vendredi 18 avril 2008

Evolution


Est-ce le printemps, les fleurs, les arbres qui bourgeonnent, la renaissance de la nature... en tout cas, je me sens remuée et en évolution profonde une fois de plus.
Il l'est LUI aussi sans aucun doute...
Sa nature rebelle, contrariante, moqueuse... ne disparait pas... et je ne le souhaite pas !
Mais l'adoration et la vénération sont de moins en moins de vains mots.
Sa douceur est de plus en plus manifeste, son écoute plus attentive, ses attentions plus vraies...
Comme si du fantasme il était passé à la volonté et de plus en plus à la pratique.

Son bonheur à rechercher mon plaisir et ma jouissance a toujours été réel et manifeste... pourtant, j'ai moins l'impression qu'il cherche à se contenter, me prouver qu'il m'est indispensable... il est davantage encore dans le service avec toujours sa science du détail.
L'autre jour, il m'a regardé jouir, m'a serrée contre lui et m'a parlé doucement de la joie qu'il avait à accompagner mes orgasmes... que sa récompense était sur mon visage, peu importe le temps que cela puisse prendre... sans perdre pour autant son humour, ce que j'apprécie, il m'a dit qu'il aimait lorsque je le laissais mariner un moment...

J'étais également très fière de l'entendre me dire il y a quelques jours qu'il pourrait travailler sous mes ordres, que j'étais autrement plus intelligente et brillante que lui... bien que sur ce point précis il ait tort.

Il est vrai que je l'ai épaté en découvrant sous quel pseudo il existe sur un site gynarchique.
Mais je suis aussi épatée en lui proposant que nous instaurions une vraie relation inégalitaire sur ce site au moins.
Je savais qu'il serait troublé, il l'a été, cela nous a permis de beaucoup nous mettre à nu une nouvelle fois et de nous rapprocher.
Il continue à dire qu'il est prêt à tout pour moi... j'aurais tendance à le croire... depuis tout quitter pour moi jusqu'à arrêter de fumer... mais est-ce bien réaliste !?

En même temps, je ne me suis jamais sentie aussi bien avec lui, aussi bien tout court, aussi femme...

lundi 7 avril 2008

Paris


Si loin, si proche... à peine 48h puis s'en vont...
Paris en avril, en voiture, à l'hôtel, contents, fâchés, muets, tristes, amoureux, tentateurs...
Et le temps qui file à une vitesse folle... l'impression de n'avoir le temps de rien ou pas grand chose...
Le temps qu'il me fasse mal en arrivant, que je refuse de plier, alors qu'il l'exige, de lui demander grâce comme je pourrais le faire... nous sortons très mal tous les deux... même plus faim en arrivant au Wepler où comble d'ironie, il tombe sur un ami du Nord de passage à Paris... je conclue acerbe que c'est pas de chance... chagrin, il me répond qu'au contraire, il est est toujours très fier d'être avec moi... puis mutisme total.
Beaucoup de monde, de bruit, il fait chaud... je me sens défaillir, je fais de gros efforts pour éviter de fondre en larmes quand il me mène en bateau en me disant qu'il est juste épuisé.
Heureusement, nous nous détendons un peu en rentrant mais lorsque je sors de la salle de bain en un temps record, il dort déjà !
Là, j'avoue un grand moment de solitude... j'ai un mal fou à m'endormir et je me réveille plusieurs fois jusqu'à ce qu'il m'enlace deux ou trois fois au cours de la nuit.

Petit dej du lendemain agréable mais il continue de me piquer régulièrement... plus pour la forme cette fois... on part se balader dans l'après midi, on parle du travail qu'il m'a rendu, on s'arrête faire la dinette à Montmartre, on se provoque sur les relations que nous pourrions avoir... je n'y vais pas de main morte, je le menace aussi d'une séance mystérieuse en rentrant...
Massage un peu particulier qui me permet de le pénétrer plus facilement et profondément... enfin l'avoir à ma merci, immobilisé, nu, les yeux bandés, abandonné...jusqu'à la jouissance, la reprise de conscience, les baisers, les caresse et mon orgasme, je somnole, m'endors...
Souper italien très bien arrosé... il est de nouveau à mon service, attentif, obéissant, amoureux...
Je suis déchainée en rentrant... le caresse, le lèche, l'embrasse, le provoque... il demande grâce, je m'endors pendant qu'il se lève, va lire, me regarde dormir...

Entente parfaite le lendemain... il me cajole, me mange des yeux, se met à mes pieds, les embrasse, les lèche... il est vraiment magnifique.
Retour triste en revanche même si ma jupe et mes bas lui permettent d'admirer mes cuisses une bonne partie du voyage.
Après m'avoir déposée, il revient vers 18h pour m'embrasser, me caresser encore... me faire jouir... la solitude qui suit m'écrase... comme elle écrase mon épaule qui m'empêche de courir le dimanche matin... c'est trop douloureux !

