lundi 21 décembre 2009

Neige


Il parait que l'épisode neigeux se termine... j'espère, je croise les doigts...
On ne peut pas dire que ça aura aidé mon déménagement même si finalement ça s'est bien déroulé grâce à des amis qui ont assuré... et puis mon ex compagnon très présent... et LUI aussi...

Mais mais mais... pas d'eau chaude... et la chaudière de mon ancien logement qu'on a du mettre hors d'eau... elle a inondé la cuisine...
Décidément, j'ai un problème avec l'énergie...
Je n'accède pas non plus à ma place de parking... bref perfectible... j'attends l'électricien ce matin...
Et puis encore pas mal de paperasses à faire, l'appart de mon père à vider...
Disons que ça avance...

J'ai tenu facilement mais depuis hier c'est le coup de barre et ce matin je serais bien restée dans mon lit avec un livre...
Perturbée dans mes repères aussi...
Et puis j'ai changé de voiture hier... le jour idéal pour ça...
Plein de changements... je suis un peu comme le chat, j'ai besoin de retrouver un peu mes marques...

Le chamboulement est tel que je suis un peu troublé par les attentions de mon ex...
Dimanche midi, alors qu'il m'a remonté ma table et qu'on a pu aménager un coin repas pour manger, nous parlons de Noël.
Il vient de dire à sa mère qu'il ne pourra aller y manger le midi comme prévu et se demande quand il pourra aller les voir. Je lui dis qu'il les verra à Noël... et il me dit que non, qu'il sera en Belgique.
Son amie l'a invité car elle n'a pas ses enfants, elle fête donc Noël avec son frère et sa belle-soeur...
Je reconnais que ça me fait un petit coup au coeur...
Je reprends ma respiration... lui dis que c'est symbolique... il rétorque que c'est purement amical, qu'il n'en attend rien, qu'il ne veut plus souffrir...
Je lui fais remarquer alors que cette transformation amicale est très artificielle, histoire de ne pas se brûler les ailes...
Non, il n'en démord pas...
Me dit que ça lui permet de changer d'air de temps à autre mais qu'au bout de deux/trois jours...
Et puis hier reprenant le métro ensemble, il me dit qu'il ne faut pas que je prenne au pied de la lettre ce qu'il m'a dit sur le fait qu'il ne veut plus d'amour pour ne plus souffrir...
J'ai reçu en fin d'après midi un très gentil sms me disant qu'il avait passé un bon weekend et qu'il m'adore...
J'en prends j'en laisse car j'ai vu les sms qu'il échange avec sa belle belge... c'est comme je le pensais assez ambigu...
Mais j'avoue que ses propos me troublent...
A suivre...

Il n'y a donc pas eu beaucoup de place pour LUI et moi... même si un petit baiser dans l'ascenseur quand il est passé dimanche puis hier rapidement en mairie...
On doit normalement passer la soirée de demain ensemble... j'espère que j'aurais de l'eau chaude d'ici là, histoire d'être propre...
J'espère surtout le réconforter... il est las... la mairie, l'agglo... tout ça le fatigue, je veux bien le croire...
Si on pouvait se retrouver un peu pour un peu de chaleur, de tranquillité... je suis moins dans le désir ou la recherche de plaisir et pourtant hier il a suffit qu'un baiser pour que je décolle... mais si fatiguée que rentrée ici je n'ai pas eu le courage de ressortir pour aller prendre une douche chez mon amie comme elle me l'avait proposé... exténuée...

Avec un peu de chance ma mère et mon beau père vont remonter quelques jours pour m'aider à aménager les placards, mettre des rideaux... et évidemment passer Noël ici... je ne serais donc pas toute seule... même si j'étais soulagée que mon ex ne me demande rien... je veux pouvoir souffler un peu...

Et le petit clin d'oeil à la neige vient d'une graphiste que j'ai découvert hier et que j'aime beaucoup, Marie Meier... à découvrir ici : http://sigma.typepad.com/tigerlily_illustrations/page/2/

vendredi 18 décembre 2009

Venus Sovietica


Le titre du livre qu'il m'a offert et dont la couverture est illustrée par le tableau que j'ai repris moi aussi...
Il m'avait toujours dit que les cadeaux ce n'était pas son fort... je n'avais rien dit mais mon silence était éloquent...
Je trouvais ça un peu facile à vrai dire...

Donc mercredi soir que nous devons passer tous les deux... mais il m'explique qu'il a appris que sa femme avait un déplacement, qu'elle allait rentrer tard, que c'est donc compromis...
Je pars sur le principe qu'on ne se verra pas... sans amertume d'ailleurs car je suis dans les cartons jusqu'au cou...
Ma chaudière est en train de refaire des siennes et la trouvant dans de meilleures dispositions en rentrant mercredi soir, je décide de tenter la folie de remplir la baignoire... miracle, ça fonctionne !
Et il m'appelle évidemment alors que je barbote pour me dire qu'il arrive...
Avec deux livres donc... Venus Sovietica et un autre sur les pochettes de disques sexy... très drôle et bien fait...

Pour la Venus, il m'a dit qu'il avait été séduit par la couverture.. que cette Venus lui en rappelait une autre... même poitrine ronde, même hanches, ventre... il conclue en disant qu'elle est très belle mais que je le suis plus encore...
Et franchement ça me va droit au coeur...
Moi qui ai toujours regretté de ne pas être plus mince, plus gracile... finalement...

Il s'ensuit beaucoup de plaisir et de tendresse... comme je le lui ai ecrit, il flatte souvent la bête par souci d'efficacité, manque de temps...
Mais là, il m'a donné du plaisir tout en prenant soin de moi... aucune miévrerie tout au contraire, son désir pour moi est intact et a la même vigueur que la pemière fois où il m'a déshabillée et caressée... j'en avais été pétrifiée et d'une certaine manière je le suis toujours...

Bref, beau moment... pas rare mais je lui en suis vraiment très reconnaissante...

Hier j'ai fait mon état des lieux d'entrée et il m'a rejointe dans l'après midi... il m'a dit que j'avais fait un bon choix pour moi et le chat... j'espère qu'il le pense vraiment...
Déménagement demain... en espérant que les conditions météo ne nous freinent pas trop...
Il y a dix ans déjà, déménageant aux alentours du 15 décembre nous avions de la neige... il en va de même pour ce déménagement et j'aurais préféré eviter, c'est un stress supplémentaire...
Je change aussi de voiture lundi...
J'espère que tout ça n'est pas trop...

L'anxieuse qui sommeille en moi refait surface....

lundi 14 décembre 2009

Déménagement


J'essaie d'en rire mais bon, pas simple de tout coordonner...
Enfin, mon assurance m'y aide, je viens d'apprendre que j'ai été radiée il y a plusieurs semaines... sans avoir été avertie évidemment... pas d'assurance habitation donc mais pas d'assurance voiture depuis un bon moment...
Retrospectivement, je remercie le Granc Architecte d'avoir été clément avec moi...
Donc je repars bon pied bon oeil avec un nouvel assureur... en espérant avoir plus de chance ou du moins d'écoute et de dialogue...
Evidemment le précédent va se prendre un courrier salé !!!

Entamé les cartons samedi... le chat se demande quel est ce nouveau jeu... qui lui ne l'amuse pas du tout !
Nous non plus d'ailleurs...
Quand je dis nous je parle de mon ex compagnon, très présent... rassurant, plaisant même si je n'ai pas forcément envie d'autre chose que d'amitié... mais on verra tout ça plus tard...
Bref, déjà une quinzaine de cartons, les gros livres emballés... et je vais continuer un peu tous les soirs de la semaine.
Logiquement je fais l'état des lieux d'entrée dans le nouvel appart fin de semaine... et le premier à visiter, ce sera LUI.

La semaine dernière a été agréable pour nous deux...
Il est venu en visite chez moi puisque nous avions une tenue festive avec plusieurs frères de son atelier dont mon ex, un ami très cher, des frangins que j'aime bien.
J'ai émoustillé l'un d'eux en l'accueillant très chaleureusement, j'en ai épaté un autre qui voulait savoir si la planche était bien de moi.
Parce que surprise, ma véné a décidé que ce serait moi qui lirait mon travail complémentaire.. perso, je n'y tenais pas vraiment...
Evidemment tout en faisant DJ sur une machine que je ne connaissais pas et franchement pas simple à utiliser...
Genre le fil vert sur le bouton bleu...
Parait que je m'en suis bien tirée... mouais, admettons.

Le lendemain soir, il doit juste passer en coup de vent et finalement s'attarde... plein de nouvelles pas géniales, de quoi désespérer du genre humain... ça mérite bien un long baiser magique qui dégénère en caresses et en jouissance pour lui comme pour moi...
Je lui dit malicieusement qu'on annule la soirée du lendemain que nous nous réservions... il refuse disant qu'il en a besoin.

Déjà lundi dernier nous avions fini par passer la soirée tous les deux, allant diner après notre réunion... beaucoup d'émotions... me disant qu'il sait bien qu'il devra gérer ses enfants, que dans mon long mail du dimanche soir il y a bien des élucubrations, qu'il a du respect pour sa femme, qu'il n'est pas question de la piétiner, que pour autant il sait faire la part des choses...
J'ai apprécié sa franchise et son honnêté... et sa détermination...
Levant son verre, il boit à mes amours, je me décompose...
Il sourit en me disant que si je suis unique, mes amours c'est lui !
Effectivement, ce n'est pas ce que j'avais d'abord compris...

