mercredi 5 novembre 2008

Il était une fois en Amérique


C'est drôle, j'ai revu ce film samedi soir... bien loin de penser que quelques jours plus tard, je me réveillerais pour apprendre la victoire aux élections du premier président noir américain, Barack Obama.
Je dois confesser que je n'ai jamais cru une seconde en cette victoire et que si le symbole est beau, j'ai bien peur qu'il ne résolve pas grand chose.
Mais trêve de pessimisme... c'est un premier pas...
J'ai été surprise d'ailleurs de voir à quel point plusieurs de mes soeurs pensent comme moi qu'il faudra bien plus pour changer la donne... ah décidément, les femmes sont d'incorrigibles pragmatiques.
Et pourtant, Barack est loin de m'être antipathique... utopiste pragmatique justement, comme moi... mais... mais je n'y crois pas... j'espère avoir tort.

De mon côté, une page se tourne aussi... mon ami avocat sur ma demande a pris les choses en main, a contacté très vite l'avocat de mon boulot... ça y est, tout le monde est au courant... ça va donc suivre son cours.
Je me sens à la fois soulagée et anxieuse... peur qu'on tente de me faire quelques coups pendables... peur du lendemain...
Maintenant c'est lancé, je ne ferai pas demi tour !
D'autant qu'en ce moment, le boulot me pompe une énergie folle... j'ai moins de temps pour le mandat et je culpabilise comme une bête !
Allez, dans trois semaines je vais pouvoir souffler...

Côté politique, j'ai vu revenir une militante dont nous n'avions plus de nouvelles et j'ai été effarée de tout ce qu'elle m'a appris !
Le mal qu'on a pu luli faire, les saloperies qui sont racontés sur les uns, les autres... les accusations de racisme...
Oui, on est au niveau des égoûts...
Evidemment, les derniers jours avant vote sont tendus... espérons un beau score et nous serons tranquilles.
J'ai aidé et j'aiderai encore cette jeune femme... elle ferait je pense une bonne élue... et puis ma vibre féminine est en plein développement et j'ai plus de douceur, d'écoute, de compréhension, de conviction...
Je l'exprime avec elle, mon amie psy, sa fille à LUI, d'autres amies...
Je me dis que je devrais creuser pour ma reconversion professionnelle...

D'autres bonnes nouvelles : mon meilleur ami est venu habiter à quelques centaines de mètres de chez moi, ça me fait très plaisir...
J'ai discuté astrologie avec une de mes soeurs et j'ai été sidérée de tout ce qu'elle a pu me dire en sachant juste mon signe et mon ascendant... bon, elle est sans doute très observatrice aussi !
Pour elle, logique que je me libère actuellement, que je cherche à bouger, c'est très sain, je rentre dans une bonne période pour reprendre des études et rompre avec ce qui me pèse, faire le tri...
Elle n'était pas surprise des problèmes que je rencontre avec mon compagnon, elle se souvenait même physiquement de lui et m'a dit : il a beau cacher sa détresse, ça se voit !

Et puis LUI, toujours LUI...
Pas mal d'avancée le mois dernier, de réflexion, d'approfondissement... même si on arrive encore à se chamailler parce qu'avec son humour à la con qu'il ne maîtrise pas toujours, il m'exaspère souvent...
En même temps, le temps passé ensemble est de plus en plus magique...
Nos jouissances décuplent, nos désirs s'intensifient encore... il parvient encore à me terroriser quand il décide de prendre le dessus... je parviens à le faire jouir trois fois en moins de deux heures.
Il me dit souvent son amour, sa force... mais comme hier je lui disais que je n'avais pas révolutionné sa vie comme il se plait à le dire il s'est fâché et m'a prise au dépourvu. Je sais qu'il avait déjà envisagé, avant moi, de partager sa vie entre sa femme et une de ses maîtresses, cette dernière comme moi avait refusé. Il y avait renoncé aussi car finalement trop bien avec sa femme. Il a ajouté qu'avec moi, il y a une différence de taille, c'est qu'il n'y a plus de dimension amoureuse avec sa femme.
Lundi midi, posant sa main sur la mienne il me dit : c'est simple, par ce simple geste, je ressens fortement l'egrégore... on nous bassine tellement avec ça et c'est si rare de le rencontrer !
De mon côté, je suis profondément éprise, admirative, attachée, au sens très fort du terme !
Parfois, moi si farouchement individualiste, ça me pèse d'être si dépendante.. je bagarre contre moi même, ce n'est pas sain...
Et puis hier soir, il suffit qu'il me touche pour que je me donne totalement, àên être ivre alors que nous n'avons même pas fait l'amour...
Moi qui me suis toujours donnée moralement ou physiquement du bout des doigts, quelle évolution !
J'essaie de ne pas être égoïste et je mets le plus possible d'huile dans les rouages entre lui et sa fille qui est très attachée à moi.
J'aurais pu lui cacher le besoin qu'elle a de lui car au fond, ça ne m'arrange pas... mais je n'aurais jamais pu me regarder dans la glace ensuite !

Voilà un synthétique état des lieux... je me sens souvent en panne d'énergie et pourtant encombrée de machins qui ne servent plus à rien et que je dois pourtant conserver un moment car le moment de liquider n'est pas encore exactement là...

A suivre... si nous voulons...

lundi 29 septembre 2008

Marianne à la rescousse


Non, non et non, j'affirme à tous ceux qui prétendent que les élus sont des planqués, des nantis, des sourds... qu'il n'en est rien !
Pas facile d'être élue, de faire convenablement son travail avec assez de détermination et de force sans verser dans l'abus de pouvoir, l'égoïsme, la grandiloquence, le culte de la personnalité.
Oui, il faut du courage, on prend des coups, on doute, pas sûr d'en faire assez...

Dans ma présidence du bidule (oui, cette collectivité en lien avec le net), je viens d'être attaquée traîtreusement par le maire d'une commune voisine qui écrit au mien, copie au préfet... j'en suis estomaquée... et morte de rire.
Le courrier est truffé d'imprécisions, d'erreurs, d'inventions... sans parler de ce qui me concerne, je pratiquerai une gestion opaque...
Eh bien croyez moi, ils vont en avoir pour leur argent... c'est pas un show à la Ségolène Royal mais va aussi y avoir du spectacle, saine colère, humour, propositions à revendre et menaces aussi parce que la patronne c'est moi et je veux que ce soit clair !
Je m'étonne moi même !
Je n'ai pas l'intention de tout conserver entre mes mains, de confisquer les trucs intéressants mais à condition que l'information circule suffisamment bien !
Certes, je stresse, je vais mal dormir dans la nuit de mercredi à jeudi mais je me sens presque prête à diriger ça de main de maître.
LUI m'a dit qu'il avait eu d'excellents échos me concernant par un adjoint d'une ville voisine qui siège dans mon machin...
Il était fier et en même temps pas du tout surpris.
Il ne cesse de me dire que je suis bien loin devant tout le monde et que je devrais cesser de passer mon temps à douter.

Et pis je vois mon maire préféré dans quelques jours pour lui faire un point et lui expliquer où j'en suis... bah ça va, je n'appréhende pas trop en fait !
Je n'oublie pas l'intervention qui va aussi m'échoir devant mes collègues élus... nous sommes moins de 10 à avoir été choisis pour intervenir... je regrette juste d'avoir été tardivement prévenue... mais je suis là pour assumer et non me débiner comme j'aime le faire depuis toujours !

Où je ne me débine pas non plus, c'est avec LUI.
Ah ça, il y a du changement !
Nous avons pu passer une soirée et une nuit ensemble la semaine dernière et j'avoue, moi qui privilégie toujours le confort des autres, avant le mien, jusqu'à présent que j'ai pris du plaisir à le réveiller sans vergogne alors qu'il souhaitait dormir encore ! Mais l'heure tournait et je voyais le coup où il allait se lever pour partir.
Jamais je n'aurais osé faire ça avant !
Dans la foulée, je me suis comportée on ne peut plus mal comme chaque fois lors de ses départs... avant de m'excuser et d'avoir le plaisir de le revoir le soir où nous avons longuement parlé politique.
Battant le fer tant qu'il était chaud je LUI ai proposé le lendemain un test assez fouillé pour voir ce à quoi il était prêt pour moi.
Et j'avoue avoir été agréablement surprise... il cède mails, code d'accès, carte bleue... sur des choses plus "graves" évidemment il ne tranche pas... la vie commune qui arrivera bien un jour, le mariage...
Enfin il se livre et même assez intimement...
Avant de reprendre la main avant hier dans son bureau où j'ai été magistralement dominée jusqu'à en perdre la notion du temps... et ces allers retours sont normaux et sains, je les apprécie pleinement... Ebranlée tout de même par sa force, sa détermination à me faire plier, à obtenir du plaisir sans se soucier de moi... oui, pas de doute, il pourrait me briser... et il est bon que je m'en souvienne...

Evidemment, ce qui en ressort, c'est une formidable confiance en moi avec tout cet amour, cette foi qu'il a en moi... c'est assez fou pour être grisant, assez sobre pour que tout ça me semble de plus en plus naturel et normal.
Plusieurs magnifiques échanges de mails...
Il me donne une force, une fermeté et une volonté que je n'ai jamais connues... et ça va de paire avec une accélération de mon rythme d'élu... en sommes il devance mes besoins, il m'aide même sans intervenir directement dans mon parcours que je commence à qualifier de politique.
Un peu pompeux et présomptueux peut-être mais je crois quand même que je franchis un cap.
Bien sûr, je suis loin d'être certaine d'avoir le dessus dans ma réunion de fâcheux... le but n'est pas d'écraser de toute façon et je compte bien jouer aussi de mes défauts car je n'ai absolument rien à cacher... on verra...
De toute façon, ce bidule, ce n'est pas ma ville ... et elle compte avant tout !

Vu ce que je vais vivre j'ai convoqué Marianne à la rescousse... je l'avais choisi avant même de repérer qu'il s'agissait d'une Marianne maçonnique... mais c'est aussi un signe !

mardi 23 septembre 2008

Blague


Note du 23 septembre après midi

"Moi François Perrin, porté en triomphe, ça a l'air d'une blague..."
C'est ainsi que commence un film que j'ai aimé la première fois que je l'ai vu... je dois avoir une petite dizaine d'années, à l'époque, je suis un vrai garçon manqué (est-ce que ça a fondamentalement changé ?) et je découvre Coup de tête de Jean-Jacques Annaud avec Patrick Dewaere.
Quel choc... quelle satyre sociale et pas seulement du foot... ça peut sembler étrange mais je le comprends très bien alors que je suis jeunette.
Et quel panache... alors que Perrin pourrait se venger, il se contente de faire peur... il passe l'éponge, grand seigneur !

