lundi 29 septembre 2008

Marianne à la rescousse


Non, non et non, j'affirme à tous ceux qui prétendent que les élus sont des planqués, des nantis, des sourds... qu'il n'en est rien !
Pas facile d'être élue, de faire convenablement son travail avec assez de détermination et de force sans verser dans l'abus de pouvoir, l'égoïsme, la grandiloquence, le culte de la personnalité.
Oui, il faut du courage, on prend des coups, on doute, pas sûr d'en faire assez...

Dans ma présidence du bidule (oui, cette collectivité en lien avec le net), je viens d'être attaquée traîtreusement par le maire d'une commune voisine qui écrit au mien, copie au préfet... j'en suis estomaquée... et morte de rire.
Le courrier est truffé d'imprécisions, d'erreurs, d'inventions... sans parler de ce qui me concerne, je pratiquerai une gestion opaque...
Eh bien croyez moi, ils vont en avoir pour leur argent... c'est pas un show à la Ségolène Royal mais va aussi y avoir du spectacle, saine colère, humour, propositions à revendre et menaces aussi parce que la patronne c'est moi et je veux que ce soit clair !
Je m'étonne moi même !
Je n'ai pas l'intention de tout conserver entre mes mains, de confisquer les trucs intéressants mais à condition que l'information circule suffisamment bien !
Certes, je stresse, je vais mal dormir dans la nuit de mercredi à jeudi mais je me sens presque prête à diriger ça de main de maître.
LUI m'a dit qu'il avait eu d'excellents échos me concernant par un adjoint d'une ville voisine qui siège dans mon machin...
Il était fier et en même temps pas du tout surpris.
Il ne cesse de me dire que je suis bien loin devant tout le monde et que je devrais cesser de passer mon temps à douter.

Et pis je vois mon maire préféré dans quelques jours pour lui faire un point et lui expliquer où j'en suis... bah ça va, je n'appréhende pas trop en fait !
Je n'oublie pas l'intervention qui va aussi m'échoir devant mes collègues élus... nous sommes moins de 10 à avoir été choisis pour intervenir... je regrette juste d'avoir été tardivement prévenue... mais je suis là pour assumer et non me débiner comme j'aime le faire depuis toujours !

Où je ne me débine pas non plus, c'est avec LUI.
Ah ça, il y a du changement !
Nous avons pu passer une soirée et une nuit ensemble la semaine dernière et j'avoue, moi qui privilégie toujours le confort des autres, avant le mien, jusqu'à présent que j'ai pris du plaisir à le réveiller sans vergogne alors qu'il souhaitait dormir encore ! Mais l'heure tournait et je voyais le coup où il allait se lever pour partir.
Jamais je n'aurais osé faire ça avant !
Dans la foulée, je me suis comportée on ne peut plus mal comme chaque fois lors de ses départs... avant de m'excuser et d'avoir le plaisir de le revoir le soir où nous avons longuement parlé politique.
Battant le fer tant qu'il était chaud je LUI ai proposé le lendemain un test assez fouillé pour voir ce à quoi il était prêt pour moi.
Et j'avoue avoir été agréablement surprise... il cède mails, code d'accès, carte bleue... sur des choses plus "graves" évidemment il ne tranche pas... la vie commune qui arrivera bien un jour, le mariage...
Enfin il se livre et même assez intimement...
Avant de reprendre la main avant hier dans son bureau où j'ai été magistralement dominée jusqu'à en perdre la notion du temps... et ces allers retours sont normaux et sains, je les apprécie pleinement... Ebranlée tout de même par sa force, sa détermination à me faire plier, à obtenir du plaisir sans se soucier de moi... oui, pas de doute, il pourrait me briser... et il est bon que je m'en souvienne...

Evidemment, ce qui en ressort, c'est une formidable confiance en moi avec tout cet amour, cette foi qu'il a en moi... c'est assez fou pour être grisant, assez sobre pour que tout ça me semble de plus en plus naturel et normal.
Plusieurs magnifiques échanges de mails...
Il me donne une force, une fermeté et une volonté que je n'ai jamais connues... et ça va de paire avec une accélération de mon rythme d'élu... en sommes il devance mes besoins, il m'aide même sans intervenir directement dans mon parcours que je commence à qualifier de politique.
Un peu pompeux et présomptueux peut-être mais je crois quand même que je franchis un cap.
Bien sûr, je suis loin d'être certaine d'avoir le dessus dans ma réunion de fâcheux... le but n'est pas d'écraser de toute façon et je compte bien jouer aussi de mes défauts car je n'ai absolument rien à cacher... on verra...
De toute façon, ce bidule, ce n'est pas ma ville ... et elle compte avant tout !

