dimanche 5 décembre 2010

A ma place


àJe me souviendrai longtemps de ma visite de Vaux le Vicomte avec mon ex, Pâques de l'an dernier.
Nous nous sommes séparés à sa demande un mois plus tôt... mais il n'a pas encore quitté l'appartement et nous décidons d'aller arpenter les jardins de Versailles, le château de Vaux...
Quelques jours plus tôt nous avons fait l'amour mais je sais que ça ne change rien.
Je suis de toute façon terriblement amoureuse de mon amant...
Mais mon ex est si beau, porteur de tant de possibles...
Quelle innocence et encore inconscience alors.

Depuis, que d'eau sous les ponts... et plus j'avance, plus les masques tombent, plus je me renforce, j'avance... et suis confrontée à plus dur encore.

Il y a eu la tentative de retour de mon ex il y a quelques semaines, à laquelle finalement je n'ai jamais cru et j'avais raison.
Il a découvert ma liaison et après une grosse colère et un gros chagrin, tout est retombé. Comme si, me disais-je ses sentiments ne sont pas amoureux.
Depuis un mois, il a revu sa jolie voyageuse des îles... l'aime même si quand je l'ai évoqué, il m'a dit se rassurer ainsi.
Qu'il n'aime que moi...
Impossible de le croire...
Et aujourd'hui, je tombe sur une conversation fortuite qui m'éclaire définitivement.

J'ai trouvé ma place, j'ai aussi la monnaie de ma pièce... bien fait pour moi... à trop jouer avec le feu.
Et pourtant, il lui ment, ne lui dis pas les années où j'ai attendu un geste...
Mais est très capable de lui dire qu'il n'a jamais été très attirée physiquement pas moi.
Certes, plaie d'orgueil n'est pas mortelle.
Mais la jeune femme amoureuse que j'ai été, qui a eu de tels chagrins, a réapparu instantanément... et ses larmes avec elle.

J'ai donc pris le parti de rompre durablement les ponts avec lui, lui ai envoyé un bref mail qui traduit bien mon impuissance et ma peine.
Je lui ai demandé de ne pas chercher à me contacter et je pense qu'il le fera.

Et avec LUI ?
Tout devient de plus en plus complexe, de plus en plus abstrait aussi...
Je ne crois plus à rien, j'ai perdu la foi...
Le voilà grand père, entre son fils et sa compagne, ça ne se passe pas bien, il doit beaucoup intervenir... évidemment sa femme est une fois de plus aux fraises.
Il ne se passera jamais rien malgré l'amour et la tendresse qu'il a pour moi et je serai décidément passée à côté de tout.
C'est ma faute aussi.
Et toutes les croyances ressurgissent...
J'ai eu si peur de la solitude... si peur de n'intéresser personne...
Au fond, est-ce à moi qu'on s'intéresse ou à ma force, ma capacité à redonner de l'énergie, du sens... que j'ai du mal à trouver pour moi même.

Evidemment, je n'ai pas le droit de me plaindre... de quoi ?
De m'être trompée, de ne pas être le genre de femme qu'on épouse, à qui on fait des enfants...
Tout ça est ce que je ne le sais pas depuis longtemps, est ce que je n'ai pas déjà eu de la chance de le rencontrer lui, de voir son regard sur moi... j'aurais au moins connu ça.
Problème de riche dirait-il avec raison.

40 ans l'an prochain, ce n'est pas si vieux... et pourtant...
J'ai déjà lâché beaucoup d'espoir, d'énergie... un moment, et je connais bien le processus, on bloque soi même l'avancée par manque de foi.
C'est bien ce que je crains.

Au fond, moi qui suis souvent dure et insensible, je reste pourtant une gentille fille.

Il y a trois choses que je voudrais pourtant aujourd'hui...
Arrêter de consoler seule mon corps par la caresse stimulée par des choses que je ne connaitrais plus ou par la nourriture.
J'ai besoin de retrouver mon corps autrement que par le regard de l'autre aimant pour l'un, méprisant pour l'autre.
Le retrouver pour moi et par moi... et même si ça doit s'arrêter là.
Non, de toute façon, il ne peut plus y avoir de consolation pour moi.

Arrêter aussi de me faire mal en violant les conversations de mon ex... aujourd'hui a été une bonne leçon j'espère.

Essayer de me retrouver moi même si en dehors du travail et du mandait, je sais que le silence va être assourdissant.
Il faut que j'en passe par là aussi.
Je vais inaugurer en passant les fêtes seule.
J'en ai le plus grand besoin même si je sais l'exercice violent d'avance.

Fais ce que dois, advienne que pourra

mardi 27 juillet 2010

Jean le Baptiste


Il y a longtemps, c'était l'époque du minitel, j'avais eu un long et étrange thème astral dont un détail m'a fortement frappée.
J'étais, suivant cette "étude", marquée symboliquement par la figure du Baptiste et destinée à souvent prêcher dans le désert comme ceux qui sont des précurseurs et rencontrent la vérité avant les autres.

Je sais, c'est messianiste (beurk) et totalement immodeste... convient à merveille à mon complexe de supériorité !
Eu cette impression hier soir... repas socialiste chez un ami... et d'un seul coup, je l'entends LUI, qu'on pousse tous beaucoup à se présenter, qui commence à partager le gâteau avec sa petite protégée.
J'ai été profondément choquée et écoeurée qu'on pratique les mêmes subtilités que ceux que nous désignons sous le vocable "adversaires", qu'ils soient de droite ou de gauche d'ailleurs.

Le mail qui a suivi a été assez puissant... LUI disant que je n'étais pas une combattante sans doute comme il l'est et elle aussi... que je ne suis sans doute pas assez brillant pour suivre ou encore trop naïve, utopiste...

Seule chose que je regrette aujourd'hui c'est d'avoir bondi, défendu mes idées avec virulence... à quoi bon ?
Personne ne m'écoute : LUI a raison, elle est la star montante...
En plaisantant à moitié, j'ai d'ailleurs dit que j'allais aller m'installer à Toulouse et pas pour être élue.
Plusieurs fois que je parle de Toulouse d'ailleurs... et en peu de temps.

Voilà qui me donne encore et beaucoup à réfléchir.

J'ai encore passé un weekend avec mon ex, charmant, gentil, quelques allusions...
AH oui, je serais tranquille, à l'abri, en terrain connu...
Lui aussi est souvent d'ailleurs un peu en avance sur les choses... comme je le suis sur les gens...
Les points communs ne manquent pas, d'entente non plus...
Est-ce que je vais me laisser aller, fléchir...
Et pourtant, j'avais une telle envie de le voir LUI, passer ma main dans sa tignasse blanche, ce que j'ai pu faire quelques minutes hier.

Malgré ce méli mélo, je ne panique pas... je finirai bien par trancher ou y voir clair, ce n'est certainement pas le meilleur moment... d'abord partir en vacances.

Enfin, depuis hier, j'ai tout de même une meilleure tête... le weekend je me laisse vivre, je marche, je mange, m'endors dans la journée...
Impossible d'être plus volontaire même si j'ai regretté samedi de ne pouvoir aller courir (beaucoup trop mal au ventre).

Je vois la kinesio ce soir... je vais lui déballer tout ça tout en lui disant qu'il n'y a pas d'urgence ni d'inquiétude.
Demain je mange avec une de mes soeurs préférées...
Quelques jours de boulot, finir cette note technique...

Le revoir LUI ?
Il m'a promis dans son mail de cette nuit... j'en doute, son pote canadien débarque, je le vois mal gérer son temps avec des amis à la maison alors qu'il peine à le faire d'ordinaire.