Alors tout à l'heure, moi au milieu de ces élus parlant Wimax, dégroupage, aménagement du territoire, ça a l'air d'une blague !
Tellement étrange d'ailleurs que je suis prise non pour une élue mais pour une technicienne, la méprise n'est levée qu'en fin de séance ! J'en ris encore, le pauvre président en était tout ébranlé.
Evidemment, pour LUI, que je siège dans de telles instances, c'est normal !
Mouais, pas pour moi...
J'ai vraiment du retard à rattraper... je suis tombée sur des élus qui bossent... je peux témoigner, ça existe.
C'est vrai qu'ils ont tous un âge respectable et des heures de vols mais je suis tout de même épatée... comme face à certains de mes collègues §élus qui ont des compétences top !
Parait que le maire me vois aussi comme une incontournable et qu'il a des projets pour moi... c'est LUI qui me l'a dit hier... malgré sa crève nous avons pris le repas ensemble.
Bah, moi ça ne me tourne pas la tête, ne m'effraie pas non plus d'ailleurs !

N'empêche, ça a vraiment l'air d'une blague, pourquoi moi, pourquoi maintenant et pour aller où ?
Je sais, je pose trop de questions.

Pas de chance, on pouvait se voir une petite heure maintenant, il n'a pas le temps, est bloqué en mairie ce soir, moi en tenue... c'est triste et ça va être dramatiquement long jusque mercredi soir où nous allons enfin pouvoir passer une soirée et une nuit ensemble.

lundi 22 septembre 2008

Y'a quèque chose qui cloche là dedans... j'y retourne immédiatement


Mon état d'esprit me fait penser à ce refrain de la chanson de Boris Vian La java des bombes atomiques... du coup je repense à Reggiani que j'aime beaucoup comme interprète de Vian... Higelin n'est pas mal non plus.

Qu'est ce qui cloche ?
Mon calme.
Week-end très calme, peu productif mais apaisant... bien que j'ignore pourquoi.
J'ai été secouée par les mariages et parrainages que j'ai faits samedi... me suis trouvée devant des personnes en grande difficulté.
Suis-je plus empathique parce que je n'ai jamais pensé que je ne pourrai plus rencontrer des conditions économiques rudes, au contraire, je me sens toujours très concernée.
Bref, être élue de la république c'est parfois très dur, on se sent impuissant... surtout quand à côté on voit députés et sénateurs cumuler les mandats, les avantages pour s'éloigner toujours davantage de ceux dont ils quémandent les votes à intervalle régulier.

Mon compagnon est particulièrement gentil et prévenant... j'essaie de ne pas trop le repousser... je ne sais pas s'il a vraiment du désir pour moi, en tout cas, il n'insiste pas et se contente de gentilles caresses ou de petits bisous.
Il est parti tout à l'heure pour le boulot pendant plusieurs jours.
J'ai honte du soulagement que ça me procure, honte aussi de le voir s'aligner sur moi, mes désirs... il fait des projets, sans trop appuyer non plus, veut déménager... non, je ne suis pas fière de moi.
Visite patrimoine avec une amie, très agréable, beau soleil, propriétaires charmants... on va sans doute se revoir...
J'ai été volontaire et empathique pour une fois...
J'en ai aussi profité pour inviter un militant que j'ai appris à découvrir durant la campagne des municipales...

Et LUI ?
A l'autre bout de la France, en représentation pour la mairie, il rentrait dans la nuit... mais je ne le vis pas mal spécialement... je me dis que dans la semaine qui arrive, on va avoir l'occasion de se voir pas mal...
Et puis tout à l'heure, il me laisse un message pour me dire qu'il a la crève, que ça tombe mal... voilà typiquement qui m'aurait effondrée en tout autre circonstance... mais après avoir brièvement grimacé, je l'ai rappelé, suis tombée sur sa messagerie et lui ai laissé un message à mon tour plutôt optimiste.
Je me suis rendu compte hier après midi en marchant au soleil que mon ego est tout de même souvent impliqué dans mes sentiments... que ça me rend fragile et donc plus dure.
Aujourd'hui malgré tout je me sens assez tranquille.
Non par manque d'envie de le voir... mais je me dis sagement qu'on ne peut pas tout maîtriser et qu'il vaut mieux lâcher du lest quand on ne peut faire autrement... inutile de se mettre la rate au court bouillon.

Etrange parce que demain je vais à Paris pour un truc sur les TIC... plutôt technique d'ailleurs, je vais être la plus jeune, au milieu de beaucoup d'hommes, j'appréhende un peu évidemment mais pas tant que ça et l'envie de découverte est à égalité avec ma frousse de passer pour une cruche... ça aussi c'est assez nouveau.

Alors humeur conjoncturelle ou évolution structurelle... à suivre...

mardi 16 septembre 2008

Sur la route


Ce sera bientôt mon cas !
J'ai profité d'avoir ma présidente sous le coude, enfin si on veut, pour lui sussurer qu'il allait falloir s'attaquer prochainement à mon départ sérieusement.
Visiblement, no problemo Bart, elle est d'accord pour que je boucle les dossiers en cours et que je parte en fin d'année, le temps d'écluser mes congés patin couffin...
Bizarre qu'on parle de ça après avoir présenté un document sur lequel j'ai beaucoup bossé, depuis longtemps, pour lequel j'ai poussé à la roue auprès de notre partenaire... qui sort enfin !
Ouf, ça me fait plaisir.

Léger flottement nostalgique alors que je souris de toutes mes dents avec ma camarade et partenaire de galère lorsque nous sommes félicitées publiquement pour notre travail...
Ah si j'avais été plus sûre de moi, moins paumée, timide, plus décidée, affirmée, dirigiste... ah si j'avais su, j'aurais pu faire mieux, aller plus loin...
Oui mais voilà, c'est comme avec mon compagnon, je n'étais pas mûre, pas prête...
Et puis une petite voix me dit : tu es en vie, tu as appris...
Très juste, ça aurait pu finir plus mal... même si je pars comme toutes mes collègues sont parties faute d'une structure efficace, d'une responsable administrative compétente...
L'histoire ne se répète pas alors, partons...

Evidemment, ça me fait peur tout de même mais je sais que c'est la première dent de la roue, celle qui va entrainer les autres...
Hier, alors qu'il fait déjà frais, que le vent un peu fort sent l'automne, je me voyais en montagne... le Mercantour peut-être, foulant l'herbe du printemps ?
Qui sait !?
Je sais que je pourrai partir avec ma mère et mon beau-père... ça ferait plaisir à ma mère... et moi ça me ferait un bien fou même si je sais que j'ai surtout besoin de partir SEULE... je le dis depuis assez longtemps, mon instinct ne me trompe pas !
Voir les loups certainement, c'est encore là que je serais le mieux !

Personne ne pourra m'en empêcher je pense, pas même LUI... qui a proposé par prudence, de retirer sa chaîne et de la porter plus discrètement.
Je crois que sagement je l'accepte mais je suis chagrinée de sa proposition !
J'ai du lui dire d'ailleurs.
J'imagine que même si quitter mon travail sera dur, stressant (peur de n'en pas retrouver), je vais aussi beaucoup m'émanciper et grandir à cette occasion.
J'ignore comment il le vivra, j'attends et espère son aide mais je veux aussi gagner en liberté... y compris vis à vis de LUI.
Drôle de challenge.
Monsieur aime mon caractère bien trempé, direct, rugueux... mais demeure jaloux, douillet et très attaché à son rythme personnel.
Question : sommes nous compatibles sur la durée ?
Je l'ignore encore... je ne suis certaine que de la magie des corps, de leurs dialogues, leurs complémetarités...
Pour le reste...

Je suis prudemment en attente de grands espaces, de nature, d'oxygène, de désert, de calme, de paix... mais pas de réponse.
Vive le Chambeyron et le lac des neuf couleurs

dimanche 14 septembre 2008

Masques


Il est rare dans la vie de ne pas avancer masqué, de ne pas faire semblant... pour donner le change, se protéger ou protéger autrui... pour vivre en société tout simplement.
Bref, éviter d'être un malotru, un indélicat, un pas poli...
Certes, ça nous éloigne bigrement d'un de mes héros de roman favori Cyrano.
Entendre la fameuse tirade de Rostand faite de "non merci" pour refuser la gloire, les honneurs... afin de ne pas perdre sa liberté... quel délice !
Et pourtant je pratique l'art de la dissimulation... tantôt par paresse, donner le change sur des trucs que je ne connais pas mais ne veux pas avouer, tantôt par confort, ne pas dire à quelqu'un le mal qu'on pense de lui.
Malgré tout, je passe pour être une fille assez franche... va comprendre !

Mais depuis quelques temps, je multiplie les mensonges... ces fameux grands écarts auxquels je faisais allusion cet été.
Marre de cette société du paraître alors qu'il serait si bon d'envoyer tout le monde au diable et m'enfuir avec LUI.

Il avait réussi à me faire descendre rapidement de mon nuage l'autre jour quand je lui avais expliqué que j'allais revoir mon camarade de lycée.
Il est devenu en quelques secondes cassant, blessant... journée agitée durant laquelle nous nous sommes écharpés par deux fois.
Quelques heures plus tard, j'ai passé un splendide double anniversaire... avec ses excuses, sa soumission, son obéissance puis sa puissance, sa violence, la cravache partagée comme le plaisir... et encore un point G diaboliquement sensible découvert.
Encore une fois nous nous sommes assoupis l'un contre l'autre... et ça c'est aussi bon que le plaisir lui même.

Alors revenir sur terre après, faire semblant, retrouver le monde dit de la civilisation, ça ne va pas sans mal... c'est même de plus en plus dur !
Celui de l'amour est tellement plus beau...
Sauf que les semaines, mois, années qui viennent... nous laissent peu de temps...
Tantôt cela me colle des vertiges... tantôt je me dis que nous trouverons une/des solutions.
En attendant, il m'arrive de plonger dans des abîmes de désespérance, de doutes, de tristesse et je rêve de me démasquer, de dire tout à tout le monde, d'assumer...
Pas le moment sans doute...
Sortez masqués !

mercredi 10 septembre 2008

Sur un nuage...


Je ne sais trop pourquoi, je suis sur un nuage depuis hier et c'est bien agréable !
Depuis des mois, j'ai une furieuse envie d'aller découvrir le sud de l'Europe : golfe de Naples, îles grecques...
Pourtant, hier, je suis partie en tenue rayonnante sans avoir besoin d'un quelqueconque dépaysement... j'ignore si ça se voyait et je m'en fiche un peu !