Vu ce que je vais vivre j'ai convoqué Marianne à la rescousse... je l'avais choisi avant même de repérer qu'il s'agissait d'une Marianne maçonnique... mais c'est aussi un signe !

mardi 23 septembre 2008

Blague


Note du 23 septembre après midi

"Moi François Perrin, porté en triomphe, ça a l'air d'une blague..."
C'est ainsi que commence un film que j'ai aimé la première fois que je l'ai vu... je dois avoir une petite dizaine d'années, à l'époque, je suis un vrai garçon manqué (est-ce que ça a fondamentalement changé ?) et je découvre Coup de tête de Jean-Jacques Annaud avec Patrick Dewaere.
Quel choc... quelle satyre sociale et pas seulement du foot... ça peut sembler étrange mais je le comprends très bien alors que je suis jeunette.
Et quel panache... alors que Perrin pourrait se venger, il se contente de faire peur... il passe l'éponge, grand seigneur !

Alors tout à l'heure, moi au milieu de ces élus parlant Wimax, dégroupage, aménagement du territoire, ça a l'air d'une blague !
Tellement étrange d'ailleurs que je suis prise non pour une élue mais pour une technicienne, la méprise n'est levée qu'en fin de séance ! J'en ris encore, le pauvre président en était tout ébranlé.
Evidemment, pour LUI, que je siège dans de telles instances, c'est normal !
Mouais, pas pour moi...
J'ai vraiment du retard à rattraper... je suis tombée sur des élus qui bossent... je peux témoigner, ça existe.
C'est vrai qu'ils ont tous un âge respectable et des heures de vols mais je suis tout de même épatée... comme face à certains de mes collègues §élus qui ont des compétences top !
Parait que le maire me vois aussi comme une incontournable et qu'il a des projets pour moi... c'est LUI qui me l'a dit hier... malgré sa crève nous avons pris le repas ensemble.
Bah, moi ça ne me tourne pas la tête, ne m'effraie pas non plus d'ailleurs !

N'empêche, ça a vraiment l'air d'une blague, pourquoi moi, pourquoi maintenant et pour aller où ?
Je sais, je pose trop de questions.

Pas de chance, on pouvait se voir une petite heure maintenant, il n'a pas le temps, est bloqué en mairie ce soir, moi en tenue... c'est triste et ça va être dramatiquement long jusque mercredi soir où nous allons enfin pouvoir passer une soirée et une nuit ensemble.

lundi 22 septembre 2008

Y'a quèque chose qui cloche là dedans... j'y retourne immédiatement


Mon état d'esprit me fait penser à ce refrain de la chanson de Boris Vian La java des bombes atomiques... du coup je repense à Reggiani que j'aime beaucoup comme interprète de Vian... Higelin n'est pas mal non plus.

Qu'est ce qui cloche ?
Mon calme.
Week-end très calme, peu productif mais apaisant... bien que j'ignore pourquoi.
J'ai été secouée par les mariages et parrainages que j'ai faits samedi... me suis trouvée devant des personnes en grande difficulté.
Suis-je plus empathique parce que je n'ai jamais pensé que je ne pourrai plus rencontrer des conditions économiques rudes, au contraire, je me sens toujours très concernée.
Bref, être élue de la république c'est parfois très dur, on se sent impuissant... surtout quand à côté on voit députés et sénateurs cumuler les mandats, les avantages pour s'éloigner toujours davantage de ceux dont ils quémandent les votes à intervalle régulier.

Mon compagnon est particulièrement gentil et prévenant... j'essaie de ne pas trop le repousser... je ne sais pas s'il a vraiment du désir pour moi, en tout cas, il n'insiste pas et se contente de gentilles caresses ou de petits bisous.
Il est parti tout à l'heure pour le boulot pendant plusieurs jours.
J'ai honte du soulagement que ça me procure, honte aussi de le voir s'aligner sur moi, mes désirs... il fait des projets, sans trop appuyer non plus, veut déménager... non, je ne suis pas fière de moi.
Visite patrimoine avec une amie, très agréable, beau soleil, propriétaires charmants... on va sans doute se revoir...
J'ai été volontaire et empathique pour une fois...
J'en ai aussi profité pour inviter un militant que j'ai appris à découvrir durant la campagne des municipales...