Je lui ai demandé de réfléchir durant notre temps de séparation à ce qu'il veut, ce qu'il est prêt à donner... de mon côté je dois voir ce que je peux supporter, ce à quoi je peux renoncer...
Je ne m'en étais pas aperçu mais même dans mes termes, et c'est ainsi que je le lui ai présenté, cette réflexion est déséquilibrée : il propose, je m'adapte.
Et je ne le veux pourtant pas !

Mais pas de charrue avant les boeufs... un peu d'ordre pour une fois... sous peine de prêcher longtemps seule et dans le désert... mais n'y suis je pas résolue depuis toujours ?

vendredi 16 juillet 2010

Suzanne


Une véritable obsession !
Depuis plusieurs mois, quand je pense à des enfants que je pourrais avoir et que je n'aurais pas, un prénom s'impose : Suzanne.

Il y a quelques jours ma grand mère aurait fêté son 86e anniversaire, j'étais chez moi, tranquillement en train de préparer à manger et je me disais qu'elle aurait probablement été fière de moi.
Pas de quoi certainement mais elle aurait été heureuse du chemin parcouru... à une exception près, je suis persuadée qu'elle se serait inquiétée de me voir sans enfants.
Depuis, la petite Suzanne me trotte systématiquement dans la tête.
Comme si elle était là et me tournait autour attendant que je veuille bien lui donner vie.
Mais il y a longtemps que si je sais pouvoir apporter beaucoup à un enfant, je sais aussi que je ferai une mauvaise mère au quotidien.

Et puis problème de taille, qui me donne cette petite fille.
Je ne me vois pas aller à l'insémination, je ne sais même pas si c'est possible.
Alors qui ?
Pas LUI, il se trouve déjà trop vieux ?
Mon ex ?
Non, je ne crois pas... je l'ai surpris à parler bébé avec sa belle des îles...
Parfois, j'avoue, mon esprit tordu a imaginé que ce serait mon ex justement... même si par la suite, je ne nous vois pas vivre spécialement ensemble.
Je sais, ça relève de l'internement...

Bref, je ne sais plus bien où j'en suis !
D'autant que dans le contexte compliqué qui est le nôtre, je le pousse LUI à candidater pour devenir maire.
La ville et nos concitoyens feraient la meilleure affaire possible !
Et puis comme je le lui ai dit, même s'il n'est pas demandeur je le vois plus suivre cette voie extrême que celle qui consisterait à tout quitter pour vivre avec moi.
Il a convenu à la lecture de mon mail qu'il y avait beaucoup de vrai dans mes propos mais qu'il regrettait que je ne laisse pas de place aux hasards, à la force des sentiments...

Hier soir il m'a dit très sérieusement qu'il allait falloir envisager de se voir deux fois par mois car il comprend mon besoin de liberté, de construire... je l'ai laissé dire, ai plaisanté...
De toute façon, pas de décisions à l'emporte pièces et avant d'avoir pris vacances et repos pour lui comme pour moi !
Après je ne sais pas... je comprends qu'il soit prudent mais là je n'ai aucune perspective de changement et ça finit par me taper étrangement sur le système.

Ce qui est curieux avec cette petite Suzanne, c'est comme si je la "devais" à ma grand mère pour boucler la boucle.
Je ne sais comment expliquer... c'est très étrange...
Le besoin, la nécessité aussi de lui passer le flambeau, comme si ce n'était plus moi l'élément important mais elle et ce qu'elle pourra construire, produire... je n'aurais été là que pour défricher la lignée et ça je peux le concevoir.

Je vois la kinésio bientôt, il faut absolument que je lui en parle...

Je ne sais pas où est la solution, raisonnablement du côté de mon ex, on pourrait avoir une maison, voyager, donner beaucoup à un enfant...
Mais le weekend dernier alors qu'il m'a fait pas mal de compliments, je ne lis rien dans son regard quand il le pose sur moi, je ne ressens aucun désir pour lui...

Je devrais tourner chèvre, c'est vrai que ça me perturbe, et pleurer toute la journée mais non... je laisse encore un peu de temps au temps en espérant qu'il y aura plus de lumière bientôt.

Juste, oubli, erreur, concours de circonstances... je n'ai pas repris la pilule il y a 15 jours comme j'aurais du !
Alors, hasard ?

jeudi 8 juillet 2010

Insensible ou fatiguée ?


Je me surprends depuis quelques temps à ne pas apprécier comme je devrais le temps passé avec LUI.
Notamment les moments d'intimité... parfois j'ai du mal à déconnecter... du mal à jouir aussi... j'en sors lessivée et insatisfaite, disons le mot !

Alors ? Lassitude ?
Je ne crois pas.... toujours autant de plaisir à le retrouver, il reste pour moi un homme séduisant, intéressant, émouvant, touchant...
Je suis toujours émue de voir comment il me regarde, de constater à quel point je le trouble...
Où est donc le problème et pourquoi je prends moins de plaisir physique ?

Fatiguée ?
Oui, je le suis, je n'arrive plus à ingurgiter quoi que ce soit...
Est-ce la seule raison ?
Il y en a évidemment bien d'autres et ce "no futur" qui ne veut pas céder y est certainement pour quelquechose.
Peut-être aussi le manque de temps, le côté routinier de nos rencontres, le besoin d'optimiser le peu de temps dont nous disposons.
Ce n'est pas la fin mais il y a quelquechose à régénérer sous peine d'abîmer voire de détruire.
Pas simple, ça, je le sais d'avance...

Il y a aussi mon besoin de m'imposer, d'avoir davantage les rennes en mains...
Je ne pensais jamais écrire ça un jour.
Il y a une semaine, il m'avait agacée, je l'ai laissé partir sans le raccompagner, n'ai pas répondu de suite à ses messages...
Besoin de vivre à la lumière, au grand jour... trop de contraintes.
C'est tout de même inquiétant car je sais bien qu'il n'y a aucune raison que ça change.
Pas facile...

Je sais qu'il ne faut pas partir la fleur au fusil, j'ai besoin de décompresser pour aborder plus sainement ces questions, ces doutes... car je suis souvent perplexe par ces ressentis alors que j'ai tant d'amour pour lui, tant de désir...
Mais je sais aussi que l'avenir pourrait m'apporter des surprise de taille... je me connais, j'ai tout de même une patience limitée, d'autant que de plus en plus, je me sens en pleine possession de mes moyens, de mes envies...

Je porte toujours un regard ambivalent sur moi... au négatif, je pense toujours que je ne suis pas brillante, que je suis dure, paresseuse... au positif, je commence à devenir un peu plus courageuse et ça c'est important pour moi, physiquement ce n'est pas si mal à bientôt 40 ans... et puis cette énergie, cette force qui peut prendre bien des formes, cette cohérence aussi que je trouve finalement chez peu de gens...
Je crois que je marche dans la bonne direction, que j'ai encore bien des efforts à fournir... et avec moi ce n'est jamais certain.
Que j'ai un rôle à tenir mais que je n'ai pas encore trouvé ma place...
Bref, comme d'habitude entre deux eaux, deux choix...

Est-ce la même chose pour ma vie amoureuse, est-ce que j'en suis rendue au choix ?
J'imagine que ce serait normal...
J'essaie donc de lever le pied... de toute façon, bien des choses que je ne peux pas maîtriser sont en route... je ne peux rien y faire...