Et donc jeudi soir, belle soirée aussi... pleine de plaisir, de fantasme (il a eu le courage de me raconter son rêve qui pourrait être gênant pour lui tant il y accepte de se soumettre), de rire à gorge déployée... mais pas dénuée de profondeur.
J'ai notamment compris une partie de mes angoisses : depuis 15 ans, j'ai porté, accompagné, une ou des personnes... souvent à mon détriment, sans me soucier réellement de moi...
J'ai vraiment ouvert les yeux là dessus...
Pas si simple de se retrouver libre...

Reste du temps à absorber le stress du boulot, le boss est un peu énervé contre moi... à courir après le temps, les papiers, les réunions...
Weekend plus calme mais avec un vrai manque de LUI...
Il devrait rapidement passer me voir ce soir... je l'espère aussi...

Moins de tensions mais quelques belles angoisses sur l'avenir, la perception que j'en ai ... la sensation d'être à mon maximum, de ne pas pouvoir aller plus loin... de devoir nécessairement lâcher du terrain...
Sensations absurdes mais collantes... il est temps que j'aille retravailler sur moi... e n m'y préparant un peu avant... mais déjà il faudrait que je prenne rendez-vous...

Un chose à la fois, les cartons, EDF, téléphone, location d'utilitaire avant...
Et après...

lundi 7 décembre 2009

Dormir


Depuis un temps, j'ai peine à aller dormir mais je dors quand même plutôt bien et j'ai un mal fou à me lever le matin... pas terrible comme signe, symbole que j'ai peur d'affronter le jour, les amis, les amours, les emmerdes...
Mais hier soir, du mal à dormir, vraiment, j'ai froid, me tourne, me retourne... pas dur de dormir seule mais sans LUI... après ces deux jours !
Et puis je lui ai aussi adressé un long message où mon coeur et ma raison se disputent la plume... ma lucidité combat mes sentiments... les siens aussi d'une certaine manière même si je reconnais les avancées et aussi que la messe n'est pas dite parce qu'il y a la vie !

Bon, tout ça est bel et bon mais je sais que ça va encore lui faire l'effet d'une bombe, le risque d'entendre qu'il ne me rend pas assez heureuse...
Je finis pourtant par m'endormir... merci au chat gris d'être venu se rouler et ronronner contre moi...

Réveil brutal... nausées !
Mais de quoi... je n'ai rien avalé depuis le midi où j'ai mangé trop vite, trop gras...
Nausées quand même... debout en 4e vitesse, un oxyboldine...
Allongée de nouveau mais rien à faire... vomissements violents... aucune explication...
Heureusement je me rendors mais me réveille à la bourre, arrive en réunion en retard, après avoir pris le temps de prévenir le chef que je rejoins à 8H... bon...

Matinée bien remplie, je suis moins vaseuse...
Je finis par lui envoyer un sms pour lui dire que ma migraine se tasse mais que j'ai été très malade, que je dors mieux avec lui...
Il m'appelle vers midi mais n'a pas l'air saignant... je m'en doutais en l'ayant lu au milieu de la nuit... je suis exceptionnelle, il n'est pas à la hauteur, se demande si c'est la chronique d'une fin annoncée et conclue disant qu'il risque d'être fataliste et d'accepter la défaite... digne réponse d'un homme comme je le penserais surement selon lui.
Il a raison... mais j'ai un coup au coeur aussi...
Pas assez pourtant pour être ko... suffisamment pour être triste...

Il me rassure en me disant qu'il a annulé tous ces rendez-vous de la journée... j'aime bien quand il prend des décisions de bon sens comme celle là... mais saura t'il les prendre dans sa vie ? Mystère !
Il semble, d'après son message, ne pas avoir les réponses et ne pas vouloir bouger... pas une surprise...
Es-ce définitif ?
On pourrait penser que oui, même les décès, les pertes... ne le font pas réagir !
Mais qui sait, comme je le disais, la vie a une force brute, dérangeante, violente...
Reste à savoir si moi j'attendrai... rien n'est moins sûr non plus...
Même si je ne cherche plus à charmer, que je me moque d'être regardée ou non... pour l'heure, c'est l'image que j'ai de moi qui me préoccupe !
Et j'ai besoin de la restaurer un peu...
Mais j'ai aussi besoin d'un temps de pause et de réflexion, de germination comme me le faisait observer ma mère... très juste !
La saison noire n'est pas faite pour récolter... comme souvent je suis trop rapide...

En attendant, j'aurais souhaité reposer avec lui cet après midi... même sans dormir complètement, même sagement...
Je dois lui servir d'horloge dans quelques minutes, je lui ai dit que j'étais tout de même plus agréable qu'une sonnerie, il a répondu sombrement : ça dépend !
J'ai ri doucement en disant qu'il avait raison... ce qui l'a fait rire...

Etrange comme je peux être grave et lourde ou légère et rieuse en peu de temps...

dimanche 6 décembre 2009

Chronos


Oui, je me souviens de lui à travers ma découverte de la mythologie grecque à laquelle Ulysse 31 apportait de l'image, des voix...
Bizarrement, je pense plus souvent à Sisyphe alors que Chronos est peut-être encore plus redoutable...

Départ Paris vendredi 11H, retour dimanche 18H... on se dit que ça laisse du temps... erreur !
Le temps file toujours très vite avec lui... c'était le cas quelques semaines avant le début de notre relation quand il me préparait à l'initiation... puis dans les premiers échanges, émois, ébats...
Oui, pas une surprise cette distorsion du temps... mais là c'est encore pire que ce que je pouvais imaginer...
Et la peur... que ce soit la dernière fois... qu'il me faille trancher, et lui aussi, entre une vie rangée et la passion qui nous anime...
Moralité moi qui somatise peu, je me suis réveillée hier matin avec une solide migraine... je n'ai évidemment rien dit et j'ai déroulé le programme...
Quand je lui ai avoué tout à l'heure dans le train du retour, il était défait : je pensais pourtant te faire du bien.
Oui mais voilà, c'est moi qui me fait du mal...

Le pas du compagnon illustre le travail qu'il a à accomplir... le choix de sa voie... la fameuse croisée des chemins... c'est autre chose qu'un symbole me concernant... c'est en temps réel dans ma vie, avec ce premier volume qui se termine et la seconde partie qu'il faut mettre sur les rails... mais avec qui ?
Etre mère ? accepter la perche tendue par mon ancien compagnon même s'il ne me parle pas encore de tout ça... ça ne saurait tarder j'imagine...
Renoncer pour faire ce bout de route avec LUI... mais quand ? dans quelles conditions ?
Tout ça roule dans ma tête sans que je ne trouve une solution...

Evidemment, quand je pense à la maternité, je pense à cette allusion à l'alliance que j'avais faite à ma mère le matin des funérailles de mon père.
L'alliance c'est moi, quoi de plus fort comme alliance entre deux personnes...
Mais je me trompe peut-être...
Pour lui c'est toujours non...il est trop vieux, ne verrait pas cet enfant grandir... m'assure que ce n'est pas de l'égoïsme... il comprends que ce soit un souhait pour moi, il s'effacera donc s'il peut me voir une fois de temps en temps...
Je pense aussi qu'il ne veut pas faire de concurrence à ses enfants... il me disait d'ailleurs farouche et maladroit : tant que je n'aurais pas passé l'Orient éternel, Noel sera pour mes enfants...

Alors ?
Je ne sais pas, plus... et les lendemains ne sont guère encourageants...
Il faut pourtant poser des actes... je lui ai dit que je ne passerai pas le nouvel an avec lui si c'était collectivement dans un gîte, il m'a dit qu'il s'en doutait... j'ai réservé ma réponse pour une soirée mais ma décision est prise et fermement, je veux commencer l'année seule !
Symboliquement, comme je le faisais dans mon jeune temps... une soirée à moi, forcément un peu mélancolique mais proprement...
Je me doute bien que ça ne m'apportera aucune réponse... mais au moins souffler et pleurer à ma guise si besoin...

J'ai peur de cette année 2010, terriblement... et plus elle approche et plus j'ai peur...

J'ai pourtant échangé avec lui sur ce que je devenais... relisant La Venus à la fourrure, je lui ai dit que bien des passages m'en paraissaient outrés... mais qu'il y avait une vérité profonde : une femme ne fait pas demi tour.
Il m'a dit qu'il ne le souhaitait pas non plus... j'ai vivement rétorqué que ne pas faire demi tour n'était pas stagner non plus... il a été touché de ma vivacité et m'a dit qu'il ne pensait pas stagner... c'est juste, je le lui ai dit.
Mais j'ai conservé une question pour moi : avancer jusqu'où ?

Nul ne sait... le temps court, il m'échappe... il dit avoir 15 ans à vivre... pour qui ? pour quoi ?
Terrible Chronos !

mardi 1 décembre 2009

Fleur



Hier soir, au terme de 10 longs jours d'attente nous avons pu nous voir un peu...
Tard, j'étais en réunion, lui aussi...
D'abord parler, d'amour, de politique... le temps file... il est de plus en plus tard et le voyant vissé dans sa grosse veste j'ai très peur qu'il ne parte sans autre forme de procès...
Il me parle de mes mains, la gauche surtout qu'il avait envie de saisir dimanche soir à table, je raconte l'histoire de la bague que je porte au majeur de cette main...

