mardi 21 avril 2009

Alexandra


J'ai bien fait de faire une pause maison cet après midi même si j'ai du courrier en retard en mairie car je suis tombée sur un article concernant Alexandra David Neel dont j'avais déjà lu avec plaisir Le journal d'une parisienne à Lhassa.
L'article met en exergue deux des principes qui lui étaient chers :
L'un traite de la trop grande place de l'homme dans le psychisme de la femme
L'autre tient en une phrase : "N'envisage pas l'avenir. Les chemins que tu dois parcourir sont un mystère pour toi. Fais ton devoir dans le présent, aie la résolution de le faire dans l'avenir et ne crains pas."

Voilà bien quelques mots qui résume ce que je m'essaie à faire... sans que ce soit toujours simple d'ailleurs.
Toujours ce fameux lâcher prise sans verser dans le "à quoi bon" qui immobilise et fige...
Un combat à mener perpétuellement dans mon cas je crois...

Quant à la place de l'homme, je m'emploie aussi à la réduire ou du moins à la contenir...
Mon compagnon considère maintenant que nous ne nous séparons pas vraiment mais que nous cessons de cohabiter... moui, pourquoi pas...
Il m'a aussi dit qu'il ne se voyait plus vivre en permanence avec moi... mais pas sans moi non plus... grand classique s'il en est...
Malgré tout il demeure très sourcilleux quand je parle d'autres hommes...
Le principal d'entre eux étant un employeur potentiel (qui ne m'a pas encore appelé d'ailleurs), grand séducteur... qui m'a reçu en entretien, sans avoir de poste à me proposer, à la demande de mon amant.
Visiblement, le fait de lui avoir dit que je cherchais finalement un poste à temps plein, notre conversation avait un peu achoppé là dessus, l'a poussé à LUI dire qu'il cherchait deux personnes...
A suivre donc...

Et LUI justement ?
J'essaie aussi de conserver une distance même si la relation amicale et fraternelle n'a pas tenue et qu'à chaque occasion nous nous embrassons tant que nous pouvons...
Nous devons nous voir demain... je lui ai déjà envoyé un message pour lui demander de passer juste du temps ensemble...
Je sais que je suis trop fragile pour reprendre une relation physique avec lui... je vais de nouveau entrer en ébullition et souffrir... un luxe que je ne peux pas me permettre...

En l'état actuel des choses, je donne sagement la priorité au travail... nouveau pour moi mais je ne me force pas... j'ai besoin d'être libre, de ne pas dépendre, de gagner de l'argent pour pouvoir bouger, avoir de l'autonomie, des projets...
Oui, c'est vraiment le seul aiguillon car pour le reste...

Mon compagnon va partir... question de jours de plus en plus... et puis sa vieille amie belge l'a appelé près d'une heure hier soir... et je sais trop les sentiments qu'il lui porte... je crois qu'il ne s'est jamais mis autant en frais pour moi...
Ce qui ne signifie rien de définitif mais...
Quant à LUI... toujours dans la droite ligne de "Foyer, femme, fille"... cette dernière ayant besoin de lui d'ailleurs... réellement.. et bien plus que ce qu'il ne lui donne... je veux aussi lui en parler demain...
Je crois vraiment que la mère est dépassée... et j'aimerais aider cette jeune fille pour qu'elle traverse l'adolescence autrement que j'ai pu le faire...

Bref, courage, franchise, loyauté, devoir... pas simple dès lors de vivre la passion amoureuse qui me dévore parfois... d'où la distance que j'essaie de maintenir au moins dans le temps et l'espace pour ne pas me consumer...

Loin encore d'Alexandra qui pour être sage n'en débordait pas moins de vie...

jeudi 9 avril 2009

Pécheresse


Exposition Blake en ce moment à Paris que j'ai bien envie d'aller voir...
Je ne connaissais pas cette "création" d'Eve... ça tombe bien !

Eve, la première femme (histoire d'oublier Lilith, une erreur), celle par qui le malheur arrive.
Je ne suis pas féministe mais souvent je m'insurge sur cette vision manichéenne des sexes... sauf qu'aujourd'hui...

Je n'ai pas pu m'empêcher d'allumer un peu mon compagnon... en lui racontant que je voyais un ami d'enfance cet après-midi (finalement annulé) tout en imperméabilisant une paire de chaussures neuves, très sexy...
Extrait de dialogue matinal
Lui : ce sont les chaussures que tu as mises hier ?
Moi : oui oui, elles ont pris un peu l'eau hélas, je les traite donc pour limiter les dégâts.
Lui : tu as mis ça avec quoi ?
Moi : une jupe noire, c'était très joli.
Lui : tu remets ça aujourd'hui ?
Moi (avec une moue) : euh oui, je crois... ma grand-mère m'a appris que si on ne montre pas on ne vend pas
Lui : mouais, avec moi tu ne vendais pas, tu le fais pour les autres... (assorti d'une tape vigoureuse sur mes fesses).
Moi : ah oui, grand sujet... je veux bien qu'on en reparle quand on aura un peu de temps... ça peut nous être utile séparément et peut-être ensemble...

