lundi 15 février 2010

Une vraie femme


L'autre jour, je faisais des parrainages et des mariages, tout le loisir de contempler le buste de Marianne qui trône dans la salle des mariages...
Qui doit dater du XIXe siècle je pense si on se réfère à la physionomie de la dame... joues rondes, cou solide, menton un peu enrobé, lèvres fortes et nez charnu sans oublier l'abondante chevelure.
Bien que plusieurs de ces critères me rebutent, je me suis retrouvée dans ces traits... sans y voir la République non, plutôt la femme.
Femme solide, forte, lucide...

Moi qui me suis vue et vécue aussi comme une grande ado, pas un mec certes mais pas une femme non plus, je m'ancre de plus en plus dans mon sexe avec bonheur, gourmandise, foi et soulagement...
Ce qui je lui ai écrit à LUI hier soir...
Les deux pieds sur terre (mon élément d'ailleurs) mais la tête dans les étoiles (l'air c'est l'élément de mon ascendant de toute façon.. et si on ajoute que j'adore l'eau et que j'ai un tempérament de feu...).
Bref, je ne suis ni assez féminine et sexy, ni assez mince, plus toute jeune, pas maman mais pas fatale non plus, pas assez fragile...
Pas besoin de conrrespondre à de quelconques critères, encore moins à des normes de beauté ou à un profil psychologique...
Fromage et dessert en somme avec apéro, vin et digestif...

Oui, rien à faire malgré tous mes démons intérieurs, mes tortures et mon caractère autodestructeur, je suis une authentique bonne vivante, devant une assiette, dans un lit et devant la vie en générale...
Ce qu'est ma mère en plus contrasté dans certains domaines, ce qu'aurait du être ma grand mère qui m'a ouvert la voie sans pouvoir le vivre...

Je me souviens d'un poème de Baudelaire découvert ado, La Géante... à l'époque je préférais Le Vampire, plus éthéré...
Aujourd'hui je compose avec mon ombre et ma lumière de mieux en mieux...

Je ne crie pas victoire car dans la quotidien, je vais encore prendre des murs, des claques, connaître les larmes, le doute, les deuils...
OUi, mais je sais que j'ai de quoi me reconstruire, moi et ceux qui m'entourent... il faudra d'ailleurs un jour que j'en fasse quelquechose pour les femmes... et peut-être plus particulièrement les jeunes filles...

Alors effectivement, j'ai décidé de continuer à chevaucher à dos de ma liberté de penser et de paroles... et tout particulièrement avec LUI.
L'intention de lui dire ce que je pense de son choix (non-choix) de rester "en famille".
Ma pudeur de femme bien élevée voudrait que je continue de m'interdire tout commentaire... mais quand je vois dans quel misère psychologique (mais j'imagine qu'en l'emmenant chez un psychiatre on estime que le boulot est fait) et même affective finalement est laissée sa fille, je ne peux pas me taire, surtout qu'elle est attachée à moi, qu'elle a du bon sens (si seulement on l'aidait à le développer), du flair...
L'autre jour, je la charrie un peu et conclue en disant : mais tu sais bien que moi je suis une peste.
Elle rit et me dit : pas du tout, tu es très gentille au contraire.

En fait, elle veut juste dire que je suis en vie et que je suis vraie... ce dont elle a très grand besoin...

Je sais, je sais, je me jette des fleurs, c'est pas très bien...
Parallèlement je me sais dilettante, vélléitaire, un peu molle... et je peine à lutter contre...
J'ai encore du mal à me voir mère un jour et à mon âge ben je vais pas pouvoir ergoter longtemps...
Mais je ne peux pas faire comme si ma maturité ne m'avait pas donné de splendides cartes ... à utiliser forcément dans ma vie privée et publique...

