mercredi 11 juin 2008

L'année prochaine à Jérusalem


Il vient de partir, c'est le dernier soir avant très longtemps... et c'est Yeroushalaim Chel Zahav que j'ai eu envie d'écouter...
L'année prochaine à Jérusalem... ce que des milliers de juifs se disent tous les ans... c'est magnifique d'espoir, de foi... et pourtant terrible lorsqu'on songe, sans même y associer la Shoah, aux millions d'entre eux qui sont morts avant d'avoir pu même entreprendre le voyage...
Je n'ai pas envie de vivre dans cet espoir mythique et mystique aussi...
Comme tout à l'heure où il évoque le jour où nous vivrons peut-être ensemble... ça me fait plus de mal que de bien...
Il a compris en partant, il m'a demandé si j'avais quelquechose à lui dire, une déclaration à faire, j'ai répondu par la négative... il m'a demandé si j'avais peur de faire une bêtise, j'ai acquiessé...
Il a d'abord cru que je voulais lui proposer une pause... devant mon mutisme, il a compris que c'était plus sérieux.
Je sais qu'il est effondré... je sais aussi qu'il va se rassurer car il croit à notre relation.
Je crois que c'est moi qui n'y croit plus... il avait peut-être raison, nous nous sommes rencontrés trop tard...
Il y aura peut-être des soubresauts, quelques rencontres de temps à autre... je ne peux pas l'exclure, la chair est faible mais quelquechose est cassé depuis cette fameuse discussion de mai... inutile de se le cacher...
J'ai un peu bu ce soir, raison pour laquelle je sous estime certainement le mal à venir, la souffrance, le retour à l'absurdité de la vie... à moins que, pire encore, je me sois trompée, que cette relation n'a eu comme seul raison d'être que le plaisir physique...
Je ne sais plus, trop fatiguée, anxieuse... et il va falloir recommencer à tricher, à faire bonne figure, mon compagnon rentre demain.. je n'ai rien à lui reprocher... il m'aime, à sa façon, et pourtant nous n'avons plus rien à nous dire... je crois qu'en 10 jours, tous appels confondus, nous nous sommes parlés moins de 15 mn... nous avons été raisonnables si l'on veut positiver... admettons...
Et demain il faut vivre debout, être digne de la confiance reçue, active pour sortir de ce travail qui me mine...

L'année prochaine à Jérusalem...

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