dimanche 12 juillet 2009

Féminité


Depuis plusieurs jours je fais l'expérience de ma féminité... j'avais besoin de garnir mes armoires, je profite des soldes et j'achète une robe assez courte avec une très belle veste assortie... j'ai réfléchi que j'avais un joli collier qui serait très bien assorti...
Puis je me suis achetée pour un prix non négligeable des boucles d'oreilles en argent représentant des sirènes...
Je prends plaisir à m'habiller (sauf aujourd'hui suis malade) même si j'aimerais me débarrasser de quelques rondeurs trop marquées...
Une certaine forme de coquetterie dans tout ça sans me laisser prendre au piège de la vanité... l'admiration ne m'intéresse pas... ou que d'un seul... LUI !

LUI justement.. malade aussi, mort de fatigue... qui s'est cru obligé hier d'aborder le sujet qui l'effraie et avec lequel je reviens de temps en temps à la charge... la maternité... il m'a dit ne pas vouloir terminer sa vie à élever un enfant... pas assez de patience... qu'il sait qu'il ne peut pas m'empêcher de vouloir un enfant, qu'il s'effacera... que de toute façon il a du mal à me pénétrer...
M'a parlé de sa mort à brève échéance...

Je suis restée muette plusieurs minutes devant tant d'incompréhension... je pensais avoir été aussi limpide que possible... je ne veux pas un enfant, je veux son enfant...la nuance est d'importance...

J'ai donc pris la parole pour lui dire dans le désordre que je n'acceptais pas sa lâcheté, qu'il a surtout peur de ne pas pouvoir me donner d'enfant en même temps que de l'opinion...que je ne veux ni me taire ni renoncer... que je l'avais fait dans mes relations précédentes, notamment la dernière et que c'était terminé, que je méritais mieux... et que cela ne rendrait service ni à l'un ni à l'autre...
Je pense être allée jusqu'à lui dire que j'avais longuement réfléchi et que j'étais prête pour diverses raisons à me charger seule de cet enfant...
Dit aussi que plutôt que de laisser s'étirer le temps jusqu'à la rupture, autant rompre immédiatement... là il a craqué, les larmes sont montées et il a reconnu qu'il aurait toujours besoin de moi... à quoi j'ai répondu que je n'étais pas seulement bonne à être le réceptacle des malheurs de ses messieurs...
Que j'ai besoin de lui homme, avec sa virilité, sa masculinité, nos complémentarités...
Je continue de lui caresser les cheveux, le visage... il se rapproche, me caresse comme un fou, me fait jouir... très bien d'ailleurs
Evidemment, démoniaque comme je peux l'être, je me redresse,l'embrasse... il me regarde et me fait remarquer douloureusement que c'est tout ce qui lui reste de sa masculinité, ses doigts et sa langue...
Là, la rage me saisis, je prends sa bouche, le pénètre aussi profondément que je le peux, me comporte comme une propriétaire sans gêne...
Je caresse son sexe, m'attaque à la ceinture, aux boutons du jean... le déshabille... et pars dans un grand rire sardonique en découvrant son érection extraordinaire... je m'esclaffe en disant que pour un type qui a la crève et couve sûrement une grippe A c'est remarquable... et je m'emploie à le caresser, le lécher, le faire jouir enfin avec un sourire à décrocher la lune...
Je m'en donne a coeur joie en lui disant que c'est sûr qu'il n'est plus bon à rien, et qu'en dehors des doigts, langue...
J'avoue que je n'ai pas le triomphe modeste... j'ai même nettement abusé en lui répétant à l'envi que je suis propriétaire et qu'après tout je décide...

Il est reparti en titubant... m'a appelée pour me dire qu'il était dans un état incroyable... me l'a redit cette nuit en répondant à mon message où je lui parle de vie, de vitalité, de sexe, de maternité...

Je ne pensais pas être aussi femme un jour...
Je ne sais pas si je serais effectivement mère... ça c'est tout de même compliqué même si j'ai la sensation qu'une digue a cédé hier... il fait l'apprentissage de ce que je suis vraiment en réalité, en profondeur...
Il reconnait que s'il me sait exceptionnel, il en a eu une grande preuve hier...

Parallèlement, je reconnais que je pense régulièrement à mon ex compagnon... pas qu'il me manque régulièrement mais j'avais une forme de sécurité... et puis j'imagine que je digère mal qu'il aime ailleurs... je n'avais plus aucune nouvelle de lui jusque vendredi soir mais je n'ai pas répondu... il a fait une nouvelle tentative hier... j'ai préféré lui adresser un mail de quelques lignes tout à l'heure...

Et mon père qui ne s'en sortira pas, c'est une certitude... une question de semaines sans doute...

Etrange période encore, remuante, dérangeante... instable comme jamais... je ne sais pas où je vais, j'ai toutes sortes de peurs et de questions mais j'avance, j'essaie...
Et c'est dans ce contexte que je découvre après m'être trouvée Femme, enfin, après toutes ces années, le caractère, la force de ma féminité (j'avais écrit félinité... aussi oui).

Aucun commentaire: