mardi 19 janvier 2010

Repos...


Je me croyais très en forme et vers la fin de la réunion en mairie j'ai débuté une très belle migraine liée à la fatigue, la chute de la tension...
Il faut dire que je présentais un projet d'ampleur de ma délégation à mes collègues et j'appréhendais un peu même si on avait pas mal préparé.
Heureusement le maire nous a beaucoup aidé aussi comme facilitateur...
Marrant, mon élue "préférée" était à côté de moi et elle n'a fait aucun commentaire.

Là je suis carbonisée... juste eu le courage de manger et boire un jus d'orange, impossible de boire la moindre goutte d'alcool.

Journée encore bien pleine, comme celle d'hier...
Le boss très prenant, demandeur, exigeant... souvent je ne sais plus où donner de la tête...
Alternance boulot/mairie/boulot/mairie... comme ce matin où ma visite de chantier dure plus longtemps que prévu, j'arrive ventre à terre au boulot, j'embraye...

Du coup je reprends magnesium, vitamine C... je ne tiendrai pas... et pourtant jusqu'à ce soir je ne me sentais pas si épuisée...

Ma planche a beaucoup avancé aussi et je crois que c'est ce dont je suis le plus fière...
Pour le travail mairie, j'ai une équipe géniale, c'est très complémentaire et stimulant...
Mais la planche, c'est free style... et ma première aime bien... ça m'a soulagée...

Hier des nouvelles de ma marraine avec qui je me suis la^chée... dit tout ce que j'avais envie de dire depuis des années...
Deux longs coups de fil avec ma mère... avant celui du dessus, où nous avons parlé de LUI et de ce que j'avais mis en route, et après pour que je lui parle de sa soeur... encore beaucoup de salive dépensée... trop !!!

Et ce matin deux beaux mails, l'un d'un ami d'enfance que j'ai revu une fois fin 2008 et qui se croit amoureux de moi... lui avais aussi dit que je voulais faire du ménage et que désolée pour lui mais les hommes mariés terminé !
Il l'a pris avec plus d'humour que je n'aurais cru...
Le second d'un frère de son atelier à LUI... celui qui a compris très très vite notre relation même si nous ne l'avons jamais évoqué évidemment...
Il a perdu sa maman il y a peu, je m'étais manifestée et inversement au moment du départ de mon père...
Je lui avais écrit hier pour lui présenter mes voeux, lui dire que je n'oublie pas que nous devons manger ensemble... et puis c'est un lien avec LUI...
Belle réponse donc de cet ami, emprunte de finesse et de fraternité... vraie bonne surprise...

Et LUI ?
Aucune nouvelle hier... dur mais encore gérable... mais rien ce matin... le coeur lourd...
J'arrive en mairie pour me garer.. et je manque de lui rentrer dedans...
Je me sauve...
Et puis alors que je chemine avec maire et DGS, je le vois qui nous rejoint... je finis par lui dire bonjour... nous visitons à distance...
Il se sauve à son tour en m'envoyant un sms pour me dire que c'est trop dur... je lui réponds une heure après que pour moi aussi d'autant qu'il est superbe... et c'est vrai qu'il l'est le chacal !
J'en ai reçu un autre pour me féliciter ce soir me disant que j'étais remarquable...
Plus rien...

Je compte conserver distance tant qu'il ne vient pas vers moi... donc je peux attendre...
Ma mère comme mon ami lointain pensent qu'il ne quittera jamais son foyer, ce qui est très certainement juste... mais ça fait mal quand même...

Enfin voilà encore une journée bien pleine... j'ai du mal à me relaxer... et il faut pourtant... je déborde de travail partout, il faut que je récupère...


Ahhh, un hammam...

dimanche 17 janvier 2010

22 février


En 2007, 2008 et 2009... mais pas cette année...
Pas de restau chinois à se remémorer ce premier repas, à se souvenir du trouble, de l'émotion...

Il a corrigé tout à l'heure en disant qu'effectivement il ne s'était pas correctement exprimé, il voulait bien me signifier que répondre lui était impossible... terminant sur un laconique "bonne semaine".
J'ai remercié de la précision en lui souhaitant une bonne semaine à mon tour... que je prenais son voeu auquel je répondais comme une mise à distance que je respecterai...

Je nous vois mal reprendre quoi que ce soit derrière ça...
Je n'attendais pas une réponse certes mais quelques lignes traduisant son émotion, sa compréhension...
Mais en bon mâle qu'il est il n'a lu que ce qui écorne l'homme, ce qui pointe sur la lâcheté...
J'attendais mieux et plus de lui... à croire comme il me l'a dit un jour qu'il n'est pas à la hauteur...