C'est vrai qu'avant de rejoindre mon atelier, et après m'être astreinte à une réunion mairie fort intéressante d'ailleurs, j'ai pu croiser au détour d'un couloir ma propriété meurtrie. Je n'ai pas vu ses genoux mais son coude est amoché, il grommelle qu'il a bousillé son costard mais me laisse tout de même le suivre dans son bureau.
Là, il m'enlace et m'embrasse avec fougue, soulagement, bonheur, appétit, volupté...
Pour dire le vrai, je ne sais pas s'il ressent tout ça mais moi je le vis comme ça... et pour aujourd'hui, ça me suffit.
Il se remet vite au travail, signe ses parapheurs, on échange quelques nouvelles, je suis en forme donc je le provoque un peu, il me renvoie dans mes cordes, je menace de partir, il me demande de rester.
Puis m'annonce tout à trac qu'il a tout dit à son ami et frère que je connais bien et qui soupçonne quelquechose entre nous depuis un moment.
Je rétorque qu'il n'a pas du être surpris, ce qu'il me confirme tout aussi sobrement.
J'ignore pourquoi il l'a fait, si cela l'a soulagé...je n'ai pas posé de questions,.
Sur le coup, immense plaisir... mais finalement, j'ai la sagesse de reconnaître que ça ne change rien.
Dernier baiser pour me demander si nous pouvons manger ensemble le lendemain et me voilà partie !

Arrivée enfin, après moults ralentissements, en loge je découvre la foule des grands jours. Eh oui, installation oblige.
Je suis forcément zen puisque je n'occupe aucun poste et c'est tant mieux !
Un peu ennuyée de tant de monde.
L'émotion est pourtant au rendez-vous quelques instants plus tard... prestation de serments, échange des postes...
Une page se tourne...
Amitié aussi, bavardages, sérieux ou plus légers, fraternité, convivialité... bref belle soirée.
Plus belle encore après avoir reçu son petit message à lui pour s'enquérir de cette soirée justement !

Alors c'est vrai, c'est juste un beau mouvement d'humeur, gratuit, sans causes réelles ni sérieuses, fragile donc par définition... bah, c'est toujours ça, le stress reviendra bien assez vite. Il ne me quitte pas d'ailleurs.
Aucune contrainte n'a disparu, rien n'est réglé, tout reste à faire...
Mais pour une fois que j'arrive vraiment à rêver les pieds sur terre et sans m'évader en Crète ou ailleurs, ça mérite d'être souligné.

mardi 9 septembre 2008

Nourrir la louve


Je me suis vraiment rendue compte hier qu'il fallait que je nourrisse la louve.
Comment ?
En lui permettant d'être elle-même !
Attendre ne lui convient pas !
Et pourtant, le Grand Architecte sait à quel point je suis attentiste et procrastrinatrice (hum, j'ai un fameux doute sur l'orthographe qui me semble très barbare)... je m'y complais depuis... ben depuis toujours... et finalement ça ne me convient pas du tout !
Alors ? Kamikaze moi ? Autodestructrice ?
Evidence bonne à rappeler tout de même !

Hier midi j'ai déjeuné avec mon amie et camarade de course.... j'avais aussi eu une longue discussion avec mon amie psychologue... elle aussi se cherche, elle aussi peine à définir sa féminité, à assumer sa force...
Tout ça m'a fait du bien et heureusement car je m'étais contrainte tout le weekend à balader un ingénieur étranger à la demande de mon compagnon ... sous une pluie battante, en marchant des kilomètres...
Et que croyez-vous qu'il arriva ?
Je me suis réveillée malade (digestion bloquée) et migraine carabinée, pas top pour sortir d'un weekend.
Comme me le dit mon petit "frère" et ami : soeurette tu somatises !!!
Oui, et çe ne me ressemble pas... mais au moins j'évacue !

J'ai repris la mairie... toujours effarée du travail à accomplir, des sujets à connecter, des gens à faire travailler ensemble, à rassurer, à accompagner... quelle énergie à déployer !
J'essaie de surnager... j'avoue une certaine frousse à l'idée d'aller affronter le maire, le DGS... surtout que les téléservices ça va coûter des sous... mais bon, qui ne risque rien...

Et LUI ?
LUI a fait une chute hier, rien de cassé mais a très mal... et comme moi assure quoi qu'il lui en coûte !
Nous nous sommes retrouvés il y a une semaine, c'était formidable !
Nous avons surtout passés magiquement une soirée ensemble jusqu'au milieu de la nuit.
Difficile de dire ce que j'ai préféré... somnoler à ses côtés... ou faire l'amour enfin... pas seulement être pénétrée par ses yeux, sa langue, ses doigts... par son sexe.
Non, ça n'était jamais arrivé... au début de notre relation, il m'avait dit que suite à une opération, il avait plus de mal à faire l'amour... moi ça ne m'avait jamais inquiété mais je ne l'avais jamais forcé non plus...
J'en avais envie, très envie... mais habituée à l'absence de désir de mon compagnon, déjà très heureuse de son désir à LUI, de ses caresses... j'étais patiente.
Je ne sais pas si la première fois de vendredi l'a rassuré, nous n'avons évidemment pas eu le temps d'en parler... j'ose l'espérer.
Moi qui conservais un souvenir pas désagréable mais pas grandiose de ma première fois, j'ai été très émue de ce vrai partage... rien à voir.
Certes, j'ai une autre expérience mais il était là complètement pour moi, pour se donner, me donner du plaisir, me prendre, partager...
Sa jouissance même était différente...

Alors me revoilà louve, avec mes paradoxes... accès de violence ou de désespoir quand je n'ai plus signe de lui... mais joyeuse et vigoureuse dès que je me reprends en main et que j'avance !

mardi 26 août 2008

Chaos


En vacances ou depuis que je suis rentrée, c'est toujours le chaos dans ma tête et je me sens tirée à hue et à dia.
Heureusement, depuis dix jours, je dors sans médicaments et donc sans douleurs !
Parfois je l'oublie, mais j'ai eu horriblement mal durant les premiers jours et l'ostéo de ma mère m'a trouvé un dos en béton.
Il était rassuré lors de la seconde manipulation avant que je ne rentre chez moi.
Mon index reste gourd, preuve que tout n'est certainement pas résolu...
A suivre...

Retour éprouvant, j'ai du conduire mon beau chat noir chez le vétérinaire... avec pour seule solution l'euthanasie... dans des conditions horribles, elle était si atteinte, si faible et en même temps si consciente...

J'ai tout de même trouvé le courage de l'appeler LUI, d'aller le voir... son fils l'attendait, mon compagnon aussi... bulle de quelques minutes à se regarder, se toucher timidement et s'embrasser... je n'ai jamais pensé qu'il pouvait avoir une telle soif de moi.. jamais senti une bouche si exigeante... je ne m'habituerai jamais au désir de l'homme... mais peut-être que personne ne me désire aussi complètement.
Nous avons mangé ensemble le lendemain soir encadrés des deux cités plus haut avant que père et fils ne partent en vacances. Il doit rentrer lundi.
Il a réussi à m'écrire une fois... à m'appeler hier.
Mais si j'en crois sa fille, toujours très proche de moi, son fils éprouve toujours des doutes quant à la relation entre son père et moi, il parait même qu'il est très fâché contre moi...

Et tout ça ne fait que me rendre plus raisonnable.
Je me souviens que l'an dernier j'avais peur de le voir car angoissée à l'idée de ne pas retrouver la magie qui nous avait accompagné jusque là.
Mais cette année, je suis surtout inquiète des conséquences de notre relation, de l'ascendant qu'il peut prendre sur moi...
J'ai à la fois hâte qu'il revienne et je le redoute... je crois que je ne suis plus capable de me demener comme un beau diable pour le voir, plus capable non plus de mentir, dissimuler, plus capable d'absorber la pressio...

Pas envie de rompre non mais toujours ce besoin de solitude, de recul, d'isolement...
Sans compter que mon temps va être impitoyablement passé à la moulinette du boulot, de la mairie, de la maçonnerie... il faudrait aussi que je pratique un sport régulièrement car pour l'heure l'ostéo me déconseille la course à pied !

Et puis je m'interroge sur ses sentiments à LUI... hier, il me dit que le temps lui semble horriblement long, que je lui manque, qu'il a envie de me voir, qu'il a hâte que les siens prennent la route du retour... tout en m'avouant benoitement que c'est bien agréable de se retrouver en vacances en famille car ça n'est pas arrivé depuis longtemps...
Ce que je comprends bien d'ailleurs.... mais je me dis que je saccage bien des choses...

Alors que sur le long terme je suis confiante... mais pour moi, ça passe presque nécessairement par une traversée du désert... on ne peut pas replonger dans le même rythme que précédemment... il faut donc accepter de se voir moins, de se protéger plus...
Je ne lui ai pas encore parlé réellement... il faudra bien...

Le seul point vraiment noir c'est mon compagnon... gentillesse exemplaire, je ne peux pas dire le contraire... serviabilité extraordinaire... mais il n'y a plus rien entre nous... et quand il veut absolument me caresser comme avant hier, j'ai envie de pleurer... et pas de plaisir mais de tristesse, de chagrin, de honte...

mercredi 30 juillet 2008

Luxe, calme et volupté


Titre initial de mon message que je conserve mais j'ignorais à quel point j'en étais éloignée...
Déjà cette gencive, les douleurs qui reprennent dans l'épaule... et puis le coup de fil tant attendu pour me dire que demain... risque d'être compromis.
Un de nos amis commun souhaite que le pote du Canada débarque demain... sombre histoire d'emploi du temps...
Donc demain est en train de passer à la trappe...
Là, j'ai vu rouge surtout qu'il venait de me demander des tas de trucs d'un air guilleret, notamment si mon congé était posé...
Je lui ai dit que j'étais déjà partagée sur le fait de se voir mais que décidément, au vu de la tournure des choses, tout ça était absurde, qu'il valait mieux annuler... que de toute façon, ni lui ni moi ne saurait jamais poser des limites face aux autres...
Que nous serions obligés de jongler pour des demies-heures... que ce n'était pas ce que je souhaitais, que ça ne ressemblait à rien, que ça n'avait de sens que si nous entretenions une relation purement sexuelle... et encore...
De fait, je lui ai annoncé qu'on oubliait la journée de demain, que je le regretterais évidemment rapidement...

Et puis devant son mutisme persistant, j'ai cédé, lui ai dit qu'on maintenait mais que ce serait la dernière que je n'avais plus la force et l'énergie de gérer tout ça, que visiblement personne ne le comprend.
Tellement vrai d'ailleurs, j'ai la sensation d'être de plus en plus seul, de ramer, de faire des efforts sans résultats... je le lui ai signifié aussi.
Toujours un mutisme persistant, il me dit au revoir... là j'explose en lui demandant s'il n'a vraiment rien à me dire.
Eh non, rien, qu'il est désespéré, qu'il n'a pas de solutions à court terme... pas répondu d'ailleurs au fait que je lui dise que tout ça était ma conception des choses, pas nécessairement la sienne...

