
J'ignore à quoi elle ressemblera mais elle est indéniablement nouvelle.
Pêle-mêle : ça y est le boulot c'est terminé... on rentre dans la phase inscription Assedic, ANPE... ça me colle des nausées et le bourdon quand j'y vais... en dehors je survis.
Je survis aussi à mon mandat, pas toujours simple, surtout dans mon "bidule" qui gère d'autres communes et qui m'a transformée vice-présidente d'une asso nationale... ça m'a collée des trouilles pas possibles... je commence à y voir plus clair, pas beaucoup, et y prendre du plaisir, un peu...
En mairie, je trouve très lentement ma place, je fais encore des crises mais moins...
En revanche, mon père à une tumeur... pas d'opé en vue mais de la chimio, des rayons, pas évident...
Et puis côté sentimental, mon compagnon ne veut rien voir ou fait semblant... comment quitter quelqu'un avec qui il n'y a pas un cri, pas une dispute...
Et pourtant...
J'ai retrouvé une thérapeute avec qui j'avais fructueusement travaillé il y a quelques années... retourné la voir pour le retour de mon problème d'épaule en décembre... nouveau rendez-vous il y a quelques jours, un prochain en février...
La première fois, comme son collègue cet été, elle m'a conseillé de faire le ménage dans ma vie sentimentale...
Mais cette semaine, elle a commencé à voir le problème de la place, de la réussite, des peurs, notamment de la souffrance psychologique.. et aussi que ma vie n'avait pas de fil rouge... j'emmagasine sans savoir où je vais...
A travailler donc...
Enfin, il y a LUI... après les avancées, la stagnation... une crise début décembre... très dur...
Et il y a quelques jours, je lui ai demandé de me remettre sa médaille au moins pour un mois afin qu'il réfléchisse à son engagement auprès de moi... s'il se sent de taille à avancer dans le statut de propriété ou s'il est au maximum.
Au fond, je ne peux pas lui en vouloir, il assume très bien famille, politique, amis, maçons... et moi quelquepart je bouche un peu les trous même s'il m'a fait le cadeau d'annuler une journée hier pour passer l'après midi avec moi...
Nous nous sommes donc quittés étrangement hier... moi des larmes pleins les yeux... déchirée... mais je crois que ma décision si elle n'est pas bonne est au moins sage...
Il y a des mois que je luis lasse de l'attendre...
Au moins cette fois, j'ai la sensation, très illusoire, d'être plus libre et active.
Il me disait il y a peu que je courais un risque, ainsi que je le lui disais, quasi nul.
Mais lui adressant un nouveau long message (le second en deux jours) hier soir, je lui faisais remarquer qu'en bon joueur de poker, il ne pouvait manquer de voir qu'il conserve la meilleure carte : je l'aime bien trop pour abandonner la partie...
Encore que... il me dit des choses qui me font frémir... lorsqu'il dit qu'il ne sait pas si durant ce mois il sera capable d'introspection, que je suis vraiment spéciale.
Je sais très bien que le risque est réel.. et je pense à une chanson de Murat, Et le désert avance...
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