Je ne crois même pas que nous aurons une explication... elles ont déjà eu lieu pour ne rien changer et reprendre comme avant... ce que je ne peux plus accepter...

Je retourne le problème depuis tout à l'heure... et j'ai choisi de décrocher le labyrinthe que j'ai glissé dans une enveloppe pleine de ses cheveux qu'il avait rapportée cette été à ma demande...

Une autre page se tourne... je savais qu'on approchait, j'avais peur, j'ai évité, provoqué puis abandonné mais il n'y a vraiment pas d'autres solutions...

L'histoire était belle, peut-être qu'elle ne pouvait pas durer... qu'elle avait trop duré...
Dans tous les cas, le mur infranchissable juste devant nous l'aurait abîmé...
Et après la grande beauté, la grande force que nous avons connu, ç'aurait vraiment été dommage...

Les jours qui viennent vont probablement être insupportables et j'ai tant à faire... plus qu'à espérer que la louve au sang froid sache toujours activer le pilote automatique et tenir...

Cette semaine, mercredi je crois, il avait neigé sur le petit matin... quand j'ai quitté l'appartement tout était blanc et calme, comme sur la place que j'ai traversée pour prendre le métro...
J'ai pensé, malgré notre sensualité débordante, à la pureté que nous portions tous les deux...
Et ce soir c'est cette pureté qui me guide alors même que je suis consommatrice de loin en loin de sites pornographiques, d'histoires lestes... histoire d'accompagner ma masturbation...

Cette fois j'ai besoin de rompre avec tout ça, de prendre du champs avec ce corps qui demande, qui jouit... faire une pause... je sais qu'elle pourrait durer longtemps...
Dans un premier temps, je ferai un point le 22 février justement...
D'ici là, retour à la chasteté qui ne peut pas me faire de mal...
Plus dur de penser que LUI n'exprimera plus son désir... ce désir masculin dont j'ai du me passer pendant des années avec mon ex compagnon...

Je regrette de LUI avoir fait mal mais je crois qu'il n'a jamais mesuré quelles souffrances étaient les miennes... dans les plus infimes détails quand hier soir répondant à une question, il affirme soulagé qu'il va passer un weekend tranquille avec sa femme et sa fille... jusqu'à des choses bien plus dures autour de la maternité, de l'avenir...
LUI aurait pu continuer cette liaison comme ça... je sais depuis pas mal de temps que nous ne voulons pas la même chose quoi qu'il en dise...

Je finirai par avoir raison, je suis taillée pour vivre seule... sauf à être moins moi même, moins exigeante, moins vivante... ce ne sera pas si facile de présenter un travail sur la force

La femme sauvage


Je comprends mieux pourquoi j'avais aimé La féline, le film de Tourneur... il illustre la sauvagerie qu'il y a en toute femme.
Et il est temps que je la retrouve la femme sauvage que je suis !
LUI a contribué à me la faire retrouver... mais c'est fini... pour LUI je surveille mes paroles, dose, patiente...
Alors même que je le bouscule et le malmène souvent... pas grand chose en comparaison de ce qui rugit en moi...

Certes, j'ai des semaines décousues et fatigantes, celle qui est dernière moi n'est pas la moindre mais ne sera pas la dernière...
Boulot, mairie, maçonnerie, tout est urgent, il faut être présent partout... avec plus ou moins d'efficacité et de bonheur...
Le boss m'a fait remarquer jeudi soir que j'avais une sale tête, que j'avais sans doute besoin de repos... me trouve t'il si mauvaise que ça ?
Bon, il râle beaucoup en ce moment et il traverse une année difficile... le renouvellement en 2011, ce n'est pas gagné...

En mairie il manque d'huile dans tous les rouages, la tâche est immense et dépasse mes compétences et mon temps disponible...

Les régionales s'engagent... j'ai assisté à ma première réunion cette semaine... tout à fait navrant comme on pouvait s'y attendre...
Je soutiens sa petite protégée à LUI... on a même mangé ensemble mais il est arrivé en cours de route et je n'ai pas pu lui dire, entre femmes, tout ce que je voulais...
Ce qui a fait émerger ce qui pourrait être des envies chez moi, envie d'être distinguée surtout d'ailleurs, j'ai la sagesse de le reconnaître...
POur le reste, elle est plus bosseuse, prometteuse que moi qui suis et resterait sans doute une dilettante et une vélléitaire... preuve sans doute que je n'ai pas encore trouvé ma place...