Et puis non, il enlève cette fichue veste et me demande goguenard où il m'installe ?
Je rétorque que je ne suis ni une plante ni un meuble...
Forcément il est plié de rire... et encore quand nous basculons sur mon lit... je lui fait mon air furibond et outragé... rien à faire... il est bien, il se détend et rien ne peut venir à bout de son rire...
Rien sauf mon corps, mal fagotté, tellement imparfait... que lui trouve incroyablement doux, qui le rend fou, qui lui a tant manqué... qui est trop bien pour lui, qu'il continue de le penser...
J'ai du mal à lâcher prise mais c'est vraiment lui qui mène le bal... me mordille, m'écarte les cuisses, me caresse, me pénètre de ses doigts...
Mon cerveau mouline des choses pas forcément drôles...
Et puis je sens la chaleur, le plaisir monter... une jouissance longue, l'impression de me donner plus que d'ordinaire, de m'ouvrir complément, d'être offerte, pleinement à lui, pleinement en vie... la sensation d'être une fleur dont tous les pétales se déploient en même temps...

Ce n'est pas nécessairement une rose que je voyais à ce moment là... mais c'était la fleur préférée de ma grand-mère, petite je ne comprenais pas pourquoi !
Je trouvais qu'il n'y avait pas plus banal et commun que la rose... j'aimais les fleurs compliquées, c'est toujours le cas : iris, fleur de la passion...
Mais la rose est maintenant bien autre chose qu'une fleur, un symbole !
De vie, de féminité, de félicité, de plénitude...
Toutes sensations captées, perçues, goûtées hier...

Il a résisté quand j'ai cherché à le déshabiller... mais évidemment je ne me suis pas laissée intimider et je l'ai caressé doucement, embrassé profondément... l'ai fait hurler de plaisir...
L'ai laissé partir sans trop de chagrin...
Lui ai envoyé trois lignes... et mon travail sur le rire pour une prochaine tenue qu'il a trouvé très beau... c'est vrai que pour imparfait qu'il soit, j'y ai mis beaucoup de moi...

Il m'a appelé il y a peu... morose...
Beaucoup de décès en ce moment... il a assuré beaucoup de funérailles et commence à trouver difficile d'être entourée par la mort... je le comprends...
Pas de possibilité de le consoler ce soir.. soirée chargée alors que j'aurais tant envie de rentrer tranquillement chez moi... regarder les roses achetées dimanche...

lundi 30 novembre 2009

Sagesse


Il s'en est écoulé du temps depuis le dernier message... et il a filé si vite pourtant.

Contrairement à ce que pourrait laisser penser le titre, je doute être sage... même si on me prédit prochainement une "exaltation à la maîtrise".

Sage de fait pourtant car j'ai perdu mon père il y a quelques jours et je ne suis pas fière de moi... je l'ai accompagné à ma manière, celle d'un rouleau compresseur... il avait besoin d'autre chose... comme j'ai pu le voir quand ma mère est arrivée et qu'elle a passé du temps avec lui !
Est-ce que d'une certaine manière, moi qui dis ne jamais être rancunière, je ne me suis pas vengée de lui... ou disons en des termes moins forts, est-ce que je n'ai pas su être douce avec lui parce qu'il n'a jamais vu qu'une femme : ma mère !
Impossible de réécrire l'histoire et je ne vais pas faire le crocodile aujourd'hui...

J'ai essayé d'en parler avec ma mère justement, mon beau-père, les belles-filles de mon père, mes amis, mon ex... et LUI aussi...
Personne ne comprend je crois ma dureté, mon insensibilité... je plaide complètement coupable...
J'ai essayé de dire les choses clairement pourtant... surtout à LUI...

Je l'ai au moins accompagné dans sa dernière nuit à l'hopital, et même s'il ne s'est jamais réveillé... dernier défi... il est resté en vie pour ma mère, a tenu pour la revoir... puis s'est laissé glisser... je ne peux pas lui en vouloir...

Ce n'est plus une page qui se tourne mais un chapitre qui se clot... peut-être même, sûrement, la première partie de ma vie...
Inutile de dire que ça me rend nerveuse et ce d'autant que les cartes sont rebattues, mon ex revenant tout amoureux et décidé à reprendre quelquechose ensemble et LUI qui me donne de moins en moins de temps alors qu'il passe son temps à dire que je suis l'essentiel...
Je ne suis pas sûre qu'il se détache de sa fille ni même de sa femme et de la politique...

Alors que d'avoir perdu mon père, d'être l'alliance entre deux personnes dont l'une n'est plus me donne encore plus matière à réfléchir sur la maternité... qui est la vie...
Moi qui n'ai jamais été si vivante, pleine, forte... puis je continuer de l'être et même l'être REELLEMENT si je ne deviens pas mère ?
Grave question...
Le père idéal, c'est forcément mon ancien compagnon... même tranche d'âge, il verrait à priori grandir l'enfant, pourrait vivre avec moi, s'investir...
Mais la vraie alliance, c'est avec LUI, c'est une évidence...

Voilà qui est bien embrouillé... et si j'y ajoute les papiers après la disparitions de mon père, mon déménagement, le travail, le mandat...

Je compte aussi passer un peu plus de temps en loge, en visite ou en travail maçonnique... je sais que ça me fait du bien, me remet d'équerre au delà des difficultés rencontrées dans la vie quotidienne.
J'ai assisté jeudi à une conférence sur Hildegarde de Bingen et le féminin sacré, j'en suis sortie dans un état de plénitude que je n'avais plus rencontré depuis fort longtemps...
Vivement que je range le nouvel appart, que je m'organise un coin lecture et travail...

Un peu sage finalement...

mardi 18 août 2009

Rage et fureur


Mon meilleur ami prétend qu'on voit mes humeurs à mes cheveux... parait que lorsque je suis en colère, je me transforme en Gorgone : les yeux qui tuent, les cheveux qui serpentent...

Je me suis gorgonisée hier soir... mon ex avec qui je discute et à qui je dis que je ne tiens pas une grande forme ne trouve rien de mieux que de me dire : et en plus, je ne t'ai pas aidé vendredi (sous entendu avec mon comportement), je m'excuse.
J'ai éludé en disant qu'il s'était laissé aller, que le désir ne se commande pas...
Et j'ai très vite mis fin à la connexion.
Avec la rage... je me suis sentie blessée et même outragée...
En résumé, je suis juste assez "bonne" (c'est bien le terme) pour qu'il puisse épancher ses pulsions...
Rage telle que je lui ai adressé un mail salé disant que je n'étais pas une fille facile et que je voulais le respect...
Il m'a sobrement répondu : bien reçu.
Je n'épiloguerai pas et je ne suis pas prête de me reconnecter ni de lui écrire ou téléphoner...
Evidemment, mon orgueil est touché... mais mes sentiments un peu aussi... m'apprendra à être trop gentille !
En tout cas, je ne regrette absolument pas mon message.

De LUI, aucune nouvelle.... il ne m'a toujours pas lue...
Je ne vois donc pas la nécessité d'écrire...
Juste un sms pour dire que si j'ai renoncé à construire, je n'ai pas renoncé à l'entendre... c'était ce midi... rien depuis...
Et à mon avis, pas prête d'en avoir.
Il considère peut-être que je vais trop loin... peut-être se lasse t'il...
J'envisage tout...

Malgré tout, j'ai fait ce que j'avais à faire : hier avec mon ex, aujourd'hui avec lui...
Et s'ils n'apprécient pas je ne regrette rien...
Je vais mieux qu'hier...je récupère ma force
Vendredi, Lui m'a dit que je rayonnais...
Oui, pas faux...
Quant à ma mère, elle m'intrigue beaucoup depuis quelques jours quand je lui parle de ce que je fais, dis, comment je vois les choses...
POurtant elle a un caractère volontaire, bien plus que moi, et bien trempé... et elle dit m'admirer...

Je vais finir par croire que je suis trop admirable pour être aimée...

lundi 17 août 2009

The Rip


Jusqu'à vendredi, jeudi soir plutôt, la vie s'écoulait presque paisiblement.
Et puis jeudi soir donc, je démarre Skype comme ça au hasard... mon ex-compagnon se connecte, m'appelle, me demande de bénéficier de l'image, je branche le démarrage de la cam' et très vite il s'exclame : tu peux m'expliquer pourquoi tu me fais toujours bander ?
Honnêtement, je suis surprise, et pas follement ravie d'ailleurs... puis je joue un peu aussi, lui parle de mes achats lingerie, qu'il veut voir, je refuse un bon moment puis rapporte le butin... je refuse en revanche catégoriquement d'essayer...
Etrange échange... je pense qu'il est surpris lui même, me propose de boire un verre ensemble le lendemain soir...
Rapidement d'ailleurs, une petite heure ensemble chez moi, un peu gênés mais avant de partir il ne peut s'empêcher de regarder ce que je porte...
Me propose de manger ensemble jeudi, je sais qu'ensuite il part passer le weekend chez sa blonde...
Vraiment étrange...

