lundi 3 mars 2008

Toucher


Après la matinée de jeudi, retour à la surveillance, la contrainte, la fatigue...
Collage vendredi soir, repas africain samedi soir et hier soir, correction d'un fichier jusqu'à 4h du mat'... j'ai dormi 3h... je ne sais pas si on voit encore mes yeux immenses pourtant tant les cernes se creusent, s'assombrissent...
Entre tout ça, nous nous croisons, recroisons, provoquons... parfois c'est moi qui fuit devant son ton cassant, d'autres fois, c'est lui qui est perdu devant ma froideur et mon indifférence.
Et entre tout ça, quelques frôlements furtifs, quelques baisers volés, quelques regards dérobés, allusions voilées mais assez claires pour tous les deux ...
Tantôt il m'agace, tantôt il m'émeut singulièrement...

Je me suis rendue compte que je m'enhardie avec lui, je le touche plus facilement, plus spontanément, plus naturellement... souvent il y a de l'envie, du désir dans mes gestes, une démonstration de mon amour... mais il y a autre chose... une main mise, une forme d'appropriation...
C'est terrible à dire mais j'apprécie de le voir perturbé suite à un mot cinglant ou pire face à mon impassibilité parfois...

Il y a longtemps que je rapproche notre relation de celle qui existe entre Rhett et Scarlett. Au grand désespoir de ma mère, je n'ai jamais pensé que ce film soit très romantique. Scarlett est dure à l'origine... mais a du s'endurcir encore pour survivre...
Je me trouve bien des points communs avec elle, ce côté dur, cuirassé même si je n'ai pas sa détermination.. peut-être parce que je n'ai pas eu faim.
Lorsqu'il la rencontre, Rhett apprécie sa beauté, sa fougue, son caractère bien trempé, loin des ladies ennuyeuses et bien élevées... d'une certaine manière, il rêve de se mettre à son service, de l'aimer, la chérir, lui permettre d'être elle-même avec l'espoir qu'elle l'aimera un jour, qu'elle comprendra combien ils se ressemblent... mais peut-être qu'il se trompe... la dureté de Scarlett ne disparait pas avec la fin des privations et elle aspire toujours à vivre son grand amour avec Ashley...
Je me retrouve dans cette histoire... même si j'ai le coeur plus tendre et compatissant... et ce n'est pas étranger à ce qu'il me remette les rênes...
Je sais qu'il a confiance en moi, en mon jugement, ma sagesse... en revanche, je ne sais pas s'il est toujours conscient de mes exigences, de mes aspirations...
Lui aussi a envie que je profite de la vie, que je me déploie, que je sois heureuse et que je retrouve une forme d'insouciance enfantine.
Paradoxalement, il est à mes pieds et il est aussi une colonne contre laquelle je peux m'appuyer, sur laquelle je peux compter...
Et je reconnais que j'y prends goût !

J'ai souvent un appel sur le chemin du retour alors que nous sommes morts de fatigue, frustrés de n'avoir pu faire mieux que de s'embrasser à la sauvette, que c'est dur de se quitter et de rentrer chacun chez soi...
Ce que j'entends alors est doux à l'oreille mais aussi particulièrement émouvant... au delà du désir, de l'envie il y a un amour énorme, incroyable... une admiration qui tantôt m'effraie, parfois me laisse sans voix, que je peux trouver éxagérée...
Je sais pourtant qu'il est sincère... juste parfois la crainte qu'il se laisse submerger par la beauté et la force, qu'il en rajoute un peu... et ça peut m'inquièter.
Je sais malgré tout que le coeur de la relation est vraie, sonne juste...

1 commentaire:

david santos a dit…

Bonsoir, une louve!
Bonne postage, merci.