Ma vie est belle, colorée, je le disais hier... à moi de ne pas baisser les bras sans brusquer, d'en profiter sans être attentiste...
Et dans un premier temps, c'est avoir une conversation franche avec LUI même si je sais qu'il va sans doute être effondré dans un premier temps...

POur l'heure, aller déjeuner et après reprendre le travail avec un peu plus de concentration

mercredi 7 juillet 2010

Couleurs


Longtemps que je n'ai écrit et alors que j'avais traversé une période où je me sentais plus ferme, je suis de nouveau perplexe sur la marche à suivre !

Ce qui m'étonne pourtant ce sont mes envies de couleurs comme jamais.. sous vêtements corail, sac et chaussures mauves (plus classique certes), ensemble bleu gitane et surtout un sweat jaune... même LUI en a été ébahi sachant comme je déteste cette couleur.

Peut-être ce besoin de vacances, de soleil, de chaleur... ah oui, vivement... ces six premiers mois de l'année ont été usant physiquement et nerveusement... avec le big boss of course qui me prend beaucoup de temps mais aussi par la mairie, la maçonnerie, le PS ...
Moi qui ai besoin de me retrouver seule régulièrement à revâsser, je trouve ça violent.

Heureusement, de beaux moments aussi comme les quatre jours près de Spa avec LUI qui évidemment ont filé follement.
Retour un mardi soir pour mon passage au 3e qui m'a plus chamboulée que je ne l'imaginais.
Une soirée qui a vraiment cloturé un joli séjour amoureux où je n'ai abordé aucune question qui fâche contrairement à ce que je m'étais promis... mais nous avions trop besoin de repos et de respiration...
En arrivant dans un charmant gîte, nous nous sommes installés sur la terrasse pour boire un verre, heureux, tranquille... quand je le vois disparaître.
Et revenir une bassine dans les mains avant de me déchausser et me laver les pieds... je crois encore avoir rêver tant c'était étrange et beau.
Promenade à Spa le lentement, dans les bois le dimanche... câlins, caresses, lectures...
Havre de paix...

Réapparition il y a peu de mon ex qui continue plus que jamais à draguer son inconnue des îles en des termes très forts... qui m'énervent évidemment...
Et pour me dire il y a 8 jours qu'il partirait bien en vacances avec moi...
Nouveau doute... et si c'était plus sage de voir si nous ne pouvons pas voir si nous pouvons contruire quelquechose ensemble ?
Affres bien connus...
Je crois évidemment que je ne suis qu'un ersatz, qu'il déteste l'été, a peur de rester seul si longtemps...
Pas vraiment emballant à côté de LUI qui me dévore des yeux et des oreilles...

Je crois pourtant avoir trouvé la solution...une semaine avec mon ex.. pas plus...
Je vais évidemment l'informer LUI, je ne lui cache rien.. même si je sais que ce n'est pas facile à entendre.
Je ne peux tout de même pas mentir à tout le monde !
J'ai l'intention pourtant de ne pas être forcément un modèle de douceur... je veux qu'on profite de ces quinze jours pour vivre chacun de notre côté, sans chercher à se joindre ni par écrit, ni autrement...
UN temps blanc comme on en a pas connu depuis longtemps...
En serai-je moi même capable ?
ON verra bien !

Je veux vraiment profiter des vacances, minute après minute, sans me projeter...

A suivre

dimanche 7 mars 2010

Un peu menteur


Je suis toujours bien dans mes pompes même si je trouve comme d'ordinaire que je pourrais mieux faire au boulot, en mairie...

Assez légère même si je n'ai toujours pas toutes les réponses que je pourrais espérer !

Et c'est même pire que ça... je me sens prise entre deux feux... d'où le titre de ce message... ce devrait être d'ailleurs un peu menteuse...

Avec LUI toujours aussi bien même si on peine parfois à se voir... campagne des régionales oblige et même si nous ne sommes pas des forcenés en la matière !
Tellement pitoyable, cousu de fil blanc et en même temps décousu... bref, on a du mal à s'y mettre avec ardeur et acharnement... mais on donne le change.
J'ai mis la pédale douce avec tout ce que j'ai envie de lui dire, lui faire...
Oui, vraiment soft pour une fois d'autant qu'à côté de toutes les tracasseries du quotidien, il n'en voit pas vraiment le bout avec son gamin, ce qui me rend d'autant plus compréhensive, je ne me reconnais plus !

On pourrait donc se dire, ok, période de vaches maigres, ça repartira plus tard !
Sauf qu'il y a un hic !
Je revois mon ex la semaine dernière, il vient passer deux nuits ici après sa tenue et avant d'aller voir ses parents.
Il est très gentil avec moi, légèrement entreprenant mais je ne me laisse pas faire même si je me débats mollement.
Il respecte même s'il me chauffe un peu suite à quoi je lui envoie un mail pour lui dire que je ne lui en veux pas, je fais la différence entre le désir et les sentiments... mais je reconnais que ça me travaille, que sans qu'il me manque vraiment je pense souvent à lui.

Vendredi je lui envoie un gentil message pour lui souhaiter un bon voyage, il part de l'autre côté de l'Atlantique pour son boulot...
Il me contacte en fin de journée, me propose de venir déjeuner le lendemain avec lui avant son départ.
Trop heureuse de sa proposition et de prendre la poudre d'escampette, j'acquiesce... et je suis finalement rester dormir, suis donc rentrée ce matin.
Tentative de relations après avoir longuement parler de son désir pour moi et une quasi inconnue rencontrée lors d'un voyage, ses sentiments pour sa jolie blonde avec qui il va passer bientôt un weekend à Paris mais avec qui le désir n'est pas vraiment au rendez-vous.
Visiblement il en a pour moi mais trop épuisé pour que nous puissions réellement faire l'amour et je crois que ça m'a soulagée...

De l'autre côté LUI tentant désespérément de me joindre... et que je n'ai pu rassurer que ce matin... avec qui je ne vais sans doute pas tardé à aller coller quelques affiches, histoire de...

Et moi, et moi, et moi... qui ne sais plus trop où j'en suis.
Sans désespoir mais avec perplexité !

Avec LUI je peine à voir un avenir et pourtant je décolle à peine il me frôle, je l'aime pour tout ce qu'il m'apporte simplement, naturellement, grâce à quoi je grandis, m'épanouis...

Quant à mon ex, il n'y a pas le frisson de la passion, il n'y a pas cette folie qui souffle, cette communication instantanée...
Mais il y a de la compréhension, de la finesse, des projets...

Je suis perdue... un peu menteuse...

lundi 15 février 2010

Une vraie femme


L'autre jour, je faisais des parrainages et des mariages, tout le loisir de contempler le buste de Marianne qui trône dans la salle des mariages...
Qui doit dater du XIXe siècle je pense si on se réfère à la physionomie de la dame... joues rondes, cou solide, menton un peu enrobé, lèvres fortes et nez charnu sans oublier l'abondante chevelure.
Bien que plusieurs de ces critères me rebutent, je me suis retrouvée dans ces traits... sans y voir la République non, plutôt la femme.
Femme solide, forte, lucide...

Moi qui me suis vue et vécue aussi comme une grande ado, pas un mec certes mais pas une femme non plus, je m'ancre de plus en plus dans mon sexe avec bonheur, gourmandise, foi et soulagement...
Ce qui je lui ai écrit à LUI hier soir...
Les deux pieds sur terre (mon élément d'ailleurs) mais la tête dans les étoiles (l'air c'est l'élément de mon ascendant de toute façon.. et si on ajoute que j'adore l'eau et que j'ai un tempérament de feu...).
Bref, je ne suis ni assez féminine et sexy, ni assez mince, plus toute jeune, pas maman mais pas fatale non plus, pas assez fragile...
Pas besoin de conrrespondre à de quelconques critères, encore moins à des normes de beauté ou à un profil psychologique...
Fromage et dessert en somme avec apéro, vin et digestif...

Oui, rien à faire malgré tous mes démons intérieurs, mes tortures et mon caractère autodestructeur, je suis une authentique bonne vivante, devant une assiette, dans un lit et devant la vie en générale...
Ce qu'est ma mère en plus contrasté dans certains domaines, ce qu'aurait du être ma grand mère qui m'a ouvert la voie sans pouvoir le vivre...

Je me souviens d'un poème de Baudelaire découvert ado, La Géante... à l'époque je préférais Le Vampire, plus éthéré...
Aujourd'hui je compose avec mon ombre et ma lumière de mieux en mieux...

Je ne crie pas victoire car dans la quotidien, je vais encore prendre des murs, des claques, connaître les larmes, le doute, les deuils...
OUi, mais je sais que j'ai de quoi me reconstruire, moi et ceux qui m'entourent... il faudra d'ailleurs un jour que j'en fasse quelquechose pour les femmes... et peut-être plus particulièrement les jeunes filles...

Alors effectivement, j'ai décidé de continuer à chevaucher à dos de ma liberté de penser et de paroles... et tout particulièrement avec LUI.
L'intention de lui dire ce que je pense de son choix (non-choix) de rester "en famille".
Ma pudeur de femme bien élevée voudrait que je continue de m'interdire tout commentaire... mais quand je vois dans quel misère psychologique (mais j'imagine qu'en l'emmenant chez un psychiatre on estime que le boulot est fait) et même affective finalement est laissée sa fille, je ne peux pas me taire, surtout qu'elle est attachée à moi, qu'elle a du bon sens (si seulement on l'aidait à le développer), du flair...
L'autre jour, je la charrie un peu et conclue en disant : mais tu sais bien que moi je suis une peste.
Elle rit et me dit : pas du tout, tu es très gentille au contraire.

En fait, elle veut juste dire que je suis en vie et que je suis vraie... ce dont elle a très grand besoin...

Je sais, je sais, je me jette des fleurs, c'est pas très bien...
Parallèlement je me sais dilettante, vélléitaire, un peu molle... et je peine à lutter contre...
J'ai encore du mal à me voir mère un jour et à mon âge ben je vais pas pouvoir ergoter longtemps...
Mais je ne peux pas faire comme si ma maturité ne m'avait pas donné de splendides cartes ... à utiliser forcément dans ma vie privée et publique...

Je ne sais pas où je vais ni avec qui mais je veux marcher sans baisser la tête, sans me hausser du col non plus... une vraie femme... pas si simple mais pas inaccessible...
Comme disait Alexandra David Néel : marche à l'étoile, même si elle est trop haute...

vendredi 12 février 2010

Rire


A les hommes me font rire parfois... souvent lorsqu'ils sont groupés.
Mon cher et tendre mangeait hier soir avec ses trois mousquetaires... un moment qu'ils ne s'étaient vus (septembre je crois).
A l'époque, mes oreilles avaient un peu sifflé mais les trois tout en se demandant qui était bien sa dulcinée à LUI hésitaient entre moi et deux autres...
Je pensais donc qu'à l'avenir mes oreilles siffleraient moins, qu'il continuerait à les ballader et surtout qu'eux finiraient pas abandonner ma piste...
Et puis je pensais aussi qu'ils parleraient davantage politique...
A le coeur des hommes...

Finalement, garce aussi que je suis, je lui envoie un sms équivoque, histoire de le faire rougir devant eux à la lecture...
Pas de bol, il le découvre au moment où il veut m'appeller vers 21H... me dit qu'il est sur la sellette depuis qu'il est arrivé dans le restau, encore avec moi et téléphone et ayant oublié qu'il a activé le haut parleur... comme je suis précisément en train de l'étriller, ils ont entendu un strident éclat de rire de femme qui les a beaucoup interpellés.
Interpellés aussi par ses nouvelles lunettes rouges (lui va très bien), sa veste neuve (pas mal non plus)... ils déduisent donc qu'il a été relooké par une femme... trentenaire !
Ben tiens, au hasard...
Il m'avoue qu'il m'a veillie du coup en disant qu'il s'agissait d'une quadra...

On rit encore beaucoup lui et moi et je le laisse retourner à ses agapes...
Je laisse retomber un peu et lui envoie un sms piégé disant qu'il me manque trop et que je me caresse en pensant à lui...
Naturellement faux, il fait ça trop bien pour que j'ai envie de me toucher depuis un bon moment...
Pas de réaction... j'en déduis qu'ils sont partis sur d'autres sujets...

Je me couche donc, peu fatiguée pourtant et commence à me couler aux portes du sommeil quand j'entends vibrer mon portable pour un sms : tu dors ?
Ben non, pas encore, je l'appelle ... persuadée qu'il est sur le chemin du retour...
Pas du tout... il me dit qu'il a continué à se faire mettre en boîte et particulièrement à mon sujet, surtout par deux d'entres eux...
L'un des deux trouve louche que LUI ne parle pas de moi... c'est donc de moi qu'il s'agit... il nie mais rougit...
Puis reçoit mon sms... le leur fait lire en cachant l'expéditeur... du coup les deux compères, qui sont persuadés que nous avons une liaison depuis longtemps, pensent que ce sms n'est pas de moi... on écrit des trucs comme ça dans le mois qui suit le début d'une relation... pas plus !
S'ils savaient que ça n'a jamais été aussi torride, intense, sensuel, passionné, charnel...

Bon, je le laisse une fois encore les rejoindre... après qu'il m'ait dit que je peux dormir tranquille concernant mon boss, tout va bien... pas d'objections...

Et ce matin, je trouve un mail qui me dit que finalement, les deux comiques sont revenus sur leur avis et sont bien persuadés qu'il s'agit de moi...mais qu'il n'a rien avoué...
Tant mieux, ça me donnera l'occasion de les rejoindre un jour prochain...
J'ai toujours été plus ou moins persuadée qu'il fallait que je me mette en relation, pour le travail, avec le quatrième larron, celui que je ne connaissais pas il y a un an...
J'avais raison...
Aujourd'hui, je pense vraiment qu'il y aura coming out... qui n'est pas si éloigné que ça...

Moi qui depuis des mois étaient maladivement inquiète, suspicieuse, pleine de doute, je me sens régénérée d'espoir, envie de faire des projets... et sans croire que tout est possible demain, j'ai la sensation que des portes s'ouvrent de nouveau...
Je le rends tellement heureux, épanoui... il m'apporte tellement...

POur ça qu'il se fait chambrer... quand il est détendu, en milieu amical, il rayonne de bien être... il donne la sensation d'être l'homme qui sait, l'homme qui a trouvé.. la vie, son sens...

J'idéalise ?
Oui, sans doute... mais il y a certainement un fond de vérité dans ce retour à la vie...
Essayer maintenant d'avancer à allure raisonnable, sans attentisme mais sans non plus forcer

dimanche 7 février 2010

Liberté


Décidément ma vie maçonnique ne laisse lieu à aucun hasard...
Après avoir planché sur la force (ça s'est bien passé), me voilà embarquée pour une de mes planches de passage dans le thème de la liberté...
Moi qui aspire tellement à galoper, libérée de toutes entraves...
Une notion un peu sauvage et adolescente de la liberté je n'en disconviens pas... mais je ne suis pas encore maître, je peux me permettre.

Comme je le LUI disais, j'ai hâte d'avoir bouclé mes travaux et en même temps, je suis heureuse d'avoir 5 ans... pas sûre d'être prête à en avoir 7 prochainement...
Pas moi qui décide, c'est très juste...
Le travail sur la force a été appréciée même si conclu dans des conditions acrobatiques (une de mes soeurs n'avait jamais reçu mon travail, s'était énervée...).

Côté mairie des anicroches avec mon "élue" favorite lors d'une réunion de la majorité où elle a attendu que je sorte pour s'interroger sur le bien fondé du projet que je pilote, dont elle a eu la charge dans le mandat précédent, qu'elle n'a pas pu faire avancer et qui a l'entier soutien du maire aujourd'hui...
Eh oui, ça énerve...

Des nouvelles de temps en temps de mon ex... qui crie au secours quand il ne va pas bien et fait le joli coeur ailleurs... j'ai surpris des conversations sur le net avec une frêle jeune fille et lui dans le rôle du chevalier servant...
S'il l'avait été davantage avec moi, nous n'en serions pas là mais c'est vraiment trop tard je crois...

Boulot le boss a les nerfs en pelote... ça clashe et clashera encore... mais pas certaine qu'il ait envie de se battre encore pour son mandat...on verra...

Avec LUI retrouvailles d'exception même si le fond change peu, on manque de temps, il a des masses de contrainte...
Et pourtant, j'ai une arme de destruction massive qui s'est mise en marche... mes orgasmes à répétition qui sont devenus délirants... plus évidents, plus forts...
Et je sais bien que de ça il est complètement accro...
De fait je laisse venir sans porter l'estocade même si je lui ai dit qu'il fallait qu'il s'attende à de la nouveauté le 22 février prochain...

J'ai besoin qu'il s'engage à bouger dans l'année qui vient même si je n'attends pas qu'il quitte son foyer... mais, exemple, je veux partir une semaine avec lui... deux ou trois weekend par an aussi... qu'il veille un peu à sa santé (clopes)...
Je vois même plus loin mais j'ai une part de doute...
Je ne suis pas assurée qu'il bouge... et du coup, je ne suis pas assurée d'attendre encore longtemps plus ou moins sagement...

J'ai revu la kinesio, pas vue depuis aout, et lui ai fait part de ma peur d'avoir ma vie derrière moi... elle a confirmé en riant et en m'indiquant que c'était bon signe, que j'étais en gestation, prête à vivre, une naissance, renaissance...
Et c'est vrai que ce rendez-vous m'a donné de la fraîcheur... elle m'a d'ailleurs dit qu'elle sentait beaucoup de force (j'avais planché la veille) et de détermination...
Je me soins moins flottante c'est exact...
Il faudra tout de même que je lui parle maternité... je la revois bientôt de toute façon...

J'aspire à du neuf, je me sens très bien seule, comme hier soir alors que je sais qu'il est parti manger avec femme, fille, amis... que la semaine qui vient on va se voir très peu et que je ne ferai aucun effort...
Oui, envie et besoin de liberté, d'autonomie...
Je ne sais pas s'il en est bien conscient mais ça pourrait lui jouer des tours...

mardi 19 janvier 2010

Repos...


Je me croyais très en forme et vers la fin de la réunion en mairie j'ai débuté une très belle migraine liée à la fatigue, la chute de la tension...
Il faut dire que je présentais un projet d'ampleur de ma délégation à mes collègues et j'appréhendais un peu même si on avait pas mal préparé.
Heureusement le maire nous a beaucoup aidé aussi comme facilitateur...
Marrant, mon élue "préférée" était à côté de moi et elle n'a fait aucun commentaire.

Là je suis carbonisée... juste eu le courage de manger et boire un jus d'orange, impossible de boire la moindre goutte d'alcool.

Journée encore bien pleine, comme celle d'hier...
Le boss très prenant, demandeur, exigeant... souvent je ne sais plus où donner de la tête...
Alternance boulot/mairie/boulot/mairie... comme ce matin où ma visite de chantier dure plus longtemps que prévu, j'arrive ventre à terre au boulot, j'embraye...

Du coup je reprends magnesium, vitamine C... je ne tiendrai pas... et pourtant jusqu'à ce soir je ne me sentais pas si épuisée...

Ma planche a beaucoup avancé aussi et je crois que c'est ce dont je suis le plus fière...
Pour le travail mairie, j'ai une équipe géniale, c'est très complémentaire et stimulant...
Mais la planche, c'est free style... et ma première aime bien... ça m'a soulagée...

Hier des nouvelles de ma marraine avec qui je me suis la^chée... dit tout ce que j'avais envie de dire depuis des années...
Deux longs coups de fil avec ma mère... avant celui du dessus, où nous avons parlé de LUI et de ce que j'avais mis en route, et après pour que je lui parle de sa soeur... encore beaucoup de salive dépensée... trop !!!

Et ce matin deux beaux mails, l'un d'un ami d'enfance que j'ai revu une fois fin 2008 et qui se croit amoureux de moi... lui avais aussi dit que je voulais faire du ménage et que désolée pour lui mais les hommes mariés terminé !
Il l'a pris avec plus d'humour que je n'aurais cru...
Le second d'un frère de son atelier à LUI... celui qui a compris très très vite notre relation même si nous ne l'avons jamais évoqué évidemment...
Il a perdu sa maman il y a peu, je m'étais manifestée et inversement au moment du départ de mon père...
Je lui avais écrit hier pour lui présenter mes voeux, lui dire que je n'oublie pas que nous devons manger ensemble... et puis c'est un lien avec LUI...
Belle réponse donc de cet ami, emprunte de finesse et de fraternité... vraie bonne surprise...

Et LUI ?
Aucune nouvelle hier... dur mais encore gérable... mais rien ce matin... le coeur lourd...
J'arrive en mairie pour me garer.. et je manque de lui rentrer dedans...
Je me sauve...
Et puis alors que je chemine avec maire et DGS, je le vois qui nous rejoint... je finis par lui dire bonjour... nous visitons à distance...
Il se sauve à son tour en m'envoyant un sms pour me dire que c'est trop dur... je lui réponds une heure après que pour moi aussi d'autant qu'il est superbe... et c'est vrai qu'il l'est le chacal !
J'en ai reçu un autre pour me féliciter ce soir me disant que j'étais remarquable...
Plus rien...

Je compte conserver distance tant qu'il ne vient pas vers moi... donc je peux attendre...
Ma mère comme mon ami lointain pensent qu'il ne quittera jamais son foyer, ce qui est très certainement juste... mais ça fait mal quand même...

Enfin voilà encore une journée bien pleine... j'ai du mal à me relaxer... et il faut pourtant... je déborde de travail partout, il faut que je récupère...


Ahhh, un hammam...

dimanche 17 janvier 2010

22 février


En 2007, 2008 et 2009... mais pas cette année...
Pas de restau chinois à se remémorer ce premier repas, à se souvenir du trouble, de l'émotion...

Il a corrigé tout à l'heure en disant qu'effectivement il ne s'était pas correctement exprimé, il voulait bien me signifier que répondre lui était impossible... terminant sur un laconique "bonne semaine".
J'ai remercié de la précision en lui souhaitant une bonne semaine à mon tour... que je prenais son voeu auquel je répondais comme une mise à distance que je respecterai...