Heureusement, hier, lors d'une manifestation culturelle il est assis près de moi, resplendissant encore, épaule contre épaule, il me fait du pied... puis glisse sous mon manteau, ma jupe, me caresse... non sans plusieurs signes de complicité et de proximité qui ne laisseront j'imagine plus guère de doute à personne !

mardi 1 avril 2008

Shiva


Ou plutôt, comment je suis devenue Shiva un beau soir de mars...

Nous nous voyons plutôt souvent LUI et moi depuis quelques jours... vendredi depuis le déjeuner jusqu'au goûter... samedi, là, nous sommes davantage dans nos missions d'élus mais on en profite pour se coller, se caresser... et parler, parler, parler...
Je l'impressionne, lui fais peur... le menace de l'obliger un jour à me demander l'autorisation de me toucher... il est sans voix, perdu et bouleversé...

Scénario mélangé hier pas pour me déplaire, même s'il a deux heures de retard, que j'ai peur qu'il ne parte une fois son deuxième verre avalé...
Mais il s'est mis à ma disposition... m'a parlé de la mairie bien sûr, des contraintes...
Nous parlons aussi de son travail qu'il m'a envoyé dans la nuit, dont il n'est pas si content, je n'épilogue pas... effectivement, sur ses motivations à me servir, il est resté classique, un peu superficiel peut-être... mais je savais qu'il ne lui serait pas si facile de se livrer... ma méthode de gradation, de petits pas est donc la bonne.
Je suis le Féminin Sacré, belle, forte, exceptionnelle... il est à mes pieds...
Il ne sait pas encore que dans quelques temps, je vais lui demander de creuser, je veux savoir d'où il tire cette motivation à me servir, en lui et en moi.
Je ne suis ni si naïve, ni si vaniteuse... le Féminin Sacré est dans chaque femme, à dose variable, avec un terrain de développement plus ou moins grand...
Comme la Fraternité dont nous parlions avec deux amis maçons le midi même... conversation ô combien intéressante !

Nous en venons à des gestes plus tendres, plus chauds... nous sommes nus tous les deux avec enfin le temps de nous caresser, nous lécher, de l'explorer pour moi...
Et il file le temps... il est bientôt minuit, il s'habille mais au lieu de me quitter aussi vite comme il l'a déjà fait par le passé, il s'asseoit, se sert un verre... et nous parlons... je le remercie du temps qu'il m'accorde justement... enfin...
Il ne s'était pas rendu compte de ma frustration... il faut dire que pendant ces mois de campagne, je l'ai laissé le plus en paix possible...
Je veux qu'il sache cependant maintenant que cette période est derrière nous...
Il revient sur ma fulgurante ascension, sur le fait que j'ai marqué le maire et la dir cab, qu'il en est heureux pour moi, fier aussi... même si simple déléguée, j'aurais eu moins de travail...
Je peux aussi lui expliquer avec force détail comme mon passage compagnon m'a fait du bien... avec ses multiples dimensions : force, responsabilité, universalité, liberté enfin, place qu'on vous fait... ce qui est très différent de l'initiation durant laquelle on est accueilli mais où tout reste à faire, à prouver, à trouver...
Visiblement, il est impressionné, encore, par ma prise de conscience immédiate de ce grade plus important que beaucoup ne le pense.
Il m'a d'ailleurs expliqué que le concernant, il n'avait compris ce degré qu'une fois maître...
Autrement plus important pour moi, sensation de force, de puissance...j'ai été très marquée d'ailleurs, je le lui avais déjà dit, par cette circulation dans le Temple mains libres...
Et puis une nouvelle fois, c'est dans ses bras que je me love, que j'écoute sa ferveur... pour la première fois, il me parle de Madurai visité lors de son voyage en Inde qui l'a tellement traumatisé. Mais le Temple de Madurai et Shiva l'ont subjugué... c'est ainsi que je suis devenue Shiva pour lui cette nuit...
Trente ans après son voyage, alors qu'il n'avait pas compris la ferveur, la tranquillité des intouchables rencontrés alors...
Il me berce en me disant qu'il est devenu un intouchable car il a aussi trouvé sa divinité

Vu d'aujourd'hui, sous ce ciel gris, avec la mairie qui ne répond pas à ma demande de rendez-vous... tout ça a l'air complètement fou, surhumain, parfois décousu ou loufoque et pourtant je n'invente rien... comment quelquechose pourrait être plus important ?