinct de propriétaire... tout ça reste un jeu, c'est vrai... mais pas seulement !
Mon envie de vivre avec lui est bien sûr synonyme de recherche de plaisir, de stabilité, d'épanouissement... c'est aussi la volonté de prendre possession de lui, je m'en rends bien compte !

J - 11... avant de lui passer la corde au cou... pardon, la chaîne !
Ce qui est étrange, troublant et drôle c'est que l'idée a germé il y a quelques mois... il venait de perdre le pendentif qu'il portait sur une chaîne justement... une double hache, comme celle des licteurs. Un de nos amis lui en avait demandé la signification, l'origine... il n'avait jamais répondu.
J'en remarque la disparition un après midi où nous étions dans les bras l'un de l'autre... il me dit qu'effectivement, il l'a égaré.
Quelques temps plus tard, voyant cette chaîne nue qu'il continue à porter autour du cou, je lui propose d'y accrocher bientôt un symbole de notre relation... il est très partant... je commence à réfléchir.
Mais quelques jours après, alors que je le caresse, je remarque que la chaîne a disparu... complètement ! Il m'indique dans un sourire que quelques jours après ma proposition, elle s'est cassée nette.
Me voilà donc bientôt propriétaire de la chaîne, du pendentif... et de l'homme qui va avec !