Je nous vois mal reprendre quoi que ce soit derrière ça...
Je n'attendais pas une réponse certes mais quelques lignes traduisant son émotion, sa compréhension...
Mais en bon mâle qu'il est il n'a lu que ce qui écorne l'homme, ce qui pointe sur la lâcheté...
J'attendais mieux et plus de lui... à croire comme il me l'a dit un jour qu'il n'est pas à la hauteur...

Je ne crois même pas que nous aurons une explication... elles ont déjà eu lieu pour ne rien changer et reprendre comme avant... ce que je ne peux plus accepter...

Je retourne le problème depuis tout à l'heure... et j'ai choisi de décrocher le labyrinthe que j'ai glissé dans une enveloppe pleine de ses cheveux qu'il avait rapportée cette été à ma demande...

Une autre page se tourne... je savais qu'on approchait, j'avais peur, j'ai évité, provoqué puis abandonné mais il n'y a vraiment pas d'autres solutions...

L'histoire était belle, peut-être qu'elle ne pouvait pas durer... qu'elle avait trop duré...
Dans tous les cas, le mur infranchissable juste devant nous l'aurait abîmé...
Et après la grande beauté, la grande force que nous avons connu, ç'aurait vraiment été dommage...

Les jours qui viennent vont probablement être insupportables et j'ai tant à faire... plus qu'à espérer que la louve au sang froid sache toujours activer le pilote automatique et tenir...

Cette semaine, mercredi je crois, il avait neigé sur le petit matin... quand j'ai quitté l'appartement tout était blanc et calme, comme sur la place que j'ai traversée pour prendre le métro...
J'ai pensé, malgré notre sensualité débordante, à la pureté que nous portions tous les deux...
Et ce soir c'est cette pureté qui me guide alors même que je suis consommatrice de loin en loin de sites pornographiques, d'histoires lestes... histoire d'accompagner ma masturbation...

Cette fois j'ai besoin de rompre avec tout ça, de prendre du champs avec ce corps qui demande, qui jouit... faire une pause... je sais qu'elle pourrait durer longtemps...
Dans un premier temps, je ferai un point le 22 février justement...
D'ici là, retour à la chasteté qui ne peut pas me faire de mal...
Plus dur de penser que LUI n'exprimera plus son désir... ce désir masculin dont j'ai du me passer pendant des années avec mon ex compagnon...

Je regrette de LUI avoir fait mal mais je crois qu'il n'a jamais mesuré quelles souffrances étaient les miennes... dans les plus infimes détails quand hier soir répondant à une question, il affirme soulagé qu'il va passer un weekend tranquille avec sa femme et sa fille... jusqu'à des choses bien plus dures autour de la maternité, de l'avenir...
LUI aurait pu continuer cette liaison comme ça... je sais depuis pas mal de temps que nous ne voulons pas la même chose quoi qu'il en dise...

Je finirai par avoir raison, je suis taillée pour vivre seule... sauf à être moins moi même, moins exigeante, moins vivante... ce ne sera pas si facile de présenter un travail sur la force

La femme sauvage


Je comprends mieux pourquoi j'avais aimé La féline, le film de Tourneur... il illustre la sauvagerie qu'il y a en toute femme.
Et il est temps que je la retrouve la femme sauvage que je suis !
LUI a contribué à me la faire retrouver... mais c'est fini... pour LUI je surveille mes paroles, dose, patiente...
Alors même que je le bouscule et le malmène souvent... pas grand chose en comparaison de ce qui rugit en moi...

Certes, j'ai des semaines décousues et fatigantes, celle qui est dernière moi n'est pas la moindre mais ne sera pas la dernière...
Boulot, mairie, maçonnerie, tout est urgent, il faut être présent partout... avec plus ou moins d'efficacité et de bonheur...
Le boss m'a fait remarquer jeudi soir que j'avais une sale tête, que j'avais sans doute besoin de repos... me trouve t'il si mauvaise que ça ?
Bon, il râle beaucoup en ce moment et il traverse une année difficile... le renouvellement en 2011, ce n'est pas gagné...

En mairie il manque d'huile dans tous les rouages, la tâche est immense et dépasse mes compétences et mon temps disponible...

Les régionales s'engagent... j'ai assisté à ma première réunion cette semaine... tout à fait navrant comme on pouvait s'y attendre...
Je soutiens sa petite protégée à LUI... on a même mangé ensemble mais il est arrivé en cours de route et je n'ai pas pu lui dire, entre femmes, tout ce que je voulais...
Ce qui a fait émerger ce qui pourrait être des envies chez moi, envie d'être distinguée surtout d'ailleurs, j'ai la sagesse de le reconnaître...
POur le reste, elle est plus bosseuse, prometteuse que moi qui suis et resterait sans doute une dilettante et une vélléitaire... preuve sans doute que je n'ai pas encore trouvé ma place...

Et avec LUI, retrouvailles avec un peu plus de temps cette semaine...
Puis je ne peux pas m'empêcher de piéger le terrain en lui parlant d'autres hommes...
Mais j'ai eu le courage de lui envoyer un long texte hier soir pour lui dire pourquoi à mon avis j'aurais besoin de rencontrer d'autres hommes...
Je suis contente de mon opération vérité, sans coquetterie, sans menace, sans chantage... mais d'une lucidité peut-être, et même sans doute, bien trop brutale pour LUI.
Je n'ai rien oublié, ni la maternité, ni la sexualité, ni l'absence de projets communs que j'accepte maintenant...
En lui disant, je suis décidément délicate, que je n'attendais pas de réponse, que pourrait-il bien me répondre.
Ey j'ai eu pour réponse :
Pas de réponse : impossible
Je t'aime vraiment
Je ne sais donc pas vraiment si toute réponse est impossible ou si ne pas répondre est impossible...
Après tout peu importe...
Je sais qu'il écrira de moins en moins souvent et de moins en moins...
Il faudra peut-être qu'on s'entende pour cesser cette correspondance qui a toujours du lui peser et peut-être de plus en plus...
J'ai déjà assez compliqué sa vie, il faudrait y mettre bon ordre...

Je ne pense toujours pas interrompre la relation de suite mais je commence à penser sérieusement qu'elle va s'arrêter d'elle même parce qu'il éprouvera de moins en moins de plaisir à me voir si je tends vers l'austérité...
Pas réussi à jouir hier, je commence aussi à penser à faire une retraite durant au moins une semaine, sans aucun contact...

Hier, il me parlait d'une ancienne salariée de la mairie qui a quitté son compagnon malade pour vivre son grand amour de jeunesse...
Je lui ai dit que c'était courageux, qu'il fallait de la force pour affronter la culpabilité... surtout qu'elle est aussi véhiculée par ses enfants qui ne veulent pas voir le nouveau compagnon...
J'ai donc raconté l'histoire de ma mère et mon père, nos réactions à nous les filles, l'histoire de Maité aussi qui a attendu 15 ans que la femme malade meure... et que son amant est mort à son tour en la rejoignant...
Et comme pour tous les hommes, il ne fait pas exception, il écoute, est horrifié... mais ça ne change rien, ça ne peut pas lui arriver...
Ou dans son cas, il accepte cette fatalité même si cette semaine il m'a dit qu'il n'avait aucune appétence à devenir maire, que vu le temps qu'il lui reste, il aspire toujours à des projets communs...
Mais c'est un peu comme sa soumission... c'est lointain, un peu vague, surtout fantasmatique...