Et avec LUI, retrouvailles avec un peu plus de temps cette semaine...
Puis je ne peux pas m'empêcher de piéger le terrain en lui parlant d'autres hommes...
Mais j'ai eu le courage de lui envoyer un long texte hier soir pour lui dire pourquoi à mon avis j'aurais besoin de rencontrer d'autres hommes...
Je suis contente de mon opération vérité, sans coquetterie, sans menace, sans chantage... mais d'une lucidité peut-être, et même sans doute, bien trop brutale pour LUI.
Je n'ai rien oublié, ni la maternité, ni la sexualité, ni l'absence de projets communs que j'accepte maintenant...
En lui disant, je suis décidément délicate, que je n'attendais pas de réponse, que pourrait-il bien me répondre.
Ey j'ai eu pour réponse :
Pas de réponse : impossible
Je t'aime vraiment
Je ne sais donc pas vraiment si toute réponse est impossible ou si ne pas répondre est impossible...
Après tout peu importe...
Je sais qu'il écrira de moins en moins souvent et de moins en moins...
Il faudra peut-être qu'on s'entende pour cesser cette correspondance qui a toujours du lui peser et peut-être de plus en plus...
J'ai déjà assez compliqué sa vie, il faudrait y mettre bon ordre...

Je ne pense toujours pas interrompre la relation de suite mais je commence à penser sérieusement qu'elle va s'arrêter d'elle même parce qu'il éprouvera de moins en moins de plaisir à me voir si je tends vers l'austérité...
Pas réussi à jouir hier, je commence aussi à penser à faire une retraite durant au moins une semaine, sans aucun contact...

Hier, il me parlait d'une ancienne salariée de la mairie qui a quitté son compagnon malade pour vivre son grand amour de jeunesse...
Je lui ai dit que c'était courageux, qu'il fallait de la force pour affronter la culpabilité... surtout qu'elle est aussi véhiculée par ses enfants qui ne veulent pas voir le nouveau compagnon...
J'ai donc raconté l'histoire de ma mère et mon père, nos réactions à nous les filles, l'histoire de Maité aussi qui a attendu 15 ans que la femme malade meure... et que son amant est mort à son tour en la rejoignant...
Et comme pour tous les hommes, il ne fait pas exception, il écoute, est horrifié... mais ça ne change rien, ça ne peut pas lui arriver...
Ou dans son cas, il accepte cette fatalité même si cette semaine il m'a dit qu'il n'avait aucune appétence à devenir maire, que vu le temps qu'il lui reste, il aspire toujours à des projets communs...
Mais c'est un peu comme sa soumission... c'est lointain, un peu vague, surtout fantasmatique...

Oui, je savais très bien que les deuils n'étaient pas finis... ils me terrorisaient... maintenant je les attends...

vendredi 8 janvier 2010

Prière


Etrange journée... toute décousue, pleine de rupture de rythmes...

Réunion ce matin autour des TIC, du câbles avec des élus de communes voisines afin de voir comment nous pouvons nous organiser pour mutualiser et être efficaces...
Enfin un bidule constructif... même si je me rends compte que je n'ai pas le niveau des élus présents...

Retour dans ma ville préférée pour faire un pot avec les services... LUI est concerné, me dit qu'il sera là... et évidemment, alors que j'arrive tard, il n'y est pas...
La directrice me voyant arriver me balance la parole... impro totale mais visiblement intervention appréciée des équipes ce dont je suis évidemment ravie...
En plus je pensais, comme souvent, ce que j'ai dit même si j'ai soigné un peu la forme et j'ai essayé de leur mettre du baume au coeur...
Vraiment tant mieux si ça fonctionne... on en a tous grand besoin par les temps qui courent...
Déjeuner rapide avec deux des cadres du service vraiment super sympas... un bonheur...

Retour au boulot, je récupère les propositions budgétaires, demande au boss quand il les veut, lundi ok... en me disant qu'il lui faut une note... je suis anéantie... il me dit qu'il ne veut pas de littérature mais quelques explications.
Je lui explique donc courtoisement qu'en l'état de mes compétences et connaissances, je ne vois pas bien ce que je vais lui apporter mais que je vais essayer... ça promet...
Et de fait, je creuse, je cherche, au moins à vérifier l'épure budgétaire... vraiment pas mon truc...

