
J'ai bien fait de faire une pause maison cet après midi même si j'ai du courrier en retard en mairie car je suis tombée sur un article concernant Alexandra David Neel dont j'avais déjà lu avec plaisir Le journal d'une parisienne à Lhassa.
L'article met en exergue deux des principes qui lui étaient chers :
L'un traite de la trop grande place de l'homme dans le psychisme de la femme
L'autre tient en une phrase : "N'envisage pas l'avenir. Les chemins que tu dois parcourir sont un mystère pour toi. Fais ton devoir dans le présent, aie la résolution de le faire dans l'avenir et ne crains pas."
Voilà bien quelques mots qui résume ce que je m'essaie à faire... sans que ce soit toujours simple d'ailleurs.
Toujours ce fameux lâcher prise sans verser dans le "à quoi bon" qui immobilise et fige...
Un combat à mener perpétuellement dans mon cas je crois...
Quant à la place de l'homme, je m'emploie aussi à la réduire ou du moins à la contenir...
Mon compagnon considère maintenant que nous ne nous séparons pas vraiment mais que nous cessons de cohabiter... moui, pourquoi pas...
Il m'a aussi dit qu'il ne se voyait plus vivre en permanence avec moi... mais pas sans moi non plus... grand classique s'il en est...
Malgré tout il demeure très sourcilleux quand je parle d'autres hommes...
Le principal d'entre eux étant un employeur potentiel (qui ne m'a pas encore appelé d'ailleurs), grand séducteur... qui m'a reçu en entretien, sans avoir de poste à me proposer, à la demande de mon amant.
Visiblement, le fait de lui avoir dit que je cherchais finalement un poste à temps plein, notre conversation avait un peu achoppé là dessus, l'a poussé à LUI dire qu'il cherchait deux personnes...
A suivre donc...
Et LUI justement ?
J'essaie aussi de conserver une distance même si la relation amicale et fraternelle n'a pas tenue et qu'à chaque occasion nous nous embrassons tant que nous pouvons...
Nous devons nous voir demain... je lui ai déjà envoyé un message pour lui demander de passer juste du temps ensemble...
Je sais que je suis trop fragile pour reprendre une relation physique avec lui... je vais de nouveau entrer en ébullition et souffrir... un luxe que je ne peux pas me permettre...
En l'état actuel des choses, je donne sagement la priorité au travail... nouveau pour moi mais je ne me force pas... j'ai besoin d'être libre, de ne pas dépendre, de gagner de l'argent pour pouvoir bouger, avoir de l'autonomie, des projets...
Oui, c'est vraiment le seul aiguillon car pour le reste...
Mon compagnon va partir... question de jours de plus en plus... et puis sa vieille amie belge l'a appelé près d'une heure hier soir... et je sais trop les sentiments qu'il lui porte... je crois qu'il ne s'est jamais mis autant en frais pour moi...
Ce qui ne signifie rien de définitif mais...
Quant à LUI... toujours dans la droite ligne de "Foyer, femme, fille"... cette dernière ayant besoin de lui d'ailleurs... réellement.. et bien plus que ce qu'il ne lui donne... je veux aussi lui en parler demain...
Je crois vraiment que la mère est dépassée... et j'aimerais aider cette jeune fille pour qu'elle traverse l'adolescence autrement que j'ai pu le faire...
Bref, courage, franchise, loyauté, devoir... pas simple dès lors de vivre la passion amoureuse qui me dévore parfois... d'où la distance que j'essaie de maintenir au moins dans le temps et l'espace pour ne pas me consumer...
Loin encore d'Alexandra qui pour être sage n'en débordait pas moins de vie...

