jeudi 27 mars 2008

Echarpe, Paris, Pouvoir, Propriété… dans le désordre !



Il y a quelques jours maintenant que j’ai reçu mon écharpe des mains du maire !
Etrangement pas d’émotion ni d’angoisse, beaucoup de fierté et de naturel.
Je me suis levée parfaitement calme en entendant mon nom, j’ai marché d’un pas décidé, à mon habitude, vers le maire et nous nous sommes embrassés chaleureusement avant que je ne gagne la tribune. La salle comble ne m’a pas plus troublée et j’ai devisé joyeusement avec mes voisins.
Lui, ma séduisante propriété, m’a dit avoir été ému de me contempler avec le symbole d’un nouveau pouvoir mais aussi de me voir si à l’aise et pleine d’assurance.
De fait, j’ai conservé mon écharpe en bandoulière jusqu’à ce que je quitte la mairie… non par suffisance ou défi mais reconnaissante de la confiance qu’on me fait.
Il m’a très courtoisement ouvert son bureau pour que je dépose mes sacs, mon manteau… avant d’aller faire la photo de groupe et nous en avons profité pour nous embrasser rapidement. Difficile de faire mieux dans pareilles circonstances…
Nous nous sommes revus le soir car il souhaitait venir à bout de son problème informatique… nous sommes rester très sages puisque nous sommes entourés de nos « conjoints ».
Idem le lendemain, les conditions ne se prêtent pas à un rapprochement ce qui me frustre et m’exaspère beaucoup.

Heureusement, mardi, nous arrivons à arracher presque deux heures à nos emplois du temps… je suis sceptique au départ mais je me laisse caresser, le caresser aussi…
Je suis incapable de jouir mais je prends beaucoup de plaisir à le sentir contre moi, à écarter les cuisses pour lui, à sentir son excitation croissante…
Je crois que plus que du plaisir, de la jouissance, j’ai besoin du bonheur d’être avec lui… de l’entendre dire combien il est fier que je sois devenue sa propriétaire, qu’il n’a de nouveau plus que moi en tête, que je suis de plus en plus belle…
J’ignore comment j’ai pu arriver en tenue à l’heure et en état de travailler après ce moment tellement intense et bouleversant…
Hier, nous mangeons ensemble, au milieu d’autres élus… il explose de rage en voyant que presque tous semble trouver normal de recevoir des invitations gratuites pour tout un tas de manifestation ! Il me dépose au travail, je lui propose qu’on se voit lorsque je sortirai…
Visiblement, il est chamboulé de ne pas savoir ce que j’ai fait samedi dernier (une virée à Bruxelles) et le soir même.
Il a mis à ma disposition son agenda sur Internet… j’ai ai fait de même mais avec une différence majeure : il ne peut pas modifier le mien, certaines tranches horaires lui sont signalés comme occupés sans qu’il sache par quoi !
Bonne fille, lorsque nous nous retrouvons, je lui explique que je sors avec une amie, qu’il n’a rien à craindre

La conversation a vite pris un tour plus intime… je le vois béat d’admiration, il me dit dans un souffle que c’est de pire en pire, que sa vénération pour moi n’a pas de limites, qu’il aime tout de moi, que je suis somptueusement belle, que tout est en harmonie…
Il peine à soutenir mon regard, dit que je l’impressionne… je ne lui dis pas qu’il est lui aussi très impressionnant dans sa détermination et sa vénération.
Il m’explique qu’il a commencé à travailler au sujet que je lui ai soumis : qu’il décortique et explique ses motivations à me servir.
Il exprime ses craintes à l’idée que je le lise… je lui fais part des miennes concernant son œil critique sur ce que je pourrais produire en mairie.
Il n’en revient toujours pas de ma hardiesse, de son envie de travailler pour moi, de l’éblouissement que je provoque, du désir qu’il a que je continue à le prendre, à le pénétrer… Moment très intense, je le revois la première fois où c’est arrivé, submergé, prostré… cette fois, je lui explique alors que j’ai eu peur… peur que ce soit trop, qu’il se détourne de moi… Il me répond que le plaisir a être tellement pleinement à moi est sans égal.
Sur le chemin du retour, il souligne une fois encore qu’il est surpris d’être si exclusif et jaloux, qu’il finira par m’imposer un tatouage sur le sein gauche pour décourager les importuns… Qu’en même temps, il sait bien qu’il n’a plus la même puissance, qu’il comprend que je puisse la désirer, je lui fais remarquer mutinement que je ne confonds pas l’amour et la gymnastique… même si la gymnastique peut être agréable de temps à autre.
J’ajoute que je ne me fais guère d’illusion à mon âge de demie-vieille (une taquinerie entre nous) sur mon potentiel de séduction !
Il rit en disant que je suis dingue, que je ne me rends pas compte…
Concernant cette exclusivité qui le poursuit, je lui rétorque que c’est peut-être passager, que j’espère bien ne pas être le seul phémonène en mon genre et qu’il n’est pas le seul specimen du sien.
Je reconnais pourtant que lorsqu’on trouve phénomène/specimen tels que nous sommes, il ne rime à pas grand-chose d’en trouver un autre.
Evidemment, ça ne signifie pas que je n’aurais pas un jour l’envie de réaliser certains de mes fantasmes, de dépasser mes limites, de m’adonner à la gymnastique… mais ce qui se passe entre nous dépasse largement nos corps et nos consciences…bien que je n’ai aucune explication rationnelle à fournir.

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