Après avoir raccroché, j'ai rappelé pour qu'il me tienne au courant de son déjeuner, avec un ami commun...
Et donc nous allons au moins nous voir...

mardi 29 juillet 2008

Spleen


J'ai su avant même de mettre le nez par terre que cette journée n'était pas pour moi.
Il est vrai que je vois ma présidente tout à l'heure et que je ne me sens pas de force à l'écouter virvolter pendant des heures, revenir sur des décisions...
Mais bon, a priori, rien de dramatique !
Je devais manger avec une amie ce soir mais je ne le sens pas... j'ai reporté à demain midi... ça l'arrange plutôt, tant mieux !
Mon compagnon m'exaspère, je ne suis vraiment pas charitable, j'ai une gencive en train de gonffler, heureusement j'ai pu obtenir du rodogyl sans passer par la case médecin, je me sens épuisée...
Rien de catastrophique et pourtant je prends tout au tragique...
J'ai hâte d'être en congé, je n'en peux plus...

Et puis je n'ai pas ou peu de nouvelles de lui.. aucun mail, un petit message téléphonique hier soir... je savais que c'était lui qui appelait mais d'une je conduisais, de deux, pas envie de lui parler.
Je reconnais que de mon côté, j'ai juste adressé un sms on ne peut plus bref pour lui demander si on maintenait jeudi.
A vrai dire, je me demande très sérieusement s'il ne serait pas mieux qu'on fasse l'impasse, nous devons manger chez lui vendredi soir... et puis après plus rien jusque début septembre puisqu'à mon retour il sera parti en principe.

Mon état d'esprit me rappelle le Xe siècle, le "dark age" comme l'on surnommé les anglais... une époque violente, un peu informe ou les structures sont bouleversées pour céder le terrain à du neuf, nouveau fonctionnement, nouveau pouvoir...
J'aimerais être certaine que cette période va servir à ça... mais je n'en sais rien.
En fait, je suis finalement peu préoccupée mais surtout fatiguée, lasse... j'ai besoin de partir... je dirai presque comme si ma vie en dépendait.
Et pourtant, je pars avec mon compagnon, je vais retrouver ma mère qui va me poser des dizaines de questions auxquelles je n'ai pas de réponse...mais surtout, je vais être agacée par ses craintes, ses mises en garde alors même qu'elle est juste une mère inquiète qui fait son boulot de mère.

Je crois que j'ai besoin de neuf... et avant de solitude.
Cependant, je mange avec une des mes soeurs demain soir et j'en suis ravie... je suis donc en mesure d'être sociable.
Mais marre de la routine, des répétitions, des horizons étroits et contraints...
J'ai aussi besoin de me nourrir... plus sainement côté alimentation et surtout intelectuellement, émotionnellement...
Je comprends pourquoi le kinesio m'a dit que mon énergie, le peu qu'il reste, était figée... je le suis aussi... comme si j'attendais la vague... et c'est absurde... la vague, c'est moi qui la porte... il "suffit" que j'accepte de la laisser sortir...

Pour l'heure, c'est le spleen, j'en ai honte, mais je ne fais pas grand chose pour en sortir ou pour lutter, je ne suis pas pour autant désespérée mais clairement à l'arrêt.

lundi 28 juillet 2008

Jardin


Dimanche après midi au jardin, chaleur, soleil, convivialité... une réussite !
Et même quelques frôlements avec LUI une fois qu'on a pu se rapprocher après le départ de sa femme... la première à nous quitter alors que nous avons prolongé jusque 21h !
Pourtant, elle le lâche relativement peu.. pareil la veille en soirée, j'étais passée déposer leur fille après l'avoir emmenée boire un verre et qu'elle ait mangé avec nous.
Elle m'en a d'ailleurs sorti une bonne encore... alors que je lui rappelais que je n'étais pas sa mère, elle m'a dit : mais bientôt ma belle-mère puisque tu vas sortir avec mon père !
Bon, pas fière mais j'ai battu en brèche et j'ai prévenu son père les 5 mn où nous avons été un peu isolés dans le jardin.
Le temps qu'il me dise que je lui manque horriblement, que je ne sais pas à quel point et qu'il est désespéré car son pote canadien débarque en fin de semaine, qu'il ne le prévient que maintenant alors que sa femme aurait pu partir et ne revenir que maintenant pour voir cet ami.
Ah oui, pas de chance...
Et puis on a stoppé là car justement sa femme est sortie s'asseoir dans le jardin...
Je la trouve de plus en plus suspicieuse !
Surprise donc qu'elle parte si tôt hier... et ravie aussi de me rapprocher de lui, je crois que personne n'a remarqué que nous nous faisions du pied... même si l'ami qui nous recevait l'a déjà entrepris depuis un moment, persuadé qu'il est que nous avons une laison qu'il a d'ailleurs vivement encouragée...
Je crois que je lui plait bien aussi d'ailleurs, il m'a prise plusieurs fois par ls épaules...

Vendredi rendez-vous fort intéressant avec le kinésiologue et derrière très belle nuit de 8h sans réveil intemperstif et sans bouger !
Pour lui, mes batteries sont à plat et j'ai grand besoin de m'occuper de moi... et ça passe aussi avec la fin de ma relation avec mon compagnon qui n'a plus lieu d'être !
Un type très bien en tout cas que je pense retourner voir...

Est-ce qu'on se verra jeudi comme nous l'espérions... mystère pour le moment... j'ai même pris les devants pour avoir ma soirée de libre... on verra bien !
Eh oui, la route est longue et complexe...
Pour le moment, je gère à peu près... tellement besoin de repose, de vacances... pas envie de remettre la pression... je souffle tout de même un peu !

vendredi 25 juillet 2008

GADLU


Ah que la vie est parfois bien faite !

Sortant du travail hier pour un rendez-vous dans le cadre du boulot, je finis par trouver que le métro ça m'emballe moyen... je me dirige donc vers la mairie et son parking pour récupérer ma voiture... j'espère chimériquement le croiser sans trop y croire puisqu'il est déjà tard et que je sais qu'il a un rendez-vous lui aussi.
Et pourtant, qui je vois démarrer devant moi... il est surpris, me propose de m'emmener... impossible de refuser...
Nous demeurons assez silencieux même s'il me dit le choc qu'il a éprouvé en me lisant... qu'il est incapable d'y répondre écritement... que j'ai raison de vouloir réduire la pression, qu'il le comprend mais que c'est tellement dur, que je suis tellement belle...
Arrivant à destination, je m'enquière de l'heure à laquelle il pense terminer et nous convenons que j'irai me balader un peu en attendant.
Nous nous retrouvons enfin, allons boire rapidement un verre ensemble... il insiste pour manger avec moi sachant que je mange avec mon meilleur ami...
Est un peu piquant...
Je ne cède pas...
Puis à terme du voyage retour, je lui demande si je dois annuler mon rendez-vous du soir, qu'il est encore temps...
Il me répond que pour lui il est trop tard, que son frère est sensé passer chez lui...
j'avale de travers... idem quand je lui propose de déjeuner ensemble ce midi, proposition qui demeure sans réponse.
Surtout que je viens de faire ma bonne fille en reconnaissant que toutes les soirées de prise la semaine prochaine le sont par des femmes.

J'arrive donc à mon rendez-vous lillois d'humeur chatouilleuse... mais je me détends, mon ami qui le connait bien me dit d'être moins raide et cassante... je l'écoute, je me déstresse... même si j'ai de nouveau mal dans le bras (et depuis cette nuit dans l'épaule).
Et puis miracle, échange de sms entre mon "petit frère" et LUI... qui annonce qu'il arrive... il est sensé n'être que de passage... nous décollons à 2h30...

Soirée ordinaire mais c'est ce qui m'a plu justement, nous retrouver en compagnie amicale sans avoir besoin de se cacher... quelle incroyable liberté !
Même lorsque nous nous sommes séparés et qu'il me dit que sa fille savait qu'il rejoignait un ami qui devait manger avec moi, qu'elle est soupçonneuse... que ses questions ne le dérange finalement pas (et il a l'air sincère) mais qu'il ne veut pas mettre d'huile sur le feu en disant qu'il m'a vu ... et j'approuve complètement !

Bref, le GADLU a bien oeuvré et le "hasard" a bien fait les choses...
La pression est un peu retombée, je me rends compte qu'effectivement parfois je vais trop vite, je suis trop exigente...
Et puis j'avais pas mal de doutes depuis quelques jours...
Alors qu'hier soir, je l'ai retrouvé tel que je l'aime et c'est fabuleux !

jeudi 24 juillet 2008

Retour


Oui, le retour de la louve.
J'en ai eu assez de me faire balader, de mentir, de faire le grand écart... et je me suis lancée en lui disant que si les expédients étaient nécessaires pour nous voir, ce que je comprends, nous nous verrions moins !
Et comme je m'y attendais, je n'ai pas eu de réponse !
J'ai vu rouge quand il m'a appelé hier soir pour me dire qu'il était coincé chez lui... j'ai embrayé en disant que c'était dommage car je ne pouvais pas poser de congé ayant trop de travail, ce qui n'est pas faux... que le midi j'allais en mairie, j'ai un rendez-vous pour des signatures...
Il était effondré et j'ai refusé de céder... j'aurais pu essayer de déplacer quelquechose... mais j'en ai eu assez de tout ça !
Marre, lasse des bobards, des mensonges... je le dis depuis un moment mais il faut bien que j'applique un jour, que je me discipline, que je mette en conformité mes pensées et mes actes... un des piliers en maçonnerie... et c'est signifiant pour moi.

Et aujourd'hui, comble d'ironie, je reçois un appel fort matinal d'une de mes soeurs, vivant avec un frère de son atelier à LUI, pour nous inviter tous à manger dimanche midi... eh oui, en plus, on va se voir dans des conditions pas terribles.
Je dois aussi emmener sa fille au ciné samedi soir...
Cerise sur le gâteau, un mail promotionnel d'un type qui porte le même nom que lui, mêmes initiales aussi, pour un voyage de rêve dans les îles...
La vie est vraiment farceuse... c'est ce que je lui ai dit dans mon mail du matin pour lui souhaiter un bon anniversaire...
Mais là aussi, il va falloir que je lève le pied sur les mails... sinon, ça ne rime à rien !

Je ne nie rien, c'est très dur, mais je sais aussi que j'étais en train de m'enliser dans une routine un peu glauque, il fallait que je réagisse...
De toute façon, je le lui ai dit hier, je suis très pessimiste pour les mois qui viennent... il a refusé d'en convenir !
Comme il a refusé de prendre au sérieux l'échange que j'ai eu avec sa fille quand elle me raconte que son frère a lu un message de son père pour moi sur son portable mairie... vu le message, effectivement, ça ressemble à quelquechose qu'il m'a envoyé au début de notre relation.
Mais il préfère penser que son fils invente des trucs...