Oui, je savais très bien que les deuils n'étaient pas finis... ils me terrorisaient... maintenant je les attends...

vendredi 8 janvier 2010

Prière


Etrange journée... toute décousue, pleine de rupture de rythmes...

Réunion ce matin autour des TIC, du câbles avec des élus de communes voisines afin de voir comment nous pouvons nous organiser pour mutualiser et être efficaces...
Enfin un bidule constructif... même si je me rends compte que je n'ai pas le niveau des élus présents...

Retour dans ma ville préférée pour faire un pot avec les services... LUI est concerné, me dit qu'il sera là... et évidemment, alors que j'arrive tard, il n'y est pas...
La directrice me voyant arriver me balance la parole... impro totale mais visiblement intervention appréciée des équipes ce dont je suis évidemment ravie...
En plus je pensais, comme souvent, ce que j'ai dit même si j'ai soigné un peu la forme et j'ai essayé de leur mettre du baume au coeur...
Vraiment tant mieux si ça fonctionne... on en a tous grand besoin par les temps qui courent...
Déjeuner rapide avec deux des cadres du service vraiment super sympas... un bonheur...

Retour au boulot, je récupère les propositions budgétaires, demande au boss quand il les veut, lundi ok... en me disant qu'il lui faut une note... je suis anéantie... il me dit qu'il ne veut pas de littérature mais quelques explications.
Je lui explique donc courtoisement qu'en l'état de mes compétences et connaissances, je ne vois pas bien ce que je vais lui apporter mais que je vais essayer... ça promet...
Et de fait, je creuse, je cherche, au moins à vérifier l'épure budgétaire... vraiment pas mon truc...

Enfin le retour dans mes terres pour les voeux... entre deux j'ai eu des nouvelles d'un LUI encore souffrant et grognon, eu une de mes soeurs au téléphone qui balise parce que la troisième avec qui nous bossons ne fiche rien... ah ah ah, je ris... j'étais sensée être la dilettante...

OUf, je retrouve des têtes amies... on plaisante, discute... et LUI toujours pas dans son assiette, énervé, dissipé, énervant...

Et quand on va partir, je me fais chopper par une élue avec qui j'ai peu d'atomes crochues bien que nous ayons le même âge, les mêmes origines...
Elle veut absolument me dire quelquechose, me souhaiter une meilleure année, du fond du coeur même si nous ne sommes pas d'accord... je sens le terrain glissant, je proteste mollement, essaie d'éluder mais elle ne lâche pas...
Me dit qu'elle ne me parle pas avec la tête mais avec le coeur, qu'elle se sent à lien avec moi et même si elle ne m'a pas contactée au décès de mon père a beaucoup pensé à moi...
J'ai essayé de retrouver pied... elle me redit qu'on sera encore en désaccord, je minimise disant qu'on ne sait pas mais elle insiste encore, me dit que ça n'empêche pas de se parler...
Puis me parle de LUI qu'elle admire beaucoup, qu'elle ne comprend pas pourquoi ils ne parviennent pas à se rapprocher...
Voilà rapidement résumé la teneur de ses propos...
Je l'ai accompagnée fumer une cigarette... on a retrouvé des sujets moins brûlants comme son boulot qu'elle vient de quitter, que sa santé passe avant tout...

En fait, je dois confesser qu'elle m'a fait de la peine mais m'a fait peur aussi... je ne vois pas comment elle va s'en sortir et je la plains...
Elle va hélas sans doute encore faire des dégâts... et au final surtout pour elle...
Alors moi agnostique mais tellement branchée sur le sacrée, ses signes et ses symboles, j'ai choisi un orant pour une prière à ma sauce au Grand Architecte pour elle...

Idiot peut-être mais c'est sincère...
Et ça me redonne à moi beaucoup de jus et de fraîcheur...

Oui, étrange journée décousue mais très riche...

mardi 5 janvier 2010

Saint-Nectaire


Pas de romantisme ou d'intellectualisme ce soir (ah bon, j'en fais parfois ?)... pragmatisme et terroir !
Baguette sésame, St Nectaire et verre de Visan après une longue journée de travail... terminé à 19H... bonne excuse pour ne pas aller en réunion en mairie !
Et puis j'ai retrouvé le boss pour les rendez-vous de l'apres midi... longtemps que ce n'était arrivé... très agréable... comme il l'a dit à une visiteuse qui s'excusait de n'avoir qu'un document à nous remettre : on cohabite !
Ouaip, c'est ça !
J'ai même cru voir qu'il reluquait mes jambes un moment...
Mais bon, je ne sais pas où il avait mangé ni avec qui mais il avait éclusé le bougre... d'ailleurs il est arrivé en retard pour les rendez-vous... un signe !

En revenant pour récupérer ma voiture, je vois qu'il y a un LUI qui a essayé de me joindre, qui s'étonne de ne pas m'avoir vu en mairie, de ne pas avoir de nouvelles...
Bonne fille je l'ai appelé... suis passée le voir dans son bureau...
J'alterne le mutisme et les horreurs que je lui débite allègrement comme hier soir... j'ai beaucoup résisté à ses caresses... il n'a pas réussi à me faire jouir... il n'y a pas que mon dos qui est coincé manifestement... pas trop envie de plaisir de toute façon...
Tout ça doit beaucoup le destabiliser... ça m'amuse un peu... pas envie d'y remédier parce que pas assez d'énergie... et puis pas envie de faire d'effort... j'en fais tellement...
De toute façon, je lui ai expliqué que les horreurs dont je le gratifie c'est encore mieux que ce que je ne lui dis pas...
A quoi bon lui dire que j'ai perdu l'espoir, la foi... ça fait pourtant partie de mon grade de compagnon... j'ai d'ailleurs oublié une réunion hier soir... ça part fort...

Et puis je me vois/me sens vieillir... à quoi bon le lui dire, ça va l'amuser ou l'énerver... dans tous les cas il ne comprendra pas...
Lui rajeunit je trouve alors que je me vois me faner de plus en plus... et ce n'est pas qu'une vue de l'esprit... je n'aurais jamais vraiment été jolie... sauf un peu au début de ma relation avec lui... au moins quelqu'un en aura profité un peu...
Heureusement qu'il ne me lit pas... il me toruverait cynique...

Tout à l'heure nous avons un peu parlé de l'avenir de la Ville, j'ai redit que je ferai un mandat... il a râlé, m'a dit que j'apportais des choses... tu parles... j'ai dit que je finirai de les apporter dans ce mandat...
il a refusé de discuter avec moi...
Je crois qu'au fond il a une forme d'ambition... au moins pour cette ville... je suis trop paresseuse, dilettante et réservée pour ça...
On n'est vraiment pas sur la même longueur d'ondes... ce dont il ne voudra jamais convenir...

On doit se voir demain... j'ai dit oui... on verra... mais je n'attends rien... même pas du plaisir...

dimanche 3 janvier 2010

Vide


L'appartement de mon père est vide... avec l'aide d'un couple d'amis que je bénis... d'autant que ce matin en arrivant chez lui... il y avait une fuite d'eau... SOS dépannage auprès de cet ami... et sa femme qui est une très bonne amie a fait de quoi manger puis nous a accompagnés...
On en a eu pour près de 5H... je suis épuisée, mal au dos, je ne peux même plus me baisser... pas idéal pour reprendre le boulot demain... surtout que la semaine s'avère bien pleine...

Je suis vide aussi... voir défiler une vie, celle de son père qui plus est, tellement ténue, avec si peu de choses matérielles qui restent... quelle vanité de vouloir posséder... de vouloir le pouvoir... plutôt que faire, réaliser, vivre...