Mais c'est surtout avec LUI que vient la douleur...
Nous nous sommes vus vendredi, peut-être pour la dernière fois d'ailleurs... comme d'habitude il est arrivé en retard, nous sommes allés manger... puis retour chez moi...
Puisque je vois mon ex, ce qu'il ne sait pas, je lui annonce que je suis libre jusque 18h quand je le vois pianoter sur mon ordinateur pour réserver le voyage avec sa fille.
Au moment de nous séparer, il me demande classiquement quand on se revoit... c'est là que je porte tranquillement l'estocade en lui expliquant qu'il va partir, puis moi aussi et que d'ici là aucune envie de le voir à la sauvette.
Je considère donc que nous nous reverrons quand je serais de retour en septembre.
Il est effondré...
Je lui envoie dans la soirée un message pour lui dire combien je l'aime mais que je renonce, que j'ai enfin compris que nous ne pouvions rien construire ensemble...
Pas de nouvelles.
Il me contacte samedi en fin de journée pour savoir comment je vais... je lui rétorque qu'il suffit de me lire.
Là il prend peur quand je lui explique que j'ai compris, me dit qu'il n'a déjà pas un gros moral, qu'il ne me lira donc pas... et de fait, il ne m'a pas lu... et je n'ai plus écrit.
Hier soir il m'avait invité à manger chez lui avec d'autres amis...
Je ne sais pas comment j'ai pu rester 3h... l'impression d'avoir un troupeau de démons dans le ventre...
Je l'entends s'écharper très brièvement avec sa femme avant de redevenir tout sucre tout miel devant nous, la complimentant plusieurs fois sur les plats, évoquant les travaux du jardin... si je pouvais disparaître dans le sol...
Avec moi très sobre sauf quand il voit que je ne mange quasiment pas... puis quelques secondes alors que nous sommes seuls, essaie de d'approcher, je le repousse en lui disant qu'il ne faut pas m'en demander trop...
Enfin, il est 23h, je me lève pour partir, il m'accompagne... je lui file aussi rapidement que possible entre les doigts...
M'enfuir, c'est tout ce qui compte...
Au volant, je peux enfin remettre The Rip et pleurer tout mon saoûl...
Mon ex m'avait conseillé de regarder la vidéo me prévenant que c'était triste... c'est un euphémisme, je suis bouleversée et en larmes...
Je revois le décès de ma grand-mère, ma dernière visite à l'hopital, son dernier regard...
Il y a longtemps que je n'ai pas pleuré autant, que je n'ai pas été submergée par quelquechose de bien plus fort que le chagrin ou la tristesse...

Impossible de dégonffler mes yeux pour venir travailler... je me suis maquillée comme j'ai pu ...
J'ai encore lutté contre les larmes quand mon meilleur ami qui était là hier soir m'a appellé pour prendre de mes nouvelles...
Son compagnon lui a dit ce matin qu'il était très en colère, que j'avais été très courageuse car il comprenait bien que je sois moi aussi très en colère...
Le moins qu'on puisse dire c'est qu'il n'a pas été fin...
C'est ainsi, et il faut bien une fin à toute chose même si dans mon message de vendredi je ne parlais pas de rupture...
Rompre le lien qui existe entre nous est un leurre, je le sais fort bien...
Ce qui m'a fait tenir c'est que je n'irai plus chez lui...
Il y avait longtemps que je me tenais à distance et j'avais raison...

Me reste le boulot, le mandat, les soeurs, apprendre... et puis oublier, ne plus ouvrir la fameuse boîte mail, laisser passer le temps... m'investir vraiment quelque part...
Ce qui m'arrive n'a rien d'exceptionnel... rien d'insurmontable... une leçon de vie...mourir à l'ancien, à cette femme qui n'était encore qu'une ado mal dégrossie il y a deux mois, mourir à la passion, oeuvrer sereinement quand j'aurais repris pied...

Je vais encore beaucoup regarder The Rip...

mercredi 29 juillet 2009

Oviri


Décidément, je fais dans la femme sauvage depuis quelques temps... et j'aime ça... je ne vais pas faire l'étonnée ou la surprise...
Hier, j'ai aimé séduire mon entourage... en tout bien tout honneur et dans le cadre du mandat... moment de partage agréable qui plus est... ça ne se refuse pas...

Je suis un peu retombée sur mes pattes depuis quelques jours...
J'ai découvert que mon ex se disait amoureux, construisait son histoire... normal... et en même temps, la tête de ma remplaçante ne me revient vraiment pas... mais alors pas du tout... et je le plains... peut-être pour me rassurer orgueilleusement...
Pas seulement je crois... un jour, me parlant, ayant besoin d'être rassuré avant que les choses évoluent différemment, il m'avait parlé d'elle en utilisant le terme chimère... et ça me semble juste.
Il court derrière quelquechose qui n'existe pas ou qui a peu de consistance...

Mais l'important c'est que j'ai retrouvé de l'allant et de l'élan pour lui...
Il m'appelle au moins une fois par jour, réussit à m'envoyer des petits messages...
De mon côté, j'ai photographié mes pieds, jambes... histoire de lui donner un peu d'émotions...visiblement ça fonctionne...
Quoi qu'il en pense et dise, je ne suis pas une beauté fatale... mais j'ai pris assez de confiance en moi pour entamer une coexistence heureuse avec moi même...
Bien sûr, je me fais encore souvent peur quand je me vois en photo...il faut que je coupe mes cheveux, me bouge un peu pour remuscler, entretenir...
Mais c'est peu de chose au regard du bien être que je ressens.
Il m'a souvent dit qu'il s'était rarement senti aussi libéré, aussi bien dans son corps qu'avec moi... il en va de même pour moi...
Parfois je me surprends encore à sortir jambes nues... j'ai si longtemps fait des complexes de toutes natures...
La vie est vraiment étrange et merveilleuse, dure et magique...

Dans quelques jours, moins d'une semaine, nous devrions pouvoir passer un peu de temps ensemble... j'ai grande hâte... pas tellement envie de parler ou de construire dans un premier temps mais d'être tout simplement... pour moi, pour lui, par lui...peut paraître simpliste mais c'est tout simplement beau...
Evidemment, nous allons avoir rapidement plaisir à jouer, lutter, nous étriller... si ma mémoire est bonne, les baleines passent beaucoup de temps à des activités ludiques... quelle sagesse !

Nous voilà loin de l'Oviri torturée de Gauguin qui illustre ces lignes... pour moi c'est surtout la femme sauvage, farouche, libre, déterminée... tout ce que je ne suis pas toujours... âpre aussi sans doute... ce que je suis à n'en pas douter...

Tout ça n'est pas très sérieux certainement, peut sembler très futiles comme considérations... mais j'ai besoin de légéreté, de beauté, de joie...

mardi 21 juillet 2009

Lilith


Toutes les femmes la portent en elle... consciemment ou non !
J'en sais quelquechose, je me suis donnée beaucoup de mal, des années durant, à cadrer avec l'image qu'"on" (comme dit rageusement Adjani dans L'été meurtrier : on est un con) se fait d'une femme.
Oui, sauf que j'ai morflé... pas le physique de l'emploi... avec ma poitrine, mes hanches, ma démarche affirmée, mon humour limite... mélange étonnant et détonnant... pas sûre de moi, c'est juste, complexée, doutant d'être à la hauteur (de quoi je ne sais pas, de tout sans doute)... et parallèlement, aucune peur des hommes... bien plus peur de moi... et la peur de faire peur !
Ado frondeuse mais torturée, souhaitant s'intégrer car en dehors des normes point de salut... pas encore assez libre et autonome mais très singulère pourtant, tenant à ne pas ressembler à tout un chacun...
Quand j'ai découvert Gauguin, je connaissais sa peinture sans en avoir un goût particulier, je me suis sentie des affinités : un sauvage, un type farouche... pourtant épris de reconnaissance... cherchez l'erreur... en fait il n'y en a pas... tout est psychanalytiquement très normal.
Evidemment, lui c'est un génie, moi pas...

Et puis il a fallu que je tombe sur LUI pour commencer non pas à comprendre, j'avais déjà compris intelectuellement pas mal de choses, mais pour vivre un peu ma différence, la goûter et même l'apprécier...
Drôle d'ailleurs, j'ai longtemps rêvé d'un Pygmalion au sens où l'entendent les hommes, le génie masculin créant la femme.
En fait, sur ce coup là, je me suis vautrée, ça ne s'est pas passé comme ça... et heureusement d'ailleurs...
Pour dire les choses joliement (si, ça m'arrive) il m'a aidée à pénétrer dans mon royaume...
Depuis longtemps, je l'avais d'ailleurs écrit à une amie, j'avais la sensation d'être assise sur un trésor... un genre de coffre très vieux, bouclé à triple tour, sur lequel j'avais posé mes fesses au départ sans m'en rendre compte.
Au bout d'un temps je me suis levée, j'ai découvert son existence... mais en faire quoi ? le déplacer ? l'ouvrir ?
Vissé quelque part au fond de ma caboche de fer (l'expression est de LUI, un compliment sans doute), je devais me souvenir de Pandore...
J'ai fait des tentatives pour crocheter la serrure, avec un travail de développement personnel mais ça ne suffisait pas... il a fallu la rencontre !