Et LUI ?
A l'autre bout de la France, en représentation pour la mairie, il rentrait dans la nuit... mais je ne le vis pas mal spécialement... je me dis que dans la semaine qui arrive, on va avoir l'occasion de se voir pas mal...
Et puis tout à l'heure, il me laisse un message pour me dire qu'il a la crève, que ça tombe mal... voilà typiquement qui m'aurait effondrée en tout autre circonstance... mais après avoir brièvement grimacé, je l'ai rappelé, suis tombée sur sa messagerie et lui ai laissé un message à mon tour plutôt optimiste.
Je me suis rendu compte hier après midi en marchant au soleil que mon ego est tout de même souvent impliqué dans mes sentiments... que ça me rend fragile et donc plus dure.
Aujourd'hui malgré tout je me sens assez tranquille.
Non par manque d'envie de le voir... mais je me dis sagement qu'on ne peut pas tout maîtriser et qu'il vaut mieux lâcher du lest quand on ne peut faire autrement... inutile de se mettre la rate au court bouillon.

Etrange parce que demain je vais à Paris pour un truc sur les TIC... plutôt technique d'ailleurs, je vais être la plus jeune, au milieu de beaucoup d'hommes, j'appréhende un peu évidemment mais pas tant que ça et l'envie de découverte est à égalité avec ma frousse de passer pour une cruche... ça aussi c'est assez nouveau.

Alors humeur conjoncturelle ou évolution structurelle... à suivre...

mardi 16 septembre 2008

Sur la route


Ce sera bientôt mon cas !
J'ai profité d'avoir ma présidente sous le coude, enfin si on veut, pour lui sussurer qu'il allait falloir s'attaquer prochainement à mon départ sérieusement.
Visiblement, no problemo Bart, elle est d'accord pour que je boucle les dossiers en cours et que je parte en fin d'année, le temps d'écluser mes congés patin couffin...
Bizarre qu'on parle de ça après avoir présenté un document sur lequel j'ai beaucoup bossé, depuis longtemps, pour lequel j'ai poussé à la roue auprès de notre partenaire... qui sort enfin !
Ouf, ça me fait plaisir.

Léger flottement nostalgique alors que je souris de toutes mes dents avec ma camarade et partenaire de galère lorsque nous sommes félicitées publiquement pour notre travail...
Ah si j'avais été plus sûre de moi, moins paumée, timide, plus décidée, affirmée, dirigiste... ah si j'avais su, j'aurais pu faire mieux, aller plus loin...
Oui mais voilà, c'est comme avec mon compagnon, je n'étais pas mûre, pas prête...
Et puis une petite voix me dit : tu es en vie, tu as appris...
Très juste, ça aurait pu finir plus mal... même si je pars comme toutes mes collègues sont parties faute d'une structure efficace, d'une responsable administrative compétente...
L'histoire ne se répète pas alors, partons...

Evidemment, ça me fait peur tout de même mais je sais que c'est la première dent de la roue, celle qui va entrainer les autres...
Hier, alors qu'il fait déjà frais, que le vent un peu fort sent l'automne, je me voyais en montagne... le Mercantour peut-être, foulant l'herbe du printemps ?
Qui sait !?
Je sais que je pourrai partir avec ma mère et mon beau-père... ça ferait plaisir à ma mère... et moi ça me ferait un bien fou même si je sais que j'ai surtout besoin de partir SEULE... je le dis depuis assez longtemps, mon instinct ne me trompe pas !
Voir les loups certainement, c'est encore là que je serais le mieux !

Personne ne pourra m'en empêcher je pense, pas même LUI... qui a proposé par prudence, de retirer sa chaîne et de la porter plus discrètement.
Je crois que sagement je l'accepte mais je suis chagrinée de sa proposition !
J'ai du lui dire d'ailleurs.
J'imagine que même si quitter mon travail sera dur, stressant (peur de n'en pas retrouver), je vais aussi beaucoup m'émanciper et grandir à cette occasion.
J'ignore comment il le vivra, j'attends et espère son aide mais je veux aussi gagner en liberté... y compris vis à vis de LUI.
Drôle de challenge.
Monsieur aime mon caractère bien trempé, direct, rugueux... mais demeure jaloux, douillet et très attaché à son rythme personnel.
Question : sommes nous compatibles sur la durée ?
Je l'ignore encore... je ne suis certaine que de la magie des corps, de leurs dialogues, leurs complémetarités...
Pour le reste...