Bref, là aussi, je tourne une page et j'ignore sur quoi je vais déboucher... un peu plus d'austérité et de solitude... j'en ai besoin de toute façon !

lundi 21 juillet 2008

Lumière


Malgrè le passage chez un bon ostéo mercredi dernier, les douleurs sont revenues.
L'ostéo en question m'a tout de même prévenu qu'il faudrait sans doute encore deux séances.
Je ne m'attendais pas pour autant à avoir mal aussi vite... à savoir deux jours plus tard.
Bref, j'ai décidé de prendre le taureau par les cornes et j'ai pris RV avec l'ostéo de ma mère d'une part et contacté le kinésiologue que m'avait conseillé la jeune femme, kinésio aussi, avec qui j'avais travaillé il y a 3 ans.
J'ai rendez-vous avec lui vendredi... et du coup, cette jeune femme que j'avais contacté via mail il y a plusieurs jours vient de me laisser un message sur mon portable... j'en conclue qu'il y a de la clarification dans l'air !

Oui, j'ai besoin de lumière, de chaleur... au sens premier... mais aussi au sens littéral, besoin d'éclaircir, de cesser de mentir...
Hier, ça m'est apparu très clairement lorsque nous nous sommes retrouvés chez LUI avec des amis au milieu de sa femme et de sa fille.
J'en ai assez de jouer, de faire semblant, de donner le change, de faire le grand écart...
Pas honnête pour nos proches... pas assez beau pour nous.

Dans 15 jours, je vais prendre des vacances en Provence... j'espère que la chaleur sera au rendez-vous et que je vais pouvoir me détendre même si avec mon compagnon qui m'accompagne, je vais encore devoir jouer un rôle !

J'ai un besoin intense, brûlant, déterminant de liberté... or, que je le veuille ou non, je me soumets encore souvent... à ses désirs à LUI, à son rythme, à mes peurs...
Je n'ai pas dit que je voulais rompre, je veux cependant vivre autrement ma liaison.
De fait, plus tellement envie d'essayer de passer une nuit avec lui avant de partir et de faire des pieds et des mains pour ça... plus envie non plus de truquer pour l'accompagner à La Rochelle !
Besoin aussi de savoir ce que je vais faire de ma vie... m'investir enfin vraiment dans quelquechose et pas sans cesse me débiner !

Je crois que je suis mûre pour tourner la première grande page de ma vie... et c'est une lourde page tant sur le plan du travail que sur celui de la vie privée.
J'ai vraiment un gros travail dans les 6 mois à venir... d'autant plus important qu'il va falloir que je "libère" Laurent suivant l'expression consacrée... et je sais que ce sera dur car je suis attachée à lui, que c'est confortable.
Mais je ne lui offre pas ce à quoi il aspire et ce n'est pas ma vie de lui tenir la main !
Pour autant, je ne suis pas assurée le moins du monde de vivre avec LUI...
Il m'aime, je le crois sincère, mais il a contracté des engagements très lourds... je suis beaucoup plus jeune et même si c'est stimulant pour lui, c'est aussi inquiétant.
Sans compter que sa femme lui offre une vie confortable... tranquille, prévisible, qui coule de source...
Ne suis-je pas trop fantasque et perspicace pour LUI... il ne serait pas le premier à éprouver ce malaise devant moi...

Certainement pas un hasard si j'ai choisi, après une recherche inconsciente, un tilleul pour illustrer ce billet. J'aime l'odeur de cette arbre qui est censé être un efficace remède contre la nervosité et la tension...
Oui, j'ai besoin de lâcher prise, de fluidifier, d'éclaircier, clairifier, simplifier, nettoyer...
Et avant ça, j'ai besoin de repos pour ensuite enfin décider !

mardi 15 juillet 2008

Douleurs en cascade


La douleur et les névralgies s'apaisent un peu depuis hier... il faut dire que j'ai passé la journée au lit avec un polar maçonnique... excellent d'ailleurs Le rituel de l'ombre de Ravenne et Giacometti... j'avais lu les deux suivants et j'avais apprécié mais je ne connaissais pas le premier, acheté avant l'initiation d'où le conseil de mon compagnon, et de celui qui n'était encore ni un frère ni un amant, de ne pas le lire !
Je suis toujours retournée de voir à quel point les frangins ont été traqués... et ça continue aujourd'hui avec le brillant système de fichage que nous concocte notre gouvernement, celui du pays des droits de l'homme !
J'ai vu rouge et suis allée immédiatement signer la pétition contre edvige... le nom de cette saloperie de fichier qui comprendra les élus, les syndicalistes, les mioches de 13 ans...
Eh oui, Big brother... tous fichés... je les emmerde ces connards... et leur volonté de contrôle et de puissance avec !

Bon, bref, j'ai toujours un peu mal, mais moins, j'ai même fait une nuit complète minuit/7h... j'en suis encore groguie et avec ce magnifique été septentrionnal, j'ai pris froid, suis enrhumée... me suis coupée le pied... les intestins fragiles à cause des médocs, plus d'appétit, des idées noires...

Mais le pire, c'est que je vais perdre mon chat, ma belle chatte noire, conquérante, fière, dominatrice, implacable, curieuse, effrontée et sans gêne... cancer qui se généralise... j'espère que nous pourrons l'accompagner au mieux sans qu'elle souffre trop... nous l'emménerons avec nous en vacances si elle est toujours là alors.
Elle se nourrit de plus en plus légèrement, dort beaucoup, se déplace avec précaution...
Et je m'en veux de l'avoir négligée, de lui avoir imposée d'autres chats, de la conduire si tard chez le véto... mais vu son âge et la récidive, je crois qu'effectivement, la différence aurait été mince...
N'empêche... je me sens coupable
J'ai hâte de rentrer ce soir pour la voir, passer un peu de temps avec elle... et demain matin aussi en rentrant de l'ostéo...

Du coup, même LUI passe derrière... ne lui ai pas écrit depuis samedi... me sens lointaine... besoin d'indépendance, de liberté, de temps pour moi, de repos, de recul... pour les vacances, j'ai prévenu mon compagnon... je veux bien bouger un peu mais surtout prendre le temps...
J'espère qu'il fera meilleur que l'an dernier et que je pourrai aller me baigner dans l'Ardèche... aller faire le marché, la cuisine et avancer dans mon grade maçonnique... besoin de me recentrer sur moi !

lundi 7 juillet 2008

Mauvais coup...


... pour mon cou !

Ma légendaire douleur à l'épaule droite a dégénéré voici 8 jours, case médecin parce que je ne tiens plus, il me parle de troubles musculo-squelettiques, certes, c'est la mode et me colle un traitement de cheval !
Impossible de me lever le lendemain... hallucinations, vertiges, nausées... on trouve vite le responsable, l'Ixprim, définitivement pas pour moi.
Journée en mairie fichue mais j'assure dans des conditions limites ma journée de travail du lendemain avec déplacements dans la région... dès fois, je ne suis vraiment pas bien !
Et je finis aux urgences à 23h car hurlant de douleur, incapable de trouver une position soulageante pour dormir... mon compagnon appelle comme de juste mon amant pour me conduire !
Rocambolesque !

Le lendemain nous passons enfin un long moment LUI et moi !
J'ai mal mais c'est à peu près supportable et ça ne m'empêche ni de jouir, ni de le faire jouir, de rire et d'être bien ensemble.
Vertiges de l'amour, me voilà shootée naturellement cette fois.

J'apprends le lendemain lors de ma radio qu'il s'agit vraisemblablement d'une malformation congénitale au niveau des cervicales et j'ai de l'arthrose.
Heureusement que j'ai un ami qui m'a trouvé un bon osthéo, que je vais revoir celui de ma mère en août... pas prête à prendre un traitement à 36 ans ni subir des infiltrations.
Aujourd'hui, la douleur est plus supportable mais le nerf a été tellement malmené que je ne sens plus le bout de mon index droit et c'est un peu pénible.

Avec LUI bonheur parfait et simple... je ne me suis jamais sentie aussi bien même si cette semaine fichue et ces douleurs me font tourner au ralenti.
Je deviens de plus en plus familière avec lui même en public avec lui... comme quand, en mission mairie, il vient partager un petit dej avec une de nos amies.
Je me vois en couple avec lui et me comporte aussi comme tel...
Il en va de même de son côté puisqu'il me dit qu'il a beau partager un espace commun avec sa femme, c'est avec moi qu'il se sent vivre.
Je ne connais que trop bien ce sentiment !

Mon compagnon s'est ouvert à lui le soir des urgences, lui a fait part de ses attentes à mon égard... mais la jeune femme dont il parle 'existe plus.
Elle a été remplacée par une femme pas forcément commode mais femme justement au sens de l'équilibre entre le corps, le sexe, le cerveau, le coeur...
LUI m'aime telle que je suis et deviens même s'il n'hésite pas parfois à me souligner tel trait de mon caractère parfois peu suave.
Ce qui change, c'est qu'il a grande confiance en moi, qu'il me sait juste...

Nous manquons clairement de temps, d'espace... possible pourtant que nous passions un week-end ensemble avant que je ne parte.
Peut-être l'université d'été de La Rochelle aussi... mais c'est encore bien loin...

Pour l'heure, j'ai envie de vacances... seul point noir, ce ne sera pas avec lui !

lundi 23 juin 2008

Jambes nues


C'est peut-être anecdotique mais pas tant que ça... j'ai passé la journée de vendredi les jambes nues (mi-mollets), idem hier et aujourd'hui (jupe au genou).
Il ne fait pas une chaleur incroyable, juste une vingtaine de degrés... et me voilà en sandales, les mollets découverts, sans collant...
Coup de folie ?
J'aurais manifestement répondu oui il y a peu encore... en fait je crois simplement que je me sens bien, que je m'assume.
Evidemment, c'est LUI qui me donne en grande partie cette confiance

Hier nous étions chez un frère, repas de famille... nous n'étions pas très nombreux, j'ai retrouvé l'une de mes soeurs avec qui j'ai essentiellement discuté...
LUI était là bien sûr avec femme et fille...
Nous sommes prudemment restés à distance, cela ne m'a pas trop pesé malgrè tout car j'étais bien... force et sentiments étaient en équilibre.
J'aurais aimé m'afficher avec lui autant qu'il avait envie de me tenir dans ses bras comme il me l'a écrit...
Pas possible.. pas pour le moment en tout cas.

Mon compagnon me pose une foule de questions... je le sens en questionnement vis à vis de moi... vis à vis de lui aussi...
Il se rend compte que son seul moteur c'est le travail, qu'il n'a plus rien de commun avec les uns et les autres, que la politique ne signifie plus grand chose pour lui...
J'essaie doucement de lui faire comprendre qu'il attaque peut-être une autre période de sa vie avec une autre force, une autre confiance, d'autres aspirations...
M'a aussi posée des questions sur mes fantasmes, mes envies... j'ai éludé au mieux...
Pas bien peut-être mais trop peur de me vendre...
Je ne sais pas si ses frères ont remarqué la différence entre nous... il était assez grave hier comme souvent, moi j'ai passé mon temps à rire...
Nous sommes en décalage flagrant... lorsque je vois mon reflet dans une vitre hier, aujourd'hui... j'y vois une fille, pardon une femme, épanouie... paisible...
Plein de pans de ma vie ne le sont pas paisibles car les réalisations tardent... mais dans le fond, j'ai une certaine sérénité.