Lilith s'est donc réveillée... bel et bien... avec violence parfois... contre moi notamment...
Je me complais dans mon ego malsain, mon désir de contrôle... à l'égard de mon ex-compagnon d'ailleurs... j'ai du mal à ne pas aller investiguer... j'aimerais savoir où il est, ce qu'il pense... bizarrement, l'imaginer avec elle, physiquement, ne me pose pas de souci... si seulement je pouvais être certaine que je demeure l'Unique...
Ce qui évidemment n'est pas le cas et c'est bien normal.
Il ne me manque pas réellement et pourtant me manquent les vacances avec lui, alors que ça n'a pas toujours été génial, les balades et les découvertes...
Je me demande parfois si je n 'ai pas fait une grosse erreur...
LUI en devient presque transparent ces temps derniers... alors que ce matin, quand je me réveille avec une envie de caresses, c'est à lui que je pense, pas à mon ex.

Bref, la force est là, la vie aussi... mais il va falloir que je me canalise... que cesse aussi d'exister par et pour les hommes... même si je les aime, j'aime l'amour, le sexe et la sensualité.
Hier, j'ai sagement, mais épisodiquement, repris mon travail maçonnique et j'y avais trouvé un bel apaisement...
Fasse le Grand Architecte que je trouve la volonté de continuer...

mardi 14 juillet 2009

Résolutions


Oui, je sais, en France un 14 juillet il y a révolution aussi...
Mais bon, historienne de formation, je sais que cette date nous a été livrée en pâture pour éviter qu'on s'intéresse trop au 4 août et sa nuit fameuse... autrement plus renversant... qu'en a t'on fait au fond ?
Nous avons remplacé l'aristocratie par une bourgeoisie dite éclairée... peut-on vraiment considérer ça comme un progrès ?

Non, je parle bien de "bonnes" résolutions... comme on en prend chaque début d'année... hypocrisie majeure... il y a longtemps que je ne me promets plus rien le 1er janvier...
Pourquoi alors le 14 juillet ?
Effet de ma lenteur naturelle ? Vieux remord ?
Non, simplement faire un peu de ménage.

J'ai commencé par virer Skype de l'ordinateur... et de mon portable.
Pour quoi faire de toute façon ?
Hier j'ai pris une correction... je pensais que mon ex compagnon avait tenté de me joindre par ce biais, je lui envoie un petit mot pour m'excuser de n'avoir répondu... à moins que ce ne soit le logiciel qui merdouille.
Il me répond effectivement que c'est un problème logiciel... j'ai donc argué qu'il continue à faire des siennes chez moi pour stopper rapidement la conversation en ajoutant que de plus, je n'étais pas très en forme... il n'a pas insisté.
Il se trouve aussi que j'ai trouvé son identifiant de connexion ainsi que sur sa boite mail + facebook et je suis à la trace ses échanges avec sa belle bruxelloise.
Et ça me gave !!!
Jalouse ?
Oui, visiblement, alors qu'il ne me manque pas plus que ça au fond...
Vexée d'avoir été remplacée ?
Oui aussi très certainement, je dois être plus vaniteuse que je ne le pensais.
Bref, je prends une belle mais amère leçon.
Le deuil n'est pas terminé... et il faut que je termine la coupe d'amertume sans barguiner...
Donc, plus de connexions sur Skype et plus d'inventaire sur ses différents comptes.
Pour être équilibrée, je suis enverrai un mail toutes les semaines environ... il n'y répondra pas en plus...

Je vais aussi lever le pied avec LUI.
De toute façon, il part en vacances vendredi ou samedi et nous allons avoir des échanges plus que réduits durant une bonne quinzaine...
Il me dit que ça lui pèse beaucoup...
Lever le pied c'est arrêter de lui mettre de la pression... il sait ce que j'ai en tête... plus la peine d'en rajouter avant un moment...
Certes, mon père s'affaiblit, la mort tourne... pas de quoi m'égayer... je démarre donc au quart de tour comme hier quand il retarde le moment de sa venue...
Mais si je monte vite en pression, je laisse aussi filer plus facilement...
Et puis ça nous a fait du bien de bavarder... de s'embrasser un tout petit peu...
L'occasion aussi de le voir bouleverser de nouveau par l'amour qu'il me porte, qui colonise toute sa vie... parfois je me dis que je ne me rends pas compte à quel point, que je n'en suis pas digne non plus...
Beau moment en tout cas et bien venu...

Parmi les résolutions diverses, me mettre au boulot maçonniquement parlant... j'ai plusieurs soirées et weekend solitaires qui m'attendent, je dois les mettre à profit plutôt que de surfer bêtement des soirées entières... c'est aussi retrouver ma curiosité, mon goût d'apprendre... il faut d'ailleurs que je reprenne rendez-vous avec Samia pour travailler tout ça...
Dans la même veine, essayer de manger de façon un peu plus classique et normative... j'ai pris du poids et je serais bien mieux avec quelques kilos de moins... même si pas question de faire régime ou sélectionner ce que je mange...
Il faudrait que je me remette à courir aussi... tentative samedi...

Je crois avoir fait le tour... ah, encore une, et d'importance... tenter d'accompagner mon père, même si c'est dur... pour me donner du courage, je crois que je vais relire La source noire...

Pourquoi cette représentation de Ste Foy surtout un 14 juillet en plus, ça ne colle pas avec mon idéal laïc ?
Cette statue me fascine... elle représente pour moi la force tranquille mais implacable, la force rouleau-compresseur mais sans à-coup, naturelle, inexorable...
Et je vais avoir besoin de cette force pour avancer aussi sagement que je le décris dans ce billet...

dimanche 12 juillet 2009

Féminité


Depuis plusieurs jours je fais l'expérience de ma féminité... j'avais besoin de garnir mes armoires, je profite des soldes et j'achète une robe assez courte avec une très belle veste assortie... j'ai réfléchi que j'avais un joli collier qui serait très bien assorti...
Puis je me suis achetée pour un prix non négligeable des boucles d'oreilles en argent représentant des sirènes...
Je prends plaisir à m'habiller (sauf aujourd'hui suis malade) même si j'aimerais me débarrasser de quelques rondeurs trop marquées...
Une certaine forme de coquetterie dans tout ça sans me laisser prendre au piège de la vanité... l'admiration ne m'intéresse pas... ou que d'un seul... LUI !

LUI justement.. malade aussi, mort de fatigue... qui s'est cru obligé hier d'aborder le sujet qui l'effraie et avec lequel je reviens de temps en temps à la charge... la maternité... il m'a dit ne pas vouloir terminer sa vie à élever un enfant... pas assez de patience... qu'il sait qu'il ne peut pas m'empêcher de vouloir un enfant, qu'il s'effacera... que de toute façon il a du mal à me pénétrer...
M'a parlé de sa mort à brève échéance...

Je suis restée muette plusieurs minutes devant tant d'incompréhension... je pensais avoir été aussi limpide que possible... je ne veux pas un enfant, je veux son enfant...la nuance est d'importance...

J'ai donc pris la parole pour lui dire dans le désordre que je n'acceptais pas sa lâcheté, qu'il a surtout peur de ne pas pouvoir me donner d'enfant en même temps que de l'opinion...que je ne veux ni me taire ni renoncer... que je l'avais fait dans mes relations précédentes, notamment la dernière et que c'était terminé, que je méritais mieux... et que cela ne rendrait service ni à l'un ni à l'autre...
Je pense être allée jusqu'à lui dire que j'avais longuement réfléchi et que j'étais prête pour diverses raisons à me charger seule de cet enfant...
Dit aussi que plutôt que de laisser s'étirer le temps jusqu'à la rupture, autant rompre immédiatement... là il a craqué, les larmes sont montées et il a reconnu qu'il aurait toujours besoin de moi... à quoi j'ai répondu que je n'étais pas seulement bonne à être le réceptacle des malheurs de ses messieurs...
Que j'ai besoin de lui homme, avec sa virilité, sa masculinité, nos complémentarités...
Je continue de lui caresser les cheveux, le visage... il se rapproche, me caresse comme un fou, me fait jouir... très bien d'ailleurs
Evidemment, démoniaque comme je peux l'être, je me redresse,l'embrasse... il me regarde et me fait remarquer douloureusement que c'est tout ce qui lui reste de sa masculinité, ses doigts et sa langue...
Là, la rage me saisis, je prends sa bouche, le pénètre aussi profondément que je le peux, me comporte comme une propriétaire sans gêne...
Je caresse son sexe, m'attaque à la ceinture, aux boutons du jean... le déshabille... et pars dans un grand rire sardonique en découvrant son érection extraordinaire... je m'esclaffe en disant que pour un type qui a la crève et couve sûrement une grippe A c'est remarquable... et je m'emploie à le caresser, le lécher, le faire jouir enfin avec un sourire à décrocher la lune...
Je m'en donne a coeur joie en lui disant que c'est sûr qu'il n'est plus bon à rien, et qu'en dehors des doigts, langue...
J'avoue que je n'ai pas le triomphe modeste... j'ai même nettement abusé en lui répétant à l'envi que je suis propriétaire et qu'après tout je décide...

Il est reparti en titubant... m'a appelée pour me dire qu'il était dans un état incroyable... me l'a redit cette nuit en répondant à mon message où je lui parle de vie, de vitalité, de sexe, de maternité...

Je ne pensais pas être aussi femme un jour...
Je ne sais pas si je serais effectivement mère... ça c'est tout de même compliqué même si j'ai la sensation qu'une digue a cédé hier... il fait l'apprentissage de ce que je suis vraiment en réalité, en profondeur...
Il reconnait que s'il me sait exceptionnel, il en a eu une grande preuve hier...