Enfin le retour dans mes terres pour les voeux... entre deux j'ai eu des nouvelles d'un LUI encore souffrant et grognon, eu une de mes soeurs au téléphone qui balise parce que la troisième avec qui nous bossons ne fiche rien... ah ah ah, je ris... j'étais sensée être la dilettante...

OUf, je retrouve des têtes amies... on plaisante, discute... et LUI toujours pas dans son assiette, énervé, dissipé, énervant...

Et quand on va partir, je me fais chopper par une élue avec qui j'ai peu d'atomes crochues bien que nous ayons le même âge, les mêmes origines...
Elle veut absolument me dire quelquechose, me souhaiter une meilleure année, du fond du coeur même si nous ne sommes pas d'accord... je sens le terrain glissant, je proteste mollement, essaie d'éluder mais elle ne lâche pas...
Me dit qu'elle ne me parle pas avec la tête mais avec le coeur, qu'elle se sent à lien avec moi et même si elle ne m'a pas contactée au décès de mon père a beaucoup pensé à moi...
J'ai essayé de retrouver pied... elle me redit qu'on sera encore en désaccord, je minimise disant qu'on ne sait pas mais elle insiste encore, me dit que ça n'empêche pas de se parler...
Puis me parle de LUI qu'elle admire beaucoup, qu'elle ne comprend pas pourquoi ils ne parviennent pas à se rapprocher...
Voilà rapidement résumé la teneur de ses propos...
Je l'ai accompagnée fumer une cigarette... on a retrouvé des sujets moins brûlants comme son boulot qu'elle vient de quitter, que sa santé passe avant tout...

En fait, je dois confesser qu'elle m'a fait de la peine mais m'a fait peur aussi... je ne vois pas comment elle va s'en sortir et je la plains...
Elle va hélas sans doute encore faire des dégâts... et au final surtout pour elle...
Alors moi agnostique mais tellement branchée sur le sacrée, ses signes et ses symboles, j'ai choisi un orant pour une prière à ma sauce au Grand Architecte pour elle...

Idiot peut-être mais c'est sincère...
Et ça me redonne à moi beaucoup de jus et de fraîcheur...

Oui, étrange journée décousue mais très riche...

mardi 5 janvier 2010

Saint-Nectaire


Pas de romantisme ou d'intellectualisme ce soir (ah bon, j'en fais parfois ?)... pragmatisme et terroir !
Baguette sésame, St Nectaire et verre de Visan après une longue journée de travail... terminé à 19H... bonne excuse pour ne pas aller en réunion en mairie !
Et puis j'ai retrouvé le boss pour les rendez-vous de l'apres midi... longtemps que ce n'était arrivé... très agréable... comme il l'a dit à une visiteuse qui s'excusait de n'avoir qu'un document à nous remettre : on cohabite !
Ouaip, c'est ça !
J'ai même cru voir qu'il reluquait mes jambes un moment...
Mais bon, je ne sais pas où il avait mangé ni avec qui mais il avait éclusé le bougre... d'ailleurs il est arrivé en retard pour les rendez-vous... un signe !

En revenant pour récupérer ma voiture, je vois qu'il y a un LUI qui a essayé de me joindre, qui s'étonne de ne pas m'avoir vu en mairie, de ne pas avoir de nouvelles...
Bonne fille je l'ai appelé... suis passée le voir dans son bureau...
J'alterne le mutisme et les horreurs que je lui débite allègrement comme hier soir... j'ai beaucoup résisté à ses caresses... il n'a pas réussi à me faire jouir... il n'y a pas que mon dos qui est coincé manifestement... pas trop envie de plaisir de toute façon...
Tout ça doit beaucoup le destabiliser... ça m'amuse un peu... pas envie d'y remédier parce que pas assez d'énergie... et puis pas envie de faire d'effort... j'en fais tellement...
De toute façon, je lui ai expliqué que les horreurs dont je le gratifie c'est encore mieux que ce que je ne lui dis pas...
A quoi bon lui dire que j'ai perdu l'espoir, la foi... ça fait pourtant partie de mon grade de compagnon... j'ai d'ailleurs oublié une réunion hier soir... ça part fort...

Et puis je me vois/me sens vieillir... à quoi bon le lui dire, ça va l'amuser ou l'énerver... dans tous les cas il ne comprendra pas...
Lui rajeunit je trouve alors que je me vois me faner de plus en plus... et ce n'est pas qu'une vue de l'esprit... je n'aurais jamais vraiment été jolie... sauf un peu au début de ma relation avec lui... au moins quelqu'un en aura profité un peu...
Heureusement qu'il ne me lit pas... il me toruverait cynique...