Sans doute parce que doucement, lentement, je me trouve... et j'ai aussi trouvé un homme attentif à ce que je découvre, amoureux de l'image mais aussi du fonds

jeudi 19 juin 2008

La part de l'ange


Il y a des moments, certes trop brefs, réellement magiques, intenses et hors du commun...
Et c'est ce que j'ai rencontré hier, au détour d'une caresse, d'un moment échangé avec LUI... une fois de plus il s'étonnait et s'émerveillait de l'amour qu'il éprouve pour moi, de ce que cela provoque chez lui, de l'intensité de son désir...
J'ai répondu simplement que c'était la nature qui était puissante, impénétrable aussi et que c'est par essence, en profondeur que nous communiquons tous les deux.
Sur la forme, tellement de choses nous éloignent...
Dans la soirée, je lui ai donc écrit quelques lignes sur la part de l'ange, celle qu'on porte tous et qu'on perçoit parfois chez un autre...
Précisément ce que nous n'avons jamais rencontré aussi pleinement lui et moi... ce qui fait que je ne me lasse jamais de fixer son regard et pourtant, il est celui que je dévore le plus des yeux...
J'y découvre toujours quelquechose de nouveau, son regard m'apaise aussi... finalement, m'y perdre me procure la même sensation que lorsque je m'allonge sous les étoiles... c'est la première fois que je fais le rapprochement mais c'est exactement ça.
Oui, il a raison, j'y lis le désir que je n'ai jamais rencontré mais surtout un amour autant charnel que spirituel.
Tout ça fait peut-être mauvais roman de gare mais je ne sais pas comment l'exprimer différemment.

Il est vrai qu'avec mon compagnon, j'avais aussi accédé en partie aux mêmes sensations... mais nous étions, moi peut-être surtout, trop prisonniers de l'image, des apparences...
L'autre jour, il m'a caressé, je l'ai caressé aussi... j'ai joui sans problème, lui de même mais j'ai mieux compris l'expression qui rapproche le sexe de l'hygiène, il n'y avait aucune chaleur, aucune émotion...

Evidemment, ce moment partagé hier n'enlève pas les doutes, les petits arrangements, les exigences... nous nous sommes expliqués à ce sujet, écrits aussi...
Statu quo pour le moment et pourtant il me caresse la cuisse sans beaucoup se cacher alors que nous prenons un café dans un troquet du centre... me parle de demande en mariage, comment il pourrait la faire, me demande si c'est lui qui gérerait l'argent...s'il aurait droit à deux jours par semaine pour lui...
Comme je le lui ai écrit, l'issue est unique, on le sait tous les deux... ce qu'on ignore c'est si nous serons prêts en même temps...
Maintenant c'est dit, je redeviens légère, voire peut-être un peu provocatrice...et je le laisse avancer sur ce chemin.
Je sais que je lui fais peur, ce que je provoque l'effraie jusqu'à ce désir de fidélité qu'il n'a jamais imaginé vouloir.

En tout cas, ouvrir la part de l'ange en même temps est une bien belle expérience !

dimanche 15 juin 2008

Jour de colère


C'était hier !
Nous nous sommes croisés rapidement le matin en arrivant l'un derrière l'autre en mairie puis nous avons vaqué à nos occupations... un petit coup de téléphone m'avait appris qu'il y travaillait l'après midi.
Mais évidemment, il avait une tonne de travail... m'a demandé de lui laisser un peu de temps... puis il a été débordé... un ami est arrivé dans son bureau, il m'a envoyé un sms, m'a demandé de l'attendre, ce que j'ai fait presqu'une heure avant de l'appeler pour lui dire que je partais... j'étais très fâchée.
Une fois de plus, il ne sait pas éconduire un fâcheux... mais sait toujours bien m'expliquer à moi pourquoi il est pressé, pourquoi il doit partir... j'ai été exaspérée.
J'ai fini par repasser dans son bureau pour lui dire que je ne supportais plus de passer derrière tout le monde, qu'en même temps, j'admettais que ce n'est pas facile pour lui...
On s'est embrassé, il m'a caressée... je l'ai beaucoup défié... tout en lui disant que tout ça devenait outre le jeu de plus en plus naturel pour moi.
Je me suis sauvée un peu avant 19h et il était attendu aussi...

Mangeant avec un ami, j'avise une heure plus tard sa voiture toujours garée au même endroit... je l'appelle pour lui dire qu'il travaille bien tard, le titille encore un peu...
Puis rejoins notre ami commun... à qui j'explique où j'en suis, les questions que je me pose...
Je reçois alors un appel sur le portable mairie, je suis d'astreinte, il a enfin retrouvé le numéro pour me faire une blague.. je lui propose de boire un verre avec nous...il me répond qu'il n'a pas vu sa fille depuis longtemps (il m'a servi le même argument dans la semaine), qu'elle et sa femme vont sûrement vouloir aller manger au restau... et là je suis devenue aussi venimeuse qu'un aspic... je ne sais plus ce que j'ai réussi à articuler mais j'ai vite conclu en lui souhaitant une bonne soirée.
Mon meilleur ami ne m'avait jamais vu comme ça, il me dit que ce n'est pas la bonne solution, certainement... qu'il faut d'abord que je me rende libre...
Mais je dois avouer que je n'avais plus d'oreilles... restait la rage... la colère aussi... le chagrin...

Depuis j'oscille entre un sentiment de liberté dont j'ai besoin, des doutes atroces et aussi, comme il y a quelques jours, la sensation que cette histoire est terminée.
Je n'ai envoyé aucun mail, n'en ai reçu aucun non plus.
Bizarrement, je ne peux plus contacter mon ami d'enfance retrouvé en début d'année à aucune de ses deux adresses mails...
En même temps, nous aurions sans doute été déçus...

Je trouve mon compagnon étrange aussi... à la fois en demande et très lointain.
Il est revenu très gai et énergique de son voyage mais deux jours plus tard, il est déjà atone, je crois que je ne suis pas bien épanouissante pour lui... bizarre qu'il ne s'en rende pas compte, qu'il n'entame pas une discussion avec moi...

J'en suis certaine, ils seraient tous bien mieux sans moi...

Et moi ?
A vrai dire, je ne sais plus... tout est mouvant, il faut avancer partout à découvert, sans plan, ni carte, ni boussole... sans même savoir où je vais.
La vie n'a parfois pas beaucoup de sens mais c'est la vie...
Quand je vois l'une de mes soeurs qui retrouve son premier amour, pas vu depuis 35 ans et qui veut toujours l'épouser...ça force le respect, donne la foi... il y a au moins un bout de réponse quelque part un jour.

Donc vais me donner deux priorités : avancer en mairie... pas pour moi évidemment mais pour ceux à qui je peux être un peu utile... et aller voir mon ami avocat, seule finalement, pour prévoir mon départ.

Ce matin, je suis allée courir seule avec la musique de Bienvenue à Gattaca sur les oreilles, ça m'a fait du bien... je pensais à ma grand-mère, aux femmes de ma famille... j'ai eu la sensation de puiser là une force extraordinaire...
Et de fait, je ne vais pas mal... mais je ne vais pas bien non plus.
Pour moi l'amour est au coeur de toutes mes recherches... et brusquement, j'ai la sensation qu'il vient de disparaître partout.
Impossible d'en recevoir, d'en éprouver, d'en donner...
Je suis certainement trop exigeante... une fois de plus.

Pourtant, hier, malgré ma colère, au moment où je suis dans son bureau, j'éprouve une vraie et belle colère de femme, première fois que ça m'arrive.
Sans hystérie, sans cri mais déterminée.
Au final, ça ne change rien puisqu'il me dit qu'il ne saura jamais s'organiser, qu'il sera toujours débordé.
J'en déduis cette fois sans colère mais avec amertume que les sentiments qu'il dit avoir pour moi sont sans doute moins forts qu'il ne le croit.

Alors j'aimerais être au bord de la fontaine du Val des Nymphes même si je me souviens m'y être réfugiée l'été dernier pour l'appeler... ce sera sans doute très différent cet été... inévitablement...
Aucun des trois hommes que je "vois" depuis 6 mois ne semblent conserver consistance... longtemps j'ai pensé qu'il y aurait un 3e.. il faut maintenant que je pense à un 4e, un 5e, un 6e... ou rien du tout.
Etrange période vraiment....

jeudi 12 juin 2008

Naissance de la liberté


Je suis plus en forme qu'hier soir ou ce matin...
Sans doute pas olympique ou olympienne la forme, je me suis réveillée avec un atroce mal de ventre... j'ai mieux compris pourquoi pourquoi en me levant... décidément, mauvaise semaine.
une pluie torrentielle, un ciel bas... la totale !
En arrivant au travail, j'ai bien reçu un coup de fil... de mon compagnon qui m'informait de son atterissage.
De mon côté, je lui ai adressé un mail à LUI pour lui soumettre des propositions de dates s'il souhaitait toujours m'accompagner chez notre ami avocat pour que je prépare ma sortie de poste.
Je sais qu'il l'a lu, je sais aussi qu'il est en mairie mais je n'ai aucune nouvelle.
Je me suis pourtant excusée dans ce même mail en disant que j'étais vraiment à un croisement dans tous les domaines de ma vie... pas facile à gérer !

Malgré ce silence que je qualifierai bien d'assourdissant, je ne me suis pas laissée démonter, j'ai bossé avec ma secrétaire générale, suis passée en mairie de me mettre à jour sur ma messagerie... et j'ai tout de même bossé cet aprem pas trop mal.
J'ai de l'énergie, l'esprit clair... mais pas trop envie de l'orienter vers LUI.

Et puis j'ai eu un tilt en apprenant le décès du comédien Jean Dessailly que j'aime beaucoup... un lecteur de Libé parlait de son rôle dans La peau douce... un film que j'adore ! Et qui relate, d'une certaine manière, ce que je vis...
Il parlait des aspirations du personnage qui retrouve une fougue et des ardeurs d'adolescent mais qui par lâcheté hésite.
Je n'ai pas dit que LUI est lâche... mais un peu tout de même...
Je crois que je ne suis pas décidée à cohabiter avec un lâche (tiens, et voilà La Fille de d'Artagnan : si tu crois que je vais épouser un lâche)...
Je ne suis pas à la recherche d'un héros, n'étant pas moi même une héroïne... mais c'est vrai que magie rime pour moi avec panache... celui qu'il a dans sa vie publique... et de moins en moins avec moi.
Je suis sans doute une femme bien plus libre que je ne l'ai jamais imaginé... j'ai besoin d'autonomie, d'espace, d'aventure.. et sûrement pas de dépendance.
Pourtant je me suis accommodée jusqu'alors de multiples dépendances... au travail, en amour...
Pour ça que finalement, je ne suis plus si pressée de voir mon ami d'enfance à qui je vais nécessairement faire peur... par ma liberté.
Mais quel est donc l'homme à qui je ne ferai pas peur ?
Et est-ce que je le cherche vraiment moi si éprise d'indépendance ?