Je suis prudemment en attente de grands espaces, de nature, d'oxygène, de désert, de calme, de paix... mais pas de réponse.
Vive le Chambeyron et le lac des neuf couleurs

dimanche 14 septembre 2008

Masques


Il est rare dans la vie de ne pas avancer masqué, de ne pas faire semblant... pour donner le change, se protéger ou protéger autrui... pour vivre en société tout simplement.
Bref, éviter d'être un malotru, un indélicat, un pas poli...
Certes, ça nous éloigne bigrement d'un de mes héros de roman favori Cyrano.
Entendre la fameuse tirade de Rostand faite de "non merci" pour refuser la gloire, les honneurs... afin de ne pas perdre sa liberté... quel délice !
Et pourtant je pratique l'art de la dissimulation... tantôt par paresse, donner le change sur des trucs que je ne connais pas mais ne veux pas avouer, tantôt par confort, ne pas dire à quelqu'un le mal qu'on pense de lui.
Malgré tout, je passe pour être une fille assez franche... va comprendre !

Mais depuis quelques temps, je multiplie les mensonges... ces fameux grands écarts auxquels je faisais allusion cet été.
Marre de cette société du paraître alors qu'il serait si bon d'envoyer tout le monde au diable et m'enfuir avec LUI.

Il avait réussi à me faire descendre rapidement de mon nuage l'autre jour quand je lui avais expliqué que j'allais revoir mon camarade de lycée.
Il est devenu en quelques secondes cassant, blessant... journée agitée durant laquelle nous nous sommes écharpés par deux fois.
Quelques heures plus tard, j'ai passé un splendide double anniversaire... avec ses excuses, sa soumission, son obéissance puis sa puissance, sa violence, la cravache partagée comme le plaisir... et encore un point G diaboliquement sensible découvert.
Encore une fois nous nous sommes assoupis l'un contre l'autre... et ça c'est aussi bon que le plaisir lui même.

Alors revenir sur terre après, faire semblant, retrouver le monde dit de la civilisation, ça ne va pas sans mal... c'est même de plus en plus dur !
Celui de l'amour est tellement plus beau...
Sauf que les semaines, mois, années qui viennent... nous laissent peu de temps...
Tantôt cela me colle des vertiges... tantôt je me dis que nous trouverons une/des solutions.
En attendant, il m'arrive de plonger dans des abîmes de désespérance, de doutes, de tristesse et je rêve de me démasquer, de dire tout à tout le monde, d'assumer...
Pas le moment sans doute...
Sortez masqués !

mercredi 10 septembre 2008

Sur un nuage...


Je ne sais trop pourquoi, je suis sur un nuage depuis hier et c'est bien agréable !
Depuis des mois, j'ai une furieuse envie d'aller découvrir le sud de l'Europe : golfe de Naples, îles grecques...
Pourtant, hier, je suis partie en tenue rayonnante sans avoir besoin d'un quelqueconque dépaysement... j'ignore si ça se voyait et je m'en fiche un peu !

C'est vrai qu'avant de rejoindre mon atelier, et après m'être astreinte à une réunion mairie fort intéressante d'ailleurs, j'ai pu croiser au détour d'un couloir ma propriété meurtrie. Je n'ai pas vu ses genoux mais son coude est amoché, il grommelle qu'il a bousillé son costard mais me laisse tout de même le suivre dans son bureau.
Là, il m'enlace et m'embrasse avec fougue, soulagement, bonheur, appétit, volupté...
Pour dire le vrai, je ne sais pas s'il ressent tout ça mais moi je le vis comme ça... et pour aujourd'hui, ça me suffit.
Il se remet vite au travail, signe ses parapheurs, on échange quelques nouvelles, je suis en forme donc je le provoque un peu, il me renvoie dans mes cordes, je menace de partir, il me demande de rester.
Puis m'annonce tout à trac qu'il a tout dit à son ami et frère que je connais bien et qui soupçonne quelquechose entre nous depuis un moment.
Je rétorque qu'il n'a pas du être surpris, ce qu'il me confirme tout aussi sobrement.
J'ignore pourquoi il l'a fait, si cela l'a soulagé...je n'ai pas posé de questions,.
Sur le coup, immense plaisir... mais finalement, j'ai la sagesse de reconnaître que ça ne change rien.
Dernier baiser pour me demander si nous pouvons manger ensemble le lendemain et me voilà partie !