Oui, vide, pour ça que j'ai choisi cette photo de Romy que j'aime beaucoup... le sourire est splendide mais d'une tristesse absolue...
Pas que je sois désespérée mais je n'ai plus de but ni de destination...

Et je regarde ma vie aussi, forcément... tout aussi vide... elle n'était pas plus pleine avec mon ex compagnon... elle ne peut pas l'être avec LUI...
Mal faite parfois la vie...
Comme je le lui ai dis, je suis la variable d'ajustement de son existence... il a promis de s'occuper de ses enfants, de la ville, des amis à qui il a juré qu'ils les aideraient...
Reste peu de place concrète pour moi même si je suis essentielle pour lui, centrale...
Oui, bizarre la vie...

Je ne suis plus en mode revendication, je ne suis pas dans les 36e dessous... je constate simplement mais lucidement...
Vraiment étrange de savoir/penser que nous pourrions encore développer notre relation, que nous sommes encore en phase d'expansion alors qu'il y aura bientôt 3 ans... mais non, rien à faire, on a beau marcher un peu plus lentement, nous savons bien que le mur qui nous barre le passage est là, solide, épais, multiformes...
Parfois au hasard d'un mirage on le voit disparaître quelques heures mais il y a déjà bien longtemps que je sais qu'on stagne face à lui...
Et qu'il n'y a rien à faire !

M'imposer ?
Provoquer une énième explication, des affres, des douleurs, des discussions... pour de toute façon retomber sur le mur...
Vivre au jour le jour, en sachant qu'il n'y a rien à construire, que la contrainte sera toujours pour moi... je n'en suis pas capable je crois... pas assez de sentiments ?
Je ne crois pas mais plus capable de me sacrifier...
Il faut encore que du temps s'écoule un peu mais je ne veux pas vivre mes sentiments et mon amour au rabais, cachée, calculant le temps, les mensonges, les bateaux pour arracher deux jours...
A suivre...

Je sais qu'il y a peu de chances pour qu'un homme m'aime comme lui m'aime, que je me laisse autant voir, que j'assume autant avec un autre tout ce que je suis, femme et louve, sainte et garce...
Peut-être que je vais tout simplement renoncer à une vie amoureuse... finalement c'est peut-être mon ex qui a raison bien qu'il n'ait pas la même sensualité que moi...

Je pense pourtant qu'on ne peut plus avancer... je ne veux même plus faire l'effort d'avancer d'ailleurs... je suis vide... avec le sourire mais vide quand même !

samedi 2 janvier 2010

Paris ou l'évasion


Je n'aime pas les débuts d'année, ce n'est pas nouveau... ça motive peut-être mon envie de Paris... je me verrais bien... place des Abbesses, au relais Gascon, boire un café sous une terrasse chauffée devant ND de Lorette ou encore en train de faire un sort à un risotto chez Bocca di rosa...

Rien de tout ça en préparation... vider l'appart de mon père demain...
Passer la soirée seule avec le chat...
Et éviter de penser à LUI qui est venu passer deux petites heures fort sages ici... on doit se voir lundi après les voeux de je ne sais plus quelle collectivité...

Ne pas penser à LUI sous peine de déprimer grave... je ne vois pas d'issue et cette fois ça ne me donne même pas envie de ruer dans les brancards... je suis philosophico-résignée...
Retour à mes années d'aquoibonisme ?
Non, même pas....
Comprendre que manifestement il n'y a pas d'avenir concret à notre relation...
Je lui ai dis quand il partait que bientôt je ne pourrais plus me regarder devant la glace à lui prendre le temps qu'il devrait passer chez lui...
Il a répondu qu'on en était pas là, une chose à la fois...

Evidemment, c'est moi qui voit l'inéluctable... enfin me ranger à quelquechose et m'y tenir alors que ce n'est pas si net, si simple... mais si rassurant alors que rien ne me rassure...
L'impression d'être sur un fil d'équilibriste... et de pouvoir tomber à chaque instant... je finis d'ailleurs par ne même plus songer à tous ces risques matériels que j'ai pris, loyer, voiture... mais je sais que je n'ai pas droit à l'erreur et tout ne dépend pas de moi...

La seule chose de bien que je peux faire ce soir c'est bosser à mes travaux de passage et intermédiaire pour la fin du mois... avec un peu de chance, comme souvent, ça m'apaisera, me fortifiera, m'élèvera aussi un peu...

Je n'ai pas le choix, pas de raisons de me plaindre, il faut avancer... avec LUI ou sans LUI...
Travailler, progresser...
Lui même, pourtant serré tout contre moi, s'est mis à penser à la succession du maire, aux manoeuvres des uns et des autres...
La seule qui puisse me faire une place... c'est moi !

vendredi 1 janvier 2010

Neuf


On a quitté 2009, les réveillons sont derrière nous, 2010 nous tend les bras... et le gui...
Je ne sais trop quoi me souhaiter pour cette année neuve, la santé c'est certain.. pour le reste...
Je pense que je vais devoir fournir beaucoup d'efforts divers et de diverses manières... essentiellement pour moi pour une fois... et plus d'échappatoire, que moi à penser ! Ou presque...

Repas chez LUI, avec des amis, mon ex... qui a essayé de m'embrasser un peu plus tendrement à minuit, je me suis dérobée...
Le voir LUI tenir longuement femme et fille... pas simple, je me retrouve confrontée à mon statut de perturbatrice... what else ?
Après tout, c'est vrai... je n'ai accepté ce réveillon, le dernier, que parce que son fils lui a joué un tour de con en lui barbotant 10 000 euros ou pas loin à coup de chèques dérobés...
Il a rencontré l'educ qui s'occupe de lui qui l'a gentiment culpabilisé en lui disant que ce gamin ne voit pas assez son père... j'ai été révoltée d'entendre ça même s'il y a un fond de vérité c'est certain... lui ai proposé qu'on se voit moins pour qu'il s'occupe de sa famille... il n'a pas répondu...
De toutes les façons, les regionales approchent et forcément... et puis il y a la gestion de la Ville, la succession du maire...
Comment espérer quelquechose ?
Je deviens un peu philosophe...

Du coup j'ai appelé mon ami d'enfance qui bossait hier soir, qui attend tellement de moi... sans ce rendre compte que je ne peux pas coller à son fantasme parce que c'est précisément un fantasme...
Mais bon, j'ai besoin d'aventure et de liberté et sans le tromper j'ai bien l'intention de le revoir, de l'aimer peut-être... tout pour ne pas rester prisonnière de LUI...

Quant à mon ex, je crois que vraiment il n'y a rien de possible... c'est la raison qui nous lie, même si nous nous aimons beaucoup... mais pas pour être un couple, pas pour être des parents...
Il faut que j'accepte que si je dois être mère un jour, je ne connais pas le père à ce jour...

Il me reste bien des choses à apprendre, découvrir, faire... mais en matière d'amour, j'ai peur de ne pouvoir beaucoup avancer avant un moment...
Je n'ai pas l'intention de rompre avec LUI mais je me connais assez pour savoir comment je vais vivre une relation dont je suis persuadée, à tort ou à raison, qu'elle ne peut plus avancer...

En attendant, mairie + maçonnerie devraient être mes deux mamelles... que le Grand Architecte me donne la sagesse nécessaire... ou à tout le moins la force...

Sur ce, je me colle à un appel à ma mère avant de déguster une cigarette avec Benjamin Biolay... un type que je ne supportais pas mais dont j'aime beaucoup le dernier album... comme quoi....