Un ami très proche, un frère dans presque tous les sens du terme, m'a déjà dit plusieurs fois que lors je vivrais seule, il prendrait la décision de me rejoindre.
J'imagine assez qu'il a raison... parce que LUI est jaloux et qu'il vivra mal ma très grande liberté... mais je ne suis pas bien certaine que ça me rassure.
Je sais qu'il ne m'emprisonnera pas... en tout cas pas directement... mais je crois finalement que tout homme amoureux tente d'attacher la femme qu'il vénére de façon plus ou moins subtile.
Il n'aimerait pas être comparé aux autres hommes... et pourtant, il m'arrive souvent actuellement de le rattacher au genre masculin... pas sûr non plus que ce soit une bonne nouvelle finalement...

Et pourtant, lorsqu'il est là, j'ai plaisir à être auprès de lui... toujours beaucoup de plaisir physique surtout que maintenant je parviens à freiner sa frénésie en lui demandant plus de douceur ou de lenteur... mine de rien, c'est une fameuse avancée pour moi de dire à un homme comme lui que c'est bien mais peut mieux faire !
Apprentissage de la liberté, du respect de mes désirs, de ma personnalité.. aimer ce que nous sommes (titre du prochain album de Christophe en plus...)... et peut-être le faire aimer à l'autre.
Je sais qu'il m'aime comme je suis... et pourtant, subtilement, je crois qu'il aime avoir le dessus plus qu'il ne le dit ou le pense.

Bref, je me sens très libre, très gourmande tel Anita dans sa fontaine !

mercredi 11 juin 2008

L'année prochaine à Jérusalem


Il vient de partir, c'est le dernier soir avant très longtemps... et c'est Yeroushalaim Chel Zahav que j'ai eu envie d'écouter...
L'année prochaine à Jérusalem... ce que des milliers de juifs se disent tous les ans... c'est magnifique d'espoir, de foi... et pourtant terrible lorsqu'on songe, sans même y associer la Shoah, aux millions d'entre eux qui sont morts avant d'avoir pu même entreprendre le voyage...
Je n'ai pas envie de vivre dans cet espoir mythique et mystique aussi...
Comme tout à l'heure où il évoque le jour où nous vivrons peut-être ensemble... ça me fait plus de mal que de bien...
Il a compris en partant, il m'a demandé si j'avais quelquechose à lui dire, une déclaration à faire, j'ai répondu par la négative... il m'a demandé si j'avais peur de faire une bêtise, j'ai acquiessé...
Il a d'abord cru que je voulais lui proposer une pause... devant mon mutisme, il a compris que c'était plus sérieux.
Je sais qu'il est effondré... je sais aussi qu'il va se rassurer car il croit à notre relation.
Je crois que c'est moi qui n'y croit plus... il avait peut-être raison, nous nous sommes rencontrés trop tard...
Il y aura peut-être des soubresauts, quelques rencontres de temps à autre... je ne peux pas l'exclure, la chair est faible mais quelquechose est cassé depuis cette fameuse discussion de mai... inutile de se le cacher...
J'ai un peu bu ce soir, raison pour laquelle je sous estime certainement le mal à venir, la souffrance, le retour à l'absurdité de la vie... à moins que, pire encore, je me sois trompée, que cette relation n'a eu comme seul raison d'être que le plaisir physique...
Je ne sais plus, trop fatiguée, anxieuse... et il va falloir recommencer à tricher, à faire bonne figure, mon compagnon rentre demain.. je n'ai rien à lui reprocher... il m'aime, à sa façon, et pourtant nous n'avons plus rien à nous dire... je crois qu'en 10 jours, tous appels confondus, nous nous sommes parlés moins de 15 mn... nous avons été raisonnables si l'on veut positiver... admettons...
Et demain il faut vivre debout, être digne de la confiance reçue, active pour sortir de ce travail qui me mine...

L'année prochaine à Jérusalem...

dimanche 8 juin 2008

Respirer


Hier, je lui ai adressé un très long message pour exprimer tout ce que je tais avec application... mes peurs, mes envies, mes désirs... quelques reproches ou incompréhensions aussi peut-être.
Il m'a appelé brièvement tout à l'heure pour me dire qu'il comprenait mieux, me dire aussi qu'il voulait me voir demain comme nous l'avions prévu... j'ai tenté d'éluder tout en étant positive.
Je crois que nous nous verrons, je ne vais pas le lui cacher... mais pour quoi faire ?
Pas envie de parler contrairement à ce qu'il me propose... pas envie d'être touchée non plus...

Fugacement depuis quelques jours, j'ai envie de retourner en montagne et c'est l'image du Pelat que j'ai choisie... ce sommet auquel je ne suis pas parvenue par deux fois faute de courage... et puis un jour j'y suis allée... je dois encore avoir les photos...
J'étais alors très mal dans ma peau d'adolescente.
Plus rien à voir aujourd'hui...même si plein de détails de mon physique m'agacent encore.
Aujourd'hui j'aurais envie de pouvoir suivre un sentier comme ça, marcher droit devant moi, sans obstacles même si je ne me fais guère d'illusion sur ma forme physique qui m'obligerait à faire des arrêts, à me mettre des pieds aux fesses...
Pourtant, je crois que j'y trouverai le plaisir d'avancer comme je ne peux le faire nulle part ailleurs, sans rendre de compte..
Retrouver aussi la nature, l'espace... m'y perdre comme dans les tableaux de Poussin où les personnages sont minuscule perdus dans une végétation verdoyante et luxuriante.
Je suis plutôt attirée par le minéral en montagne, l'aride... sans doute une façon de me dépouiller et de sortir radicalement de la civilisation.

Besoin de calme donc, de solitude à défaut de paix...
De fait, je me demande si je ne dois pas rompre... j'en suis même venue à me dire qu'après tout, la vie avec mon compagnon est agréable, sans surprise, paisible d'une certaine manière...
Seul inconvénient, je me sens de plus en plus étrangère à côté de lui, la fille qu'il "aime" n'existe plus vraiment... et puis il a aussi le droit de faire sa vie, suivant ses désirs, en créant vraisemblablement sa famille...
Rompre donc pour nous épargner à LUI et à moi, une liaison banale ou en voie de s'enliser, fondée toujours un peu plus sur le mensonge ou du moins cimentée par lui...
Un coup à faire disparaître beauté, force et sagesse... à les dissoudre...
Nous sommes maçons tous les deux, avec des valeurs tous les deux...
Je ne suis déjà pas fière de marcher depuis si longtemps dans l'ombre, je n'ai pas ambition de poursuivre...

A cette idée de rupture, aucune crise de larmes ne vient me secouer...
Sans doute parce que cette fois, contrairement à notre conversation de mai, j'ai la sensation d'assumer mes envies et mes refus, de les exprimer... de chercher à être libre et non plus dépendante, même des très beaux sentiments qu'il a pour moi...
Et de vouloir avancer sans accepter de compromis pour le confort et la tranquillité qu'ils procurent ou encore pour ne pas faire de peine...
Je sais que si je dois en arriver à rompre ce ne sera pas facile... mais je me demande aussi très sérieusement si je suis faite pour vivre en couple.
Peut-etre est-ce une période où j'ai besoin d'y voir clair en moi, sans personne à aimer ou à ménager...ce n'est pas impossible...
Là, ce qui me guide, c'est vraiment la liberté, le besoin d'être autonome, d'être vraie aussi, d'être moi... sans provocation mais sans faux-semblants non plus !

samedi 7 juin 2008

Aide, secours, soutien...


Finalement en un mois, ça ne va pas mieux.
Il vient de partir... je suis ruisselante de larmes... longtemps que ça ne m'était arrivé...Lasse de lutter peut-être un peu partout pour tenter de rester à flot... très illusoirement d'ailleurs.
Mon compagnon est en déplacement pour son travail depuis quelques jours... j'ai honte de le dire mais il ne me manque pas...
Cela n'a paradoxalement pas dégagé beaucoup de temps pour LUI et moi... pris par nos contraintes de travail, politiques... et un peu familiales pour lui.
Comme je viens de le lui dire, le temps congru ne risque pas de s'arranger dans les mois qui viennent...
Je suis lasse, l'impression de m'éparpiller boulot, mairie, LUI, mon compagnon... et tout ce que j'oublie ou néglige ou fait à moitié... sensation d'être partout et nulle part... je le lui ai dit aussi.
J'ai besoin d'aide... mais pas une aide pratique, concrète... non, tenter d'y voir clair et à défaut de trouver le chemin au moins un bout de chemin un peu cohérent.
Il m'a demandé si je voulais faire une pause... j'ai dit non, ça ne ferait que lui mettre le couteau sous la gorge et je ne veux pas.
Par fierté mais aussi par humanité... sauf que la force commence à me faire défaut...

Je n'ai toujours pas trouvé ma place quelque part, et l'air de rien c'est important pour moi...
Oui, ma relation avec lui est extra-ordinaire... à tel point que le reste parait fade...c'est pouvoir entrer dans l'Eden mais devoir systématiquement en ressortir.
Certes, il y a de l'amour mais faute de temps, ce qui s'exprime le plus souvent depuis un moment c'est le désir... c'est magnifique mais je ne m'en contente pas.
A moins que finalement cette relation ne m'apporte plus ce que j'attends ou plus sous cette forme...
Marre de faire le grand écart... de mentir, tromper, ruser... envie de clarté, de cohérence, d'utilité, de travail... loin du bruit, de l'esbrouffe, des combats.
On me dira peut-être que je suis lasse de vivre... je ne dis pas non.. une vieille lassitude déjà...
Moment d'égarement ou vraie fatigue...
Peut-être pas assez de vitalité ou d'instinct de survie...
C'est horrible, ingrat... j'en conviens mais je ne peux plus vivre comme ça à attendre je ne sais quoi !
Et la vieille idée de la contemplation qui revient...je ne suis pas faite pour vivre dans le monde... je ne suis faite pour rien en réalité... je tâtonne, fait semblant... c'est tout...
Pas de réponse toute faite, juste un chemin à construire... au milieu des pièges, des erreurs, des sollicitations, des vanités...
Moi qui rêve d'un chemin en pleine nature, seule, juste un bruit de ruisseau, pas de but défini, pas de temps à respecter... la route nue, pour le plaisir de cheminer...
En ça, nous ne nous ressemblons pas lui et moi... il est homme de combat, d'engagement, de parole...
Et de quoi je suis capable d'ailleurs, de donner mon corps, à peine mon coeur, mon esprit encore moins... ni gestionnaire, ni créatrice, ni complètement désintéressée mais pas assez matérialiste malgrè tout...
Je me targue, à défaut de faire, d'être... même plus certaine de ça non plus...
Je fuis dès que c'est trop compliqué, dès qu'il y a risque... je n'ai pas changé...