Suit un bref dialogue sur "pas facile de se parler au quotidien" et "quoi faire ce weekend", il n'avait pas réalisé qu'il s'agit d'un weekend de trois jours.
Je fais l'étonnée, lui dit que je pensais qu'il avait prévu quelquechose...
Il me dit que non...
Je lui dit qu'il veut voir l'expo Kandinsky, il me répond ne pas vouloir aller à Paris...
Je lui propose nonchalamment de faire quelquechose ensemble, que j'ai besoin de prendre l'air...
Je l'ai vaguement relancé tout à l'heure en lui proposant de le prendre en gare de Lille... j'ai une course à faire...

Evidemment ça ne m'a pas empêchée de petitdéjeuner avec LUI... tout marri d'apprendre que j'allais voir mon copain d'enfance cet après-midi dans une tenue beaucoup trop sexy ! Je lui ai charitablement envoyé un sms pour lui dire que c'était annulé...
Je lui ai proposé de passer le weekend du 22 mai ensemble... je lui avais fait une allusion sans détailler hier soir quand nous regardions le calendrier politique et le calage de diverses manifestations...

Qu'est ce que je cherche ?
A me rassurer, asseoir mon pouvoir un peu partout (en politique aussi d'ailleurs hier où j'ai mordu un DG de la ville que je ne supporte pas).
Oui, tout ça entre en ligne de compte...
Je devrais prendre du recul vis à vis de "mes" deux hommes... je n'y parviens pas... mon petit frère me traite de garce et il n'a pas tort...

Ma grand-mère avait raison ?
Pas de mauvais hommes, que des mauvaises femmes ?
Et si c'était vrai ?

dimanche 5 avril 2009

Prier ?


A ce rythme, c'est bientôt tout ce qui me restera !

Bientôt mon "compagnon" partira : il a trouvé un appartement.
Une question de jours maintenant...
Il continue à partir de temps à autre, parfois pour plusieurs jours...
Je ne sais plus bien si je préfère quand il n'est pas là et que je commence à m'habituer ou si je préfère le voir à la maison... et en même temps ailleurs... bien que de temps à autre il fasse des allusions sur un avenir possiblement commun... suis-je une poire pour la soif... et même sans ça, est-ce souhaitable ?

De l'autre côté, j'ai mis un coup de frein... alors que nous nagions dans le bonheur, nous nous sommes accrochés un soir que je ne comprenais pas pourquoi il ne passait pas me voir...
J'ai donc formalisé une "pause" en lui disant qu'il fallait que je fasse mon deuil et ensuite encore que j'entame la reconstruction seule...
Depuis nous nous sommes évidemment croisés en mairie... nous nous sommes même retrouvés seuls à deux occasions mais de façon "amicale"... même si c'est dur de l'embrasser uniquement fraternellement...
J'ai parfois regretté ce qui était aussi un mouvement d'humeur mais j'essaie de tenir car je veux mon indépendance.

Et puis hier, son ami étranger était de passage en France... mon compagnon a souhaité le revoir et s'est donc invité...
J'ai passé une très très mauvaise soirée... elle n'aurait pas été bonne de toute façon mais il a fallu, comble de malchance, que sa femme soit particulièrement câline et amoureuse...
Rien à faire donc...
En partant manger, il a réussi à me coincer quelques secondes me demandant s'il avait le droit de m'aimer... j'ai répondu qu'il n'avait pas besoin de ma permission, il a râlé... je lui ai dit qu'il était trop exigeant, que je l'avais toujours dit et j'ai tourné les talons.
Je l'ai évité le plus possible, évité de lui parler, de le regarder...

Je me suis couchée très mal... j'ai failli me relever pour lui écrire, lui dire qu'il n'y a vraiment plus rien de possible...
A quoi bon formaliser... c'est la vérité concrète et épaisse... inutile en plus de l'étaler...

Il était de plus très beau hier, très détendu...
Finalement, quoi qu'il puisse en dire, la vie familiale n'est pas si rude et même comporte de bons côtés...
Non, il ne quittera jamais femme et fille, elles seront toujours prioritaires et j'en viens à penser que je demeure l'interdit, une forme de péché, le désir coupable... et je ne peux être que ça...

Deux deuils pour le prix d'un donc... je le sais depuis longtemps...
Il me passe de drôles d'idées en tête...
Il me reste aujourd'hui l'incantation ou la prière ou la sagesse...