Parallèlement, je reconnais que je pense régulièrement à mon ex compagnon... pas qu'il me manque régulièrement mais j'avais une forme de sécurité... et puis j'imagine que je digère mal qu'il aime ailleurs... je n'avais plus aucune nouvelle de lui jusque vendredi soir mais je n'ai pas répondu... il a fait une nouvelle tentative hier... j'ai préféré lui adresser un mail de quelques lignes tout à l'heure...

Et mon père qui ne s'en sortira pas, c'est une certitude... une question de semaines sans doute...

Etrange période encore, remuante, dérangeante... instable comme jamais... je ne sais pas où je vais, j'ai toutes sortes de peurs et de questions mais j'avance, j'essaie...
Et c'est dans ce contexte que je découvre après m'être trouvée Femme, enfin, après toutes ces années, le caractère, la force de ma féminité (j'avais écrit félinité... aussi oui).

mercredi 1 juillet 2009

Tôt ou tard s'en aller...


J'ai eu envie de réécouter un album de Cabrel hier soir qui se termine par ce titre...
Mes années d'étudiante, la rencontre avec mon ancien compagnon... l'époque où j'écoutais Philippe Meyer le matin qui nous assénait de sa voix légèrement ironique : Nous vivons une époque moderne !
Je ne sais trop si nous vivons une époque moderne ou apocalytique... Berlusconi continue de conquérir des villes (Adieu Venise), Sarko, Besson et consorts de mentir comme des arracheurs de dents... le FN en tête à Hénin...
Mouais... le tout sur un nombre de ruptures, de morts...
Seul mon ex s'en sort bien... il semble avoir enfin "conclu" avec sa belle... et a été maladroit avec moi... me disant que je pourrais être dégoutée... pour qui se prend-il ?
Bon, ça c'est le mouvement d'humeur comme il y a le mouvement d'orgueil qui me fait dire que je suis bien mieux qu'elle !!!
La réalité qui fait mal c'est que visiblement, après 15 années de vie commune, il ne sait toujours pas à qui il avait à faire...
Affaire classée !

Et il y a LUI dont j'essaie encore et toujours de ne pas trop dépendre...
Mais LUI tellement gentil qui s'est renseigné auprès de son ami pour savoir si je faisais l'affaire dans le job, je commençais à en douter...
Visiblement ça colle... tant mieux...
Mais mon boss donc et quelques amis l'ont étrillé sur notre liaison qu'ils pensent probable ou imminente... il a rougi jusqu'aux oreilles...
Il est comme ça... fort et doux, macho et hyper-sensible...
Le tout suivi de demandes et considérations sur mon physique, mon éventuel désir de maternité... ils sont curieux comme des biquettes ces mecs...
En fin de semaine dernière, je lui ai de nouveau fait un coup de Trafalgar, il y avait longtemps... sur le manque d'avenir, de visibilité... à quoi il a répondu qu'il était désolé, n'avait pas de solutions...
J'en suis devenue furibarde sans compter que boulot et mairie me mettaient une sacrée pression...
Puis je suis partie en weekend... m'a fait du bien...
Aujourd'hui ce qui est dur c'est de la voir préparer des vacances sans moi qui de doute façon en aurait peu...

Et puis hier soir, il est passé me raconter sa journée épique... je l'ai accueilli avec chaleur, gentillesse... quand il a appris le décès de l'ex-femme d'un frère de son atelier...
Etrangement dans la journée, j'avais pensé plusieurs fois à lui raconter l'histoire d'une amie de ma mère... amoureuse et maîtresse d'un homme marié à une femme très malade... celle-ci décède après de longues années de maladie... il s'apprête donc à refaire sa vie avec elle... prend un taxi pour la rejoindre et meurt d'une crise cardiaque...
La vie, il faut la cueillir quand elle est là... je ne savais pas quand je lui raconterai cette histoire... et puis il y a eu l'annonce de ce décès très très brutal.. je n'ai pas voulu en rajouter...

En tout cas, je n'ai pas renoncé, pas même à la maternité... c'est curieux que mon boss lui en ai parlé...

Oui, tôt ou tard...mais j'espère bien vivre plusieurs belles années avec lui... et avec son fils... je suis persuadé que ce ne peut être qu'un garçon !

mercredi 3 juin 2009

Dans l'escalier...


Je suis dans un grand bureau d'une collectivité territoriale importante de ma région.
Et qu'est ce que j'y fais ?
Ben j'y bosse... recrutée pour assister un vice-président dans sa délégation.
Le boss en question est doté d'une réputation épouvantable... mais en fait, après ce que j'ai connu, je suis rassurée de ne pas tomber sur un tordu : brutal, tête en l'air, toujours pressé... mais abordable pour le moment.
Tout s'est fait très vite, grâce à LUI... en tout cas pour la mise en relation !
L'embauche a été supersonique, j'en suis encore surprise.
J'ai une collègue réellement adorable, c'est un plaisir de travailler avec elle.
Un goût de paradis ?
Pas tout à fait !
Mon ancien compagnon a déménagé... pas trop dur de vivre seule mais dur de ne pouvoir faire de projets... ça viendra évidemment... mais là j'ai une belle envie d'aller visiter la Toscane mais seule ça ne me dit rien !
Il se sert de moi comme bâton de pélerin, confidente... et même amante quand il est rentré ce weekend mais est amoureux ailleurs...pas clair sans sa tête, du coup il me chamboule aussi...
La tumeur de mon père est incurable, je m'en doutais... les médecins lui ont parlé de traitement à vie mais moi je sais bien ce que ça signifie : espérance de vie très limitée.
Quant à LUI toujours pris par les enfants, la politique, les amis... il s'accorde un peu de répit, heureusement, déprogramme parfois des trucs pour pouvoir se reposer...
Il essaie de me donner un peu de temps aussi... ça ne va pas sans mal.
Mais travaillant, je suis plus indépendante et autonome et moins disponible... il doit donc faire des efforts...
Mais la période de vacances promet d'être rude... surtout qu'il doit les prendre en juillet et moi en août... encore que j'en aurai fort peu.
Il m'a fait rire tout à l'heure car il s'imagine que quel que soit l'avenir politique de son ami, le mien d'avenir tout court est tout traçé vu que je vais être très appréciée et demandée, que je vais décrocher le concours sans problème...
Ah s'il connaissait ma paresse légendaire et chronique...
Mais peut-être que ça changera...

C'est vrai que je me sens bien ici, j'ai vite pris mes marques, enfin, suis vite retombée sur mes pattes de louve... et puis donner le change ça me connait.
Mais je reconnais aussi que je me suis trouvée bien moins bête que je ne le pensais...
Bon, ça me donne un peu confiance et ce n'est pas du luxe... surtout dans le cadre du mandat où le boss m'irrite de plus en plus, comme hier soir... il se fout pas mal de ses concitoyens... comme la plupart des élus que je croise...
Et ça donne envie de se sauver à toutes jambes... mais comme le dit un ami : si tous les dégoûtés s'en vont, reste les dégoûtants...
Ouaip, pas faux !

Donc j'ai la sensation d'avoir commencé à gravir un très grand escalier, j'ai la sensation d'avoir beaucoup à faire, apprendre, accomplir... où et comment ça je ne sais toujours pas mais ça me perturbe moins...

A suivre...

mardi 21 avril 2009

Alexandra


J'ai bien fait de faire une pause maison cet après midi même si j'ai du courrier en retard en mairie car je suis tombée sur un article concernant Alexandra David Neel dont j'avais déjà lu avec plaisir Le journal d'une parisienne à Lhassa.
L'article met en exergue deux des principes qui lui étaient chers :
L'un traite de la trop grande place de l'homme dans le psychisme de la femme
L'autre tient en une phrase : "N'envisage pas l'avenir. Les chemins que tu dois parcourir sont un mystère pour toi. Fais ton devoir dans le présent, aie la résolution de le faire dans l'avenir et ne crains pas."

Voilà bien quelques mots qui résume ce que je m'essaie à faire... sans que ce soit toujours simple d'ailleurs.
Toujours ce fameux lâcher prise sans verser dans le "à quoi bon" qui immobilise et fige...
Un combat à mener perpétuellement dans mon cas je crois...

Quant à la place de l'homme, je m'emploie aussi à la réduire ou du moins à la contenir...
Mon compagnon considère maintenant que nous ne nous séparons pas vraiment mais que nous cessons de cohabiter... moui, pourquoi pas...
Il m'a aussi dit qu'il ne se voyait plus vivre en permanence avec moi... mais pas sans moi non plus... grand classique s'il en est...
Malgré tout il demeure très sourcilleux quand je parle d'autres hommes...
Le principal d'entre eux étant un employeur potentiel (qui ne m'a pas encore appelé d'ailleurs), grand séducteur... qui m'a reçu en entretien, sans avoir de poste à me proposer, à la demande de mon amant.
Visiblement, le fait de lui avoir dit que je cherchais finalement un poste à temps plein, notre conversation avait un peu achoppé là dessus, l'a poussé à LUI dire qu'il cherchait deux personnes...
A suivre donc...