Je vais prendre le temps de réfléchir mais je crois qu'il faut tenter l'expérience... faire effectivement la pause qu'il me proposait... je sais que ce sera dur pour moi... et pour lui aussi mais j'ai besoin de mettre mon esprit au repos, de me recentrer et d'aborder les problèmes les uns après les autres...
Il m'a quittée en me disant à quel point il m'aime... je veux bien le croire... et ce n'est pas pour ma beauté extérieure même s'il ne tarit pas d'éloges à ce sujet...j'en suis heureuse, j'aime l'entendre me dire que je suis désirable...
Je crois surtout qu'il voit cette petite part cosmique au fond de moi mieux qu'il ne l'a jamais vu ailleurs...
Parce que ma carapace humaine est finalement bien mince... même si moi aussi je peux être vaniteuse, envieuse, jalouse... tout ça est bien mince à côté de ma capacité à aimer... une capacité pas naturelle, pas si utile ici bas... peut-être utile ailleurs un jour je l'espère...

Est ce qu'il me connait ainsi ? Pas sûr mais il me pressent telle et son essence profonde, maçonnique aussi y trouve matière à émerveillement et amour.
Est-on pour autant destiné à demeurer amant ?
Pas sûr non plus... on risque même plutôt de banaliser notre union, voire donc de l'abimer à terme.

Je vais réfléchir... je n'ai que ça à faire...

dimanche 18 mai 2008

Deuil


Longtemps que je n'ai pas écrit... pas l'envie qui m'a manquée mais le temps, le talent de mettre en forme ce que j'avais à dire, des soucis au boulot... et maintenant avec LUI aussi.
J'avais la sensation d'avancer à une vitesse folle... jusque mercredi !

Nous avions commencé à parler de nos aspirations, de nos envies concernant une vie commune, son organisation puisqu'il ne cesse de me dire qu'il ne veut pas rester élu que sa délégation et maintenant sa fonction de vice-président vont lui prendre de plus en plus de temps... qu'il ne saura pas résister si je n'y mets pas bon ordre...
Déjà, cette dernière remarque m'avait donné à réfléchir...
Et puis nous avions eu aussi une discussion "amusante" sur la vie commune où il me disait que si je ne l'obligeais pas, il ne ferait rien dans la maison !
Par le passé, je me souvenais lui avoir fait une remarque visant à lui expliquer que je n'étais pas dupe et que je savais qu'une fois en couple, j'aurais le droit au même traitement que sa femme : retour à pas d'heure...
Il avait été chagriné, m'avait juré que non... et hier, alors que nous revenions sur son repas du vendredi soir avec une charmante jeune femme que j'ai découvert par hasard en allant manger au même endroit avec mon compagnon, il reconnait que si c'était moi qui avait attendu à la maison, il n'aurait pas prévenu davantage !

Mais pour revenir à mercredi, il m'a fait part de ses contraintes... à savoir sa fille dont il craint l'incompréhension et la peur d'avoir la mort de sa belle-mère sur la conscience, sans compter évidemment le choc pour sa femme.
Bref, il m'a proposé de monter un partage... il maintiendrait un semblant de mariage pour la forme mais me donnerait le plus de temps possible.
J'ai cru que j'allais passer à travers ma chaise... je suis restée calme et j'ai dit non, qu'il me semblait qu'au regard de l'intensité de notre relation ce n'était pas possible.

Je sais qu'il m'aime mais comme je le lui ai dit, je crois que je tourne une page.
J'essaie depuis lors de reprendre force et courage pour faire face, vivre cette amour immense sans polariser sur la forme qu'il a, que je voudrais qu'il prenne et qu'il ne prendra pas !
Je suis pourtant à la peine... et signe de ce malaise, j'ai fui plutôt que de le croiser dans une fête à laquelle nous assistions.

Mes peurs sont nombreuses, depuis voir cette relation devenir une liaison "banale" mais aussi peur qu'il finisse par m'en vouloir de le captiver autant, de le transformer si inexorablement... bref, peur qu'il m'en veuille de m'aimer à ce point.

Alors je me dis qu'il est temps de faire le deuil de cette relation... je ne trouve pas le courage de la briser nette, ce qui serait sans doute plus sage, plus courageux, plus efficace...
Je pense plutôt mettre de la distance subtilement, petit à petit... un peu comme j'ai fait avec mon compagnon. Je passe de moins en moins de temps avec lui, suis de moins en moins tendre et proche...
Finalement, la solution n'est peut-être pas si mauvaise... le choc brutal d'une rupture serait dur à gérer pour lui, incompréhensible, je serais malheureuse, il le verrait vite...
En même temps, jouer sur la durée et la distance va me demander à moi encore beaucoup de sang froid, de patience, de maîtrise...

Pas de formule magique donc, j'en suis consciente...
De grand virages m'attendent puisque j'ai aussi l'intention de négocier mon licenciement et quitter mon compagnon à la rentrée.
Il a besoin de vacances, déteste les mois d'été, je ne peux pas le plonger dans quelquechose qui va être dur pour lui à cette période, alors, là aussi, je prends sur moi...

J'ai beaucoup retourner le problème, je ne vois pas d'autres solutions... peut-être que tout ça peut changer mais c'est peu probable.
Sa fille n'a que 14 ans... et est encore très enfant, il lui faudra des années pour comprendre.
Quand à sa femme, il est peut-être attaché à elle plus qu'il ne croit, ne serait-ce que parce qu'ils vivent plutôt bien ensemble et qu'à son âge, ça doit compter !
C'est aussi l'un des obstacles de notre différence d'âge que je connaissais !

Je vais donc partir seule à l'aventure...

vendredi 18 avril 2008

Evolution


Est-ce le printemps, les fleurs, les arbres qui bourgeonnent, la renaissance de la nature... en tout cas, je me sens remuée et en évolution profonde une fois de plus.
Il l'est LUI aussi sans aucun doute...
Sa nature rebelle, contrariante, moqueuse... ne disparait pas... et je ne le souhaite pas !
Mais l'adoration et la vénération sont de moins en moins de vains mots.
Sa douceur est de plus en plus manifeste, son écoute plus attentive, ses attentions plus vraies...
Comme si du fantasme il était passé à la volonté et de plus en plus à la pratique.

Son bonheur à rechercher mon plaisir et ma jouissance a toujours été réel et manifeste... pourtant, j'ai moins l'impression qu'il cherche à se contenter, me prouver qu'il m'est indispensable... il est davantage encore dans le service avec toujours sa science du détail.
L'autre jour, il m'a regardé jouir, m'a serrée contre lui et m'a parlé doucement de la joie qu'il avait à accompagner mes orgasmes... que sa récompense était sur mon visage, peu importe le temps que cela puisse prendre... sans perdre pour autant son humour, ce que j'apprécie, il m'a dit qu'il aimait lorsque je le laissais mariner un moment...

J'étais également très fière de l'entendre me dire il y a quelques jours qu'il pourrait travailler sous mes ordres, que j'étais autrement plus intelligente et brillante que lui... bien que sur ce point précis il ait tort.

Il est vrai que je l'ai épaté en découvrant sous quel pseudo il existe sur un site gynarchique.
Mais je suis aussi épatée en lui proposant que nous instaurions une vraie relation inégalitaire sur ce site au moins.
Je savais qu'il serait troublé, il l'a été, cela nous a permis de beaucoup nous mettre à nu une nouvelle fois et de nous rapprocher.
Il continue à dire qu'il est prêt à tout pour moi... j'aurais tendance à le croire... depuis tout quitter pour moi jusqu'à arrêter de fumer... mais est-ce bien réaliste !?

En même temps, je ne me suis jamais sentie aussi bien avec lui, aussi bien tout court, aussi femme...

lundi 7 avril 2008

Paris


Si loin, si proche... à peine 48h puis s'en vont...
Paris en avril, en voiture, à l'hôtel, contents, fâchés, muets, tristes, amoureux, tentateurs...
Et le temps qui file à une vitesse folle... l'impression de n'avoir le temps de rien ou pas grand chose...
Le temps qu'il me fasse mal en arrivant, que je refuse de plier, alors qu'il l'exige, de lui demander grâce comme je pourrais le faire... nous sortons très mal tous les deux... même plus faim en arrivant au Wepler où comble d'ironie, il tombe sur un ami du Nord de passage à Paris... je conclue acerbe que c'est pas de chance... chagrin, il me répond qu'au contraire, il est est toujours très fier d'être avec moi... puis mutisme total.
Beaucoup de monde, de bruit, il fait chaud... je me sens défaillir, je fais de gros efforts pour éviter de fondre en larmes quand il me mène en bateau en me disant qu'il est juste épuisé.
Heureusement, nous nous détendons un peu en rentrant mais lorsque je sors de la salle de bain en un temps record, il dort déjà !
Là, j'avoue un grand moment de solitude... j'ai un mal fou à m'endormir et je me réveille plusieurs fois jusqu'à ce qu'il m'enlace deux ou trois fois au cours de la nuit.

Petit dej du lendemain agréable mais il continue de me piquer régulièrement... plus pour la forme cette fois... on part se balader dans l'après midi, on parle du travail qu'il m'a rendu, on s'arrête faire la dinette à Montmartre, on se provoque sur les relations que nous pourrions avoir... je n'y vais pas de main morte, je le menace aussi d'une séance mystérieuse en rentrant...
Massage un peu particulier qui me permet de le pénétrer plus facilement et profondément... enfin l'avoir à ma merci, immobilisé, nu, les yeux bandés, abandonné...jusqu'à la jouissance, la reprise de conscience, les baisers, les caresse et mon orgasme, je somnole, m'endors...
Souper italien très bien arrosé... il est de nouveau à mon service, attentif, obéissant, amoureux...
Je suis déchainée en rentrant... le caresse, le lèche, l'embrasse, le provoque... il demande grâce, je m'endors pendant qu'il se lève, va lire, me regarde dormir...

Entente parfaite le lendemain... il me cajole, me mange des yeux, se met à mes pieds, les embrasse, les lèche... il est vraiment magnifique.
Retour triste en revanche même si ma jupe et mes bas lui permettent d'admirer mes cuisses une bonne partie du voyage.
Après m'avoir déposée, il revient vers 18h pour m'embrasser, me caresser encore... me faire jouir... la solitude qui suit m'écrase... comme elle écrase mon épaule qui m'empêche de courir le dimanche matin... c'est trop douloureux !

Heureusement, hier, lors d'une manifestation culturelle il est assis près de moi, resplendissant encore, épaule contre épaule, il me fait du pied... puis glisse sous mon manteau, ma jupe, me caresse... non sans plusieurs signes de complicité et de proximité qui ne laisseront j'imagine plus guère de doute à personne !