Je ne sais pas où je vais ni avec qui mais je veux marcher sans baisser la tête, sans me hausser du col non plus... une vraie femme... pas si simple mais pas inaccessible...
Comme disait Alexandra David Néel : marche à l'étoile, même si elle est trop haute...

vendredi 12 février 2010

Rire


A les hommes me font rire parfois... souvent lorsqu'ils sont groupés.
Mon cher et tendre mangeait hier soir avec ses trois mousquetaires... un moment qu'ils ne s'étaient vus (septembre je crois).
A l'époque, mes oreilles avaient un peu sifflé mais les trois tout en se demandant qui était bien sa dulcinée à LUI hésitaient entre moi et deux autres...
Je pensais donc qu'à l'avenir mes oreilles siffleraient moins, qu'il continuerait à les ballader et surtout qu'eux finiraient pas abandonner ma piste...
Et puis je pensais aussi qu'ils parleraient davantage politique...
A le coeur des hommes...

Finalement, garce aussi que je suis, je lui envoie un sms équivoque, histoire de le faire rougir devant eux à la lecture...
Pas de bol, il le découvre au moment où il veut m'appeller vers 21H... me dit qu'il est sur la sellette depuis qu'il est arrivé dans le restau, encore avec moi et téléphone et ayant oublié qu'il a activé le haut parleur... comme je suis précisément en train de l'étriller, ils ont entendu un strident éclat de rire de femme qui les a beaucoup interpellés.
Interpellés aussi par ses nouvelles lunettes rouges (lui va très bien), sa veste neuve (pas mal non plus)... ils déduisent donc qu'il a été relooké par une femme... trentenaire !
Ben tiens, au hasard...
Il m'avoue qu'il m'a veillie du coup en disant qu'il s'agissait d'une quadra...

On rit encore beaucoup lui et moi et je le laisse retourner à ses agapes...
Je laisse retomber un peu et lui envoie un sms piégé disant qu'il me manque trop et que je me caresse en pensant à lui...
Naturellement faux, il fait ça trop bien pour que j'ai envie de me toucher depuis un bon moment...
Pas de réaction... j'en déduis qu'ils sont partis sur d'autres sujets...

Je me couche donc, peu fatiguée pourtant et commence à me couler aux portes du sommeil quand j'entends vibrer mon portable pour un sms : tu dors ?
Ben non, pas encore, je l'appelle ... persuadée qu'il est sur le chemin du retour...
Pas du tout... il me dit qu'il a continué à se faire mettre en boîte et particulièrement à mon sujet, surtout par deux d'entres eux...
L'un des deux trouve louche que LUI ne parle pas de moi... c'est donc de moi qu'il s'agit... il nie mais rougit...
Puis reçoit mon sms... le leur fait lire en cachant l'expéditeur... du coup les deux compères, qui sont persuadés que nous avons une liaison depuis longtemps, pensent que ce sms n'est pas de moi... on écrit des trucs comme ça dans le mois qui suit le début d'une relation... pas plus !
S'ils savaient que ça n'a jamais été aussi torride, intense, sensuel, passionné, charnel...

Bon, je le laisse une fois encore les rejoindre... après qu'il m'ait dit que je peux dormir tranquille concernant mon boss, tout va bien... pas d'objections...

Et ce matin, je trouve un mail qui me dit que finalement, les deux comiques sont revenus sur leur avis et sont bien persuadés qu'il s'agit de moi...mais qu'il n'a rien avoué...
Tant mieux, ça me donnera l'occasion de les rejoindre un jour prochain...
J'ai toujours été plus ou moins persuadée qu'il fallait que je me mette en relation, pour le travail, avec le quatrième larron, celui que je ne connaissais pas il y a un an...
J'avais raison...
Aujourd'hui, je pense vraiment qu'il y aura coming out... qui n'est pas si éloigné que ça...

Moi qui depuis des mois étaient maladivement inquiète, suspicieuse, pleine de doute, je me sens régénérée d'espoir, envie de faire des projets... et sans croire que tout est possible demain, j'ai la sensation que des portes s'ouvrent de nouveau...
Je le rends tellement heureux, épanoui... il m'apporte tellement...