Tout à l'heure nous avons un peu parlé de l'avenir de la Ville, j'ai redit que je ferai un mandat... il a râlé, m'a dit que j'apportais des choses... tu parles... j'ai dit que je finirai de les apporter dans ce mandat...
il a refusé de discuter avec moi...
Je crois qu'au fond il a une forme d'ambition... au moins pour cette ville... je suis trop paresseuse, dilettante et réservée pour ça...
On n'est vraiment pas sur la même longueur d'ondes... ce dont il ne voudra jamais convenir...

On doit se voir demain... j'ai dit oui... on verra... mais je n'attends rien... même pas du plaisir...

dimanche 3 janvier 2010

Vide


L'appartement de mon père est vide... avec l'aide d'un couple d'amis que je bénis... d'autant que ce matin en arrivant chez lui... il y avait une fuite d'eau... SOS dépannage auprès de cet ami... et sa femme qui est une très bonne amie a fait de quoi manger puis nous a accompagnés...
On en a eu pour près de 5H... je suis épuisée, mal au dos, je ne peux même plus me baisser... pas idéal pour reprendre le boulot demain... surtout que la semaine s'avère bien pleine...

Je suis vide aussi... voir défiler une vie, celle de son père qui plus est, tellement ténue, avec si peu de choses matérielles qui restent... quelle vanité de vouloir posséder... de vouloir le pouvoir... plutôt que faire, réaliser, vivre...

Oui, vide, pour ça que j'ai choisi cette photo de Romy que j'aime beaucoup... le sourire est splendide mais d'une tristesse absolue...
Pas que je sois désespérée mais je n'ai plus de but ni de destination...

Et je regarde ma vie aussi, forcément... tout aussi vide... elle n'était pas plus pleine avec mon ex compagnon... elle ne peut pas l'être avec LUI...
Mal faite parfois la vie...
Comme je le lui ai dis, je suis la variable d'ajustement de son existence... il a promis de s'occuper de ses enfants, de la ville, des amis à qui il a juré qu'ils les aideraient...
Reste peu de place concrète pour moi même si je suis essentielle pour lui, centrale...
Oui, bizarre la vie...

Je ne suis plus en mode revendication, je ne suis pas dans les 36e dessous... je constate simplement mais lucidement...
Vraiment étrange de savoir/penser que nous pourrions encore développer notre relation, que nous sommes encore en phase d'expansion alors qu'il y aura bientôt 3 ans... mais non, rien à faire, on a beau marcher un peu plus lentement, nous savons bien que le mur qui nous barre le passage est là, solide, épais, multiformes...
Parfois au hasard d'un mirage on le voit disparaître quelques heures mais il y a déjà bien longtemps que je sais qu'on stagne face à lui...
Et qu'il n'y a rien à faire !

M'imposer ?
Provoquer une énième explication, des affres, des douleurs, des discussions... pour de toute façon retomber sur le mur...
Vivre au jour le jour, en sachant qu'il n'y a rien à construire, que la contrainte sera toujours pour moi... je n'en suis pas capable je crois... pas assez de sentiments ?
Je ne crois pas mais plus capable de me sacrifier...
Il faut encore que du temps s'écoule un peu mais je ne veux pas vivre mes sentiments et mon amour au rabais, cachée, calculant le temps, les mensonges, les bateaux pour arracher deux jours...
A suivre...

Je sais qu'il y a peu de chances pour qu'un homme m'aime comme lui m'aime, que je me laisse autant voir, que j'assume autant avec un autre tout ce que je suis, femme et louve, sainte et garce...
Peut-être que je vais tout simplement renoncer à une vie amoureuse... finalement c'est peut-être mon ex qui a raison bien qu'il n'ait pas la même sensualité que moi...

Je pense pourtant qu'on ne peut plus avancer... je ne veux même plus faire l'effort d'avancer d'ailleurs... je suis vide... avec le sourire mais vide quand même !

samedi 2 janvier 2010

Paris ou l'évasion


Je n'aime pas les débuts d'année, ce n'est pas nouveau... ça motive peut-être mon envie de Paris... je me verrais bien... place des Abbesses, au relais Gascon, boire un café sous une terrasse chauffée devant ND de Lorette ou encore en train de faire un sort à un risotto chez Bocca di rosa...

Rien de tout ça en préparation... vider l'appart de mon père demain...
Passer la soirée seule avec le chat...
Et éviter de penser à LUI qui est venu passer deux petites heures fort sages ici... on doit se voir lundi après les voeux de je ne sais plus quelle collectivité...