Arrivée enfin, après moults ralentissements, en loge je découvre la foule des grands jours. Eh oui, installation oblige.
Je suis forcément zen puisque je n'occupe aucun poste et c'est tant mieux !
Un peu ennuyée de tant de monde.
L'émotion est pourtant au rendez-vous quelques instants plus tard... prestation de serments, échange des postes...
Une page se tourne...
Amitié aussi, bavardages, sérieux ou plus légers, fraternité, convivialité... bref belle soirée.
Plus belle encore après avoir reçu son petit message à lui pour s'enquérir de cette soirée justement !

Alors c'est vrai, c'est juste un beau mouvement d'humeur, gratuit, sans causes réelles ni sérieuses, fragile donc par définition... bah, c'est toujours ça, le stress reviendra bien assez vite. Il ne me quitte pas d'ailleurs.
Aucune contrainte n'a disparu, rien n'est réglé, tout reste à faire...
Mais pour une fois que j'arrive vraiment à rêver les pieds sur terre et sans m'évader en Crète ou ailleurs, ça mérite d'être souligné.

mardi 9 septembre 2008

Nourrir la louve


Je me suis vraiment rendue compte hier qu'il fallait que je nourrisse la louve.
Comment ?
En lui permettant d'être elle-même !
Attendre ne lui convient pas !
Et pourtant, le Grand Architecte sait à quel point je suis attentiste et procrastrinatrice (hum, j'ai un fameux doute sur l'orthographe qui me semble très barbare)... je m'y complais depuis... ben depuis toujours... et finalement ça ne me convient pas du tout !
Alors ? Kamikaze moi ? Autodestructrice ?
Evidence bonne à rappeler tout de même !

Hier midi j'ai déjeuné avec mon amie et camarade de course.... j'avais aussi eu une longue discussion avec mon amie psychologue... elle aussi se cherche, elle aussi peine à définir sa féminité, à assumer sa force...
Tout ça m'a fait du bien et heureusement car je m'étais contrainte tout le weekend à balader un ingénieur étranger à la demande de mon compagnon ... sous une pluie battante, en marchant des kilomètres...
Et que croyez-vous qu'il arriva ?
Je me suis réveillée malade (digestion bloquée) et migraine carabinée, pas top pour sortir d'un weekend.
Comme me le dit mon petit "frère" et ami : soeurette tu somatises !!!
Oui, et çe ne me ressemble pas... mais au moins j'évacue !

J'ai repris la mairie... toujours effarée du travail à accomplir, des sujets à connecter, des gens à faire travailler ensemble, à rassurer, à accompagner... quelle énergie à déployer !
J'essaie de surnager... j'avoue une certaine frousse à l'idée d'aller affronter le maire, le DGS... surtout que les téléservices ça va coûter des sous... mais bon, qui ne risque rien...

Et LUI ?
LUI a fait une chute hier, rien de cassé mais a très mal... et comme moi assure quoi qu'il lui en coûte !
Nous nous sommes retrouvés il y a une semaine, c'était formidable !
Nous avons surtout passés magiquement une soirée ensemble jusqu'au milieu de la nuit.
Difficile de dire ce que j'ai préféré... somnoler à ses côtés... ou faire l'amour enfin... pas seulement être pénétrée par ses yeux, sa langue, ses doigts... par son sexe.
Non, ça n'était jamais arrivé... au début de notre relation, il m'avait dit que suite à une opération, il avait plus de mal à faire l'amour... moi ça ne m'avait jamais inquiété mais je ne l'avais jamais forcé non plus...
J'en avais envie, très envie... mais habituée à l'absence de désir de mon compagnon, déjà très heureuse de son désir à LUI, de ses caresses... j'étais patiente.
Je ne sais pas si la première fois de vendredi l'a rassuré, nous n'avons évidemment pas eu le temps d'en parler... j'ose l'espérer.
Moi qui conservais un souvenir pas désagréable mais pas grandiose de ma première fois, j'ai été très émue de ce vrai partage... rien à voir.
Certes, j'ai une autre expérience mais il était là complètement pour moi, pour se donner, me donner du plaisir, me prendre, partager...
Sa jouissance même était différente...

Alors me revoilà louve, avec mes paradoxes... accès de violence ou de désespoir quand je n'ai plus signe de lui... mais joyeuse et vigoureuse dès que je me reprends en main et que j'avance !