POur ça qu'il se fait chambrer... quand il est détendu, en milieu amical, il rayonne de bien être... il donne la sensation d'être l'homme qui sait, l'homme qui a trouvé.. la vie, son sens...

J'idéalise ?
Oui, sans doute... mais il y a certainement un fond de vérité dans ce retour à la vie...
Essayer maintenant d'avancer à allure raisonnable, sans attentisme mais sans non plus forcer

dimanche 7 février 2010

Liberté


Décidément ma vie maçonnique ne laisse lieu à aucun hasard...
Après avoir planché sur la force (ça s'est bien passé), me voilà embarquée pour une de mes planches de passage dans le thème de la liberté...
Moi qui aspire tellement à galoper, libérée de toutes entraves...
Une notion un peu sauvage et adolescente de la liberté je n'en disconviens pas... mais je ne suis pas encore maître, je peux me permettre.

Comme je le LUI disais, j'ai hâte d'avoir bouclé mes travaux et en même temps, je suis heureuse d'avoir 5 ans... pas sûre d'être prête à en avoir 7 prochainement...
Pas moi qui décide, c'est très juste...
Le travail sur la force a été appréciée même si conclu dans des conditions acrobatiques (une de mes soeurs n'avait jamais reçu mon travail, s'était énervée...).

Côté mairie des anicroches avec mon "élue" favorite lors d'une réunion de la majorité où elle a attendu que je sorte pour s'interroger sur le bien fondé du projet que je pilote, dont elle a eu la charge dans le mandat précédent, qu'elle n'a pas pu faire avancer et qui a l'entier soutien du maire aujourd'hui...
Eh oui, ça énerve...

Des nouvelles de temps en temps de mon ex... qui crie au secours quand il ne va pas bien et fait le joli coeur ailleurs... j'ai surpris des conversations sur le net avec une frêle jeune fille et lui dans le rôle du chevalier servant...
S'il l'avait été davantage avec moi, nous n'en serions pas là mais c'est vraiment trop tard je crois...

Boulot le boss a les nerfs en pelote... ça clashe et clashera encore... mais pas certaine qu'il ait envie de se battre encore pour son mandat...on verra...

Avec LUI retrouvailles d'exception même si le fond change peu, on manque de temps, il a des masses de contrainte...
Et pourtant, j'ai une arme de destruction massive qui s'est mise en marche... mes orgasmes à répétition qui sont devenus délirants... plus évidents, plus forts...
Et je sais bien que de ça il est complètement accro...
De fait je laisse venir sans porter l'estocade même si je lui ai dit qu'il fallait qu'il s'attende à de la nouveauté le 22 février prochain...

J'ai besoin qu'il s'engage à bouger dans l'année qui vient même si je n'attends pas qu'il quitte son foyer... mais, exemple, je veux partir une semaine avec lui... deux ou trois weekend par an aussi... qu'il veille un peu à sa santé (clopes)...
Je vois même plus loin mais j'ai une part de doute...
Je ne suis pas assurée qu'il bouge... et du coup, je ne suis pas assurée d'attendre encore longtemps plus ou moins sagement...

J'ai revu la kinesio, pas vue depuis aout, et lui ai fait part de ma peur d'avoir ma vie derrière moi... elle a confirmé en riant et en m'indiquant que c'était bon signe, que j'étais en gestation, prête à vivre, une naissance, renaissance...
Et c'est vrai que ce rendez-vous m'a donné de la fraîcheur... elle m'a d'ailleurs dit qu'elle sentait beaucoup de force (j'avais planché la veille) et de détermination...
Je me soins moins flottante c'est exact...
Il faudra tout de même que je lui parle maternité... je la revois bientôt de toute façon...

J'aspire à du neuf, je me sens très bien seule, comme hier soir alors que je sais qu'il est parti manger avec femme, fille, amis... que la semaine qui vient on va se voir très peu et que je ne ferai aucun effort...
Oui, envie et besoin de liberté, d'autonomie...
Je ne sais pas s'il en est bien conscient mais ça pourrait lui jouer des tours...