Ne pas penser à LUI sous peine de déprimer grave... je ne vois pas d'issue et cette fois ça ne me donne même pas envie de ruer dans les brancards... je suis philosophico-résignée...
Retour à mes années d'aquoibonisme ?
Non, même pas....
Comprendre que manifestement il n'y a pas d'avenir concret à notre relation...
Je lui ai dis quand il partait que bientôt je ne pourrais plus me regarder devant la glace à lui prendre le temps qu'il devrait passer chez lui...
Il a répondu qu'on en était pas là, une chose à la fois...

Evidemment, c'est moi qui voit l'inéluctable... enfin me ranger à quelquechose et m'y tenir alors que ce n'est pas si net, si simple... mais si rassurant alors que rien ne me rassure...
L'impression d'être sur un fil d'équilibriste... et de pouvoir tomber à chaque instant... je finis d'ailleurs par ne même plus songer à tous ces risques matériels que j'ai pris, loyer, voiture... mais je sais que je n'ai pas droit à l'erreur et tout ne dépend pas de moi...

La seule chose de bien que je peux faire ce soir c'est bosser à mes travaux de passage et intermédiaire pour la fin du mois... avec un peu de chance, comme souvent, ça m'apaisera, me fortifiera, m'élèvera aussi un peu...

Je n'ai pas le choix, pas de raisons de me plaindre, il faut avancer... avec LUI ou sans LUI...
Travailler, progresser...
Lui même, pourtant serré tout contre moi, s'est mis à penser à la succession du maire, aux manoeuvres des uns et des autres...
La seule qui puisse me faire une place... c'est moi !

vendredi 1 janvier 2010

Neuf


On a quitté 2009, les réveillons sont derrière nous, 2010 nous tend les bras... et le gui...
Je ne sais trop quoi me souhaiter pour cette année neuve, la santé c'est certain.. pour le reste...
Je pense que je vais devoir fournir beaucoup d'efforts divers et de diverses manières... essentiellement pour moi pour une fois... et plus d'échappatoire, que moi à penser ! Ou presque...

Repas chez LUI, avec des amis, mon ex... qui a essayé de m'embrasser un peu plus tendrement à minuit, je me suis dérobée...
Le voir LUI tenir longuement femme et fille... pas simple, je me retrouve confrontée à mon statut de perturbatrice... what else ?
Après tout, c'est vrai... je n'ai accepté ce réveillon, le dernier, que parce que son fils lui a joué un tour de con en lui barbotant 10 000 euros ou pas loin à coup de chèques dérobés...
Il a rencontré l'educ qui s'occupe de lui qui l'a gentiment culpabilisé en lui disant que ce gamin ne voit pas assez son père... j'ai été révoltée d'entendre ça même s'il y a un fond de vérité c'est certain... lui ai proposé qu'on se voit moins pour qu'il s'occupe de sa famille... il n'a pas répondu...
De toutes les façons, les regionales approchent et forcément... et puis il y a la gestion de la Ville, la succession du maire...
Comment espérer quelquechose ?
Je deviens un peu philosophe...

Du coup j'ai appelé mon ami d'enfance qui bossait hier soir, qui attend tellement de moi... sans ce rendre compte que je ne peux pas coller à son fantasme parce que c'est précisément un fantasme...
Mais bon, j'ai besoin d'aventure et de liberté et sans le tromper j'ai bien l'intention de le revoir, de l'aimer peut-être... tout pour ne pas rester prisonnière de LUI...

Quant à mon ex, je crois que vraiment il n'y a rien de possible... c'est la raison qui nous lie, même si nous nous aimons beaucoup... mais pas pour être un couple, pas pour être des parents...
Il faut que j'accepte que si je dois être mère un jour, je ne connais pas le père à ce jour...

Il me reste bien des choses à apprendre, découvrir, faire... mais en matière d'amour, j'ai peur de ne pouvoir beaucoup avancer avant un moment...
Je n'ai pas l'intention de rompre avec LUI mais je me connais assez pour savoir comment je vais vivre une relation dont je suis persuadée, à tort ou à raison, qu'elle ne peut plus avancer...

En attendant, mairie + maçonnerie devraient être mes deux mamelles... que le Grand Architecte me donne la sagesse nécessaire... ou à tout le moins la force...

Sur ce, je me colle à un appel à ma mère avant de déguster une cigarette avec Benjamin Biolay... un type que je ne supportais pas mais dont j'aime beaucoup le dernier album... comme quoi....