Et LUI justement ?
J'essaie aussi de conserver une distance même si la relation amicale et fraternelle n'a pas tenue et qu'à chaque occasion nous nous embrassons tant que nous pouvons...
Nous devons nous voir demain... je lui ai déjà envoyé un message pour lui demander de passer juste du temps ensemble...
Je sais que je suis trop fragile pour reprendre une relation physique avec lui... je vais de nouveau entrer en ébullition et souffrir... un luxe que je ne peux pas me permettre...

En l'état actuel des choses, je donne sagement la priorité au travail... nouveau pour moi mais je ne me force pas... j'ai besoin d'être libre, de ne pas dépendre, de gagner de l'argent pour pouvoir bouger, avoir de l'autonomie, des projets...
Oui, c'est vraiment le seul aiguillon car pour le reste...

Mon compagnon va partir... question de jours de plus en plus... et puis sa vieille amie belge l'a appelé près d'une heure hier soir... et je sais trop les sentiments qu'il lui porte... je crois qu'il ne s'est jamais mis autant en frais pour moi...
Ce qui ne signifie rien de définitif mais...
Quant à LUI... toujours dans la droite ligne de "Foyer, femme, fille"... cette dernière ayant besoin de lui d'ailleurs... réellement.. et bien plus que ce qu'il ne lui donne... je veux aussi lui en parler demain...
Je crois vraiment que la mère est dépassée... et j'aimerais aider cette jeune fille pour qu'elle traverse l'adolescence autrement que j'ai pu le faire...

Bref, courage, franchise, loyauté, devoir... pas simple dès lors de vivre la passion amoureuse qui me dévore parfois... d'où la distance que j'essaie de maintenir au moins dans le temps et l'espace pour ne pas me consumer...

Loin encore d'Alexandra qui pour être sage n'en débordait pas moins de vie...

jeudi 9 avril 2009

Pécheresse


Exposition Blake en ce moment à Paris que j'ai bien envie d'aller voir...
Je ne connaissais pas cette "création" d'Eve... ça tombe bien !

Eve, la première femme (histoire d'oublier Lilith, une erreur), celle par qui le malheur arrive.
Je ne suis pas féministe mais souvent je m'insurge sur cette vision manichéenne des sexes... sauf qu'aujourd'hui...

Je n'ai pas pu m'empêcher d'allumer un peu mon compagnon... en lui racontant que je voyais un ami d'enfance cet après-midi (finalement annulé) tout en imperméabilisant une paire de chaussures neuves, très sexy...
Extrait de dialogue matinal
Lui : ce sont les chaussures que tu as mises hier ?
Moi : oui oui, elles ont pris un peu l'eau hélas, je les traite donc pour limiter les dégâts.
Lui : tu as mis ça avec quoi ?
Moi : une jupe noire, c'était très joli.
Lui : tu remets ça aujourd'hui ?
Moi (avec une moue) : euh oui, je crois... ma grand-mère m'a appris que si on ne montre pas on ne vend pas
Lui : mouais, avec moi tu ne vendais pas, tu le fais pour les autres... (assorti d'une tape vigoureuse sur mes fesses).
Moi : ah oui, grand sujet... je veux bien qu'on en reparle quand on aura un peu de temps... ça peut nous être utile séparément et peut-être ensemble...

Suit un bref dialogue sur "pas facile de se parler au quotidien" et "quoi faire ce weekend", il n'avait pas réalisé qu'il s'agit d'un weekend de trois jours.
Je fais l'étonnée, lui dit que je pensais qu'il avait prévu quelquechose...
Il me dit que non...
Je lui dit qu'il veut voir l'expo Kandinsky, il me répond ne pas vouloir aller à Paris...
Je lui propose nonchalamment de faire quelquechose ensemble, que j'ai besoin de prendre l'air...
Je l'ai vaguement relancé tout à l'heure en lui proposant de le prendre en gare de Lille... j'ai une course à faire...

Evidemment ça ne m'a pas empêchée de petitdéjeuner avec LUI... tout marri d'apprendre que j'allais voir mon copain d'enfance cet après-midi dans une tenue beaucoup trop sexy ! Je lui ai charitablement envoyé un sms pour lui dire que c'était annulé...
Je lui ai proposé de passer le weekend du 22 mai ensemble... je lui avais fait une allusion sans détailler hier soir quand nous regardions le calendrier politique et le calage de diverses manifestations...

Qu'est ce que je cherche ?
A me rassurer, asseoir mon pouvoir un peu partout (en politique aussi d'ailleurs hier où j'ai mordu un DG de la ville que je ne supporte pas).
Oui, tout ça entre en ligne de compte...
Je devrais prendre du recul vis à vis de "mes" deux hommes... je n'y parviens pas... mon petit frère me traite de garce et il n'a pas tort...

Ma grand-mère avait raison ?
Pas de mauvais hommes, que des mauvaises femmes ?
Et si c'était vrai ?

dimanche 5 avril 2009

Prier ?


A ce rythme, c'est bientôt tout ce qui me restera !

Bientôt mon "compagnon" partira : il a trouvé un appartement.
Une question de jours maintenant...
Il continue à partir de temps à autre, parfois pour plusieurs jours...
Je ne sais plus bien si je préfère quand il n'est pas là et que je commence à m'habituer ou si je préfère le voir à la maison... et en même temps ailleurs... bien que de temps à autre il fasse des allusions sur un avenir possiblement commun... suis-je une poire pour la soif... et même sans ça, est-ce souhaitable ?

De l'autre côté, j'ai mis un coup de frein... alors que nous nagions dans le bonheur, nous nous sommes accrochés un soir que je ne comprenais pas pourquoi il ne passait pas me voir...
J'ai donc formalisé une "pause" en lui disant qu'il fallait que je fasse mon deuil et ensuite encore que j'entame la reconstruction seule...
Depuis nous nous sommes évidemment croisés en mairie... nous nous sommes même retrouvés seuls à deux occasions mais de façon "amicale"... même si c'est dur de l'embrasser uniquement fraternellement...
J'ai parfois regretté ce qui était aussi un mouvement d'humeur mais j'essaie de tenir car je veux mon indépendance.

Et puis hier, son ami étranger était de passage en France... mon compagnon a souhaité le revoir et s'est donc invité...
J'ai passé une très très mauvaise soirée... elle n'aurait pas été bonne de toute façon mais il a fallu, comble de malchance, que sa femme soit particulièrement câline et amoureuse...
Rien à faire donc...
En partant manger, il a réussi à me coincer quelques secondes me demandant s'il avait le droit de m'aimer... j'ai répondu qu'il n'avait pas besoin de ma permission, il a râlé... je lui ai dit qu'il était trop exigeant, que je l'avais toujours dit et j'ai tourné les talons.
Je l'ai évité le plus possible, évité de lui parler, de le regarder...

Je me suis couchée très mal... j'ai failli me relever pour lui écrire, lui dire qu'il n'y a vraiment plus rien de possible...
A quoi bon formaliser... c'est la vérité concrète et épaisse... inutile en plus de l'étaler...

Il était de plus très beau hier, très détendu...
Finalement, quoi qu'il puisse en dire, la vie familiale n'est pas si rude et même comporte de bons côtés...
Non, il ne quittera jamais femme et fille, elles seront toujours prioritaires et j'en viens à penser que je demeure l'interdit, une forme de péché, le désir coupable... et je ne peux être que ça...

Deux deuils pour le prix d'un donc... je le sais depuis longtemps...
Il me passe de drôles d'idées en tête...
Il me reste aujourd'hui l'incantation ou la prière ou la sagesse...

vendredi 20 mars 2009

Voyage en solitaire


Bashung nous a quittés samedi dernier... cancer du poumon, comme mon père...
Il avait repris cette chanson de Manset qu'il serait niais de dire qu'on aime... c'est une chanson qui m'a happée, comme Les mots bleus de Christophe et quelques autres...

Moi aussi je vais voyager en solitaire mais d'une autre manière... après une longue attente, une impatience plus grande de jour en jour, désespérant que ça arriverait... mon compagnon a décidé de notre séparation... je ne m'y suis évidemment pas opposée.. ça c'est passé aussi "bien" que je le souhaitais pour lui... il a retrouvé une amie pas vue depuis 22 ans, qui avait beaucoup compté, qui avait beaucoup fait mal aussi...
Il ignore s'il a des sentiments pour elle, je ne sais même pas si elle sera un but pour lui...

Et me voilà pleurant toutes les larmes de mon corps le soir même, tentant même de revenir en arrière une semaine après notre conversation...
Rien n'y fait... il ne crache pas sur le passé, n'insulte pas l'avenir mais sa décision est prise...
Et depuis 15 jours presque il lui est arrivée de ne pas revenir certains soirs...
Je n'ai évidemment rien à dire même si par respect, j'aimerais qu'il me mette au courant, que je ne me réveille pas inquiète la nuit...

J'avoue égoïstement ma peur... de vieillir seule, de ne jamais avoir d'enfant...
Et ce gâchis qui me ronge... je nie encore souvent, pense que nous allons revenir en arrière rapidement... impossible d'envisager que c'est fini, que 15 années de ma vie viennent de s'arrêter brutalement...
Malgré tout j'assure à peu près tous les rendez-vous mairie... sauf le lendemain du fameux soir des explications... la fin de la journée de la femme... drôle de symbole...

Me voilà donc célibataire avec un certain effroi... avec une absence d'envie, de goûts... rien d'autre que partir avec lui, revoir les endroits que nous avons visité ensemble... absurde...

Heureusement que LUI est là...
Il m'accompagne, sans rien promettre ce qui est bien plus honnête mais en même temps très dur... où allons nous ?
Il dit ne pas désespérer de construire avec moi... mais quand ?
Et puis pas de maternité pour moi dans cette aventure... j'ignorais que j'aurais tant envie de construire aussi une autre vie que la mienne alors que j'ai tant de peine à guider celle qui m'est propre !

Idées suicidaires ?
Pratiquement pas en fait mais une grande lassitude tout de même... et beaucoup de questions, d'émotions, de pensées qui se succèdent à une vitesse folle...
Avec le décès de mes grands parents, j'avais quitté l'enfance... aujourd'hui c'est la jeunesse qui s'en va...
Sans doute pas si grave à 37 ans...
D'un côté il faudrait que je rentre dans le rang, me ranger des voitures, avoir un boulot, un vrai métier...
Mais est-ce que je suis faite pour ça... ou est-ce que mon non conformisme ne me condamne pas à avancer toujours en décalé...
Je suis à la fois vidée et trop pleine... à la fois besoin de faire le plein et d'évacuer, purger le disque dur...

Une expérience à faire sans doute que celle de la rupture, du deuil... ça arrive peut-être trop tôt, pas le temps de tenter la maison, les enfants...
Ou peut-être trop tard, pour avoir si peu construit ensemble, nous avons tardé à nous défaire l'un de l'autre...
J'hésite, je ne sais plus...
Normal, tout ce qui est en haut et en bas...
Logique mais désarmant...

Pour ce soir pas mieux...

dimanche 1 février 2009

Refuge


J'aurais bien besoin d'un refuge... physique ou moral.
Certes, on peut raisonnablement considérer que mon meilleur refuge c'est moi.
Je pense à LUI qui loue souvent ma force...
J'en ai oui... mais j'aimerais de temps à autre pouvoir me poser, m'isoler.
Je pensais qu'en arrêtant de travailler, j'aurais un peu de répit...
Fort peu en fait... la mairie prend du temps, les premières démarches administratives liées à mon nouvel état de chômeuse... LUI un peu... et le soir mon compagnon est là...
Bref, il est rare, très rare le temps où je ne dois pas jouer un rôle d'une façon ou d'une autre...
Je vais pourtant avoir besoin de temps, de paix, d'énergie... pour aborder une nouvelle page encore... car je suis en train d'ouvrir les yeux...
IL ne quittera jamais foyer, femme et fille... pas plus pour moi que pour celles qui m'ont précédée...
Trop de sens du devoir, trop de confort aussi... et trop de respectabilité...
Nous nous sommes écharpés concernant l'anniversaire de sa fille qui voulait absolument m'inviter ce jouer là en même temps que ses parrain et marraine, mamie...
Je savais qu'il ne le souhaitait pas mais je lui ai fait part du désir de sa fille... il a réagi très durement... me faisant comprendre, en tout cas c'est ce que j'ai compris, que ce n'était pas ma place.
J'ai donc pris les devants avec la puce et lui ai dit que je n'étais malheureusement pas là... elle a tant insisté que son père a du m'en parler, me demandant de me joindre à eux.
J'ai conservé mon calme en disant qu'il était trop tard et que je me contenterai de faire un saut le plus tard possible pour être la plus discrète possible.
J'ai aussi cru comprendre qu'il y avait visée politique puisque parrain et marraine sont des élus... où il a été question de l'avancée de l'une par l'autre...
J'imagine que j'aurais à bosser pour elle dans le cadre d'une campagne un de ces jours.
C'est une jolie fille (avec qui il avait eu un début de relation d'ailleurs) intelligente... c'est tout à fait normal.
Je sais que je suis trop passive, terne, effacée... je sais aussi qu'il faudrait que je m'impose comme je n'ai pas su le faire dans mon travail d'ailleurs...
Mais est-ce que je serai capable de le faire un jour...

Avec lui j'ai aussi essayé de faire marche arrière, d'être une gentille fille, compréhensive, patiente...
Mais l'autre soir, après un repas de groupe arrosé, je l'ai appelé pour lui dire que ne plus l'avoir à mes pieds me manquait... c'est vrai du reste... et que l'alcool me donnait l'aplomb de le lui dire mais ne me faisait pas délirer...
Il a fait allusion deux jours après à ces quelques minutes de conversation... j'ai dit que je maintenais... voire avec un cran au dessus... il m'a dit qu'il se liquéfiait...

Mais il m'appelle de moins en moins, ne m'écris plus... je suis trop lucide pour ne pas sentir l'évolution, le glissement...
En revenant de chez lui tout à l'heure, pensive et songeuse, j'ai décidé d'annuler le seul moment où nous pouvions nous voir cette semaine...
A la fois marre de boucher les trous dans son emploi du temps, marre du mensonge aussi.
J'en ai profité pour lui dire que si je connaissais de mieux en mieux ma nature et mes désirs, je faisais aussi la part avec la réalité, sa réalité...

Oui, une page se tourne... nous avons souvent dit que des mois après le début de notre relation nous n'avions pas quitté la phase 1, que c'était merveilleux... cette fois nous y sommes...
J'ai vraiment l'intuition que quelquechose a changé, que nous sommes maintenant coupés des débuts, à jamais...
Nous allons donc vivre une relation comme une autre... mais quel intérêt... braver tellement de difficultés pour vivre quoi ?
C'est vrai, quand il m'embrasse, me prend par la taille hier, je fonds... quand je le caresse il prend un plaisir extraordinaire...
Mais je ne suis pas qu'une amoureuse ou une courtisane... pour lui je suis aussi une soeur, et j'y tiens, et je crois qu'il l'oublie...
Comme il a "oublié" de me présenter à l'un de ses amis proches, et influents, que nous avons croisé lors des manifestations de jeudi...

Je me sens, si ce n'est de trop, en tout cas beaucoup moins centrale, beaucoup moins désirée au sens noble du terme, pas seulement physiquement...
Je peux me tromper mais en général mon flair est excellent en la matière...

Alors je préfère prendre du champs et me préparer à une suite pas très drôle...

J'aspire aussi à ne plus mentir et j'ai ressorti de la bibliothèque Les dialogues avec l'ange...

jeudi 22 janvier 2009

Nouvelle ère... et le désert avance ?


J'ignore à quoi elle ressemblera mais elle est indéniablement nouvelle.
Pêle-mêle : ça y est le boulot c'est terminé... on rentre dans la phase inscription Assedic, ANPE... ça me colle des nausées et le bourdon quand j'y vais... en dehors je survis.
Je survis aussi à mon mandat, pas toujours simple, surtout dans mon "bidule" qui gère d'autres communes et qui m'a transformée vice-présidente d'une asso nationale... ça m'a collée des trouilles pas possibles... je commence à y voir plus clair, pas beaucoup, et y prendre du plaisir, un peu...
En mairie, je trouve très lentement ma place, je fais encore des crises mais moins...
En revanche, mon père à une tumeur... pas d'opé en vue mais de la chimio, des rayons, pas évident...
Et puis côté sentimental, mon compagnon ne veut rien voir ou fait semblant... comment quitter quelqu'un avec qui il n'y a pas un cri, pas une dispute...
Et pourtant...
J'ai retrouvé une thérapeute avec qui j'avais fructueusement travaillé il y a quelques années... retourné la voir pour le retour de mon problème d'épaule en décembre... nouveau rendez-vous il y a quelques jours, un prochain en février...
La première fois, comme son collègue cet été, elle m'a conseillé de faire le ménage dans ma vie sentimentale...
Mais cette semaine, elle a commencé à voir le problème de la place, de la réussite, des peurs, notamment de la souffrance psychologique.. et aussi que ma vie n'avait pas de fil rouge... j'emmagasine sans savoir où je vais...
A travailler donc...

Enfin, il y a LUI... après les avancées, la stagnation... une crise début décembre... très dur...
Et il y a quelques jours, je lui ai demandé de me remettre sa médaille au moins pour un mois afin qu'il réfléchisse à son engagement auprès de moi... s'il se sent de taille à avancer dans le statut de propriété ou s'il est au maximum.
Au fond, je ne peux pas lui en vouloir, il assume très bien famille, politique, amis, maçons... et moi quelquepart je bouche un peu les trous même s'il m'a fait le cadeau d'annuler une journée hier pour passer l'après midi avec moi...
Nous nous sommes donc quittés étrangement hier... moi des larmes pleins les yeux... déchirée... mais je crois que ma décision si elle n'est pas bonne est au moins sage...
Il y a des mois que je luis lasse de l'attendre...
Au moins cette fois, j'ai la sensation, très illusoire, d'être plus libre et active.
Il me disait il y a peu que je courais un risque, ainsi que je le lui disais, quasi nul.
Mais lui adressant un nouveau long message (le second en deux jours) hier soir, je lui faisais remarquer qu'en bon joueur de poker, il ne pouvait manquer de voir qu'il conserve la meilleure carte : je l'aime bien trop pour abandonner la partie...
Encore que... il me dit des choses qui me font frémir... lorsqu'il dit qu'il ne sait pas si durant ce mois il sera capable d'introspection, que je suis vraiment spéciale.

Je sais très bien que le risque est réel.. et je pense à une chanson de Murat, Et le désert avance...