
Je suis plus en forme qu'hier soir ou ce matin...
Sans doute pas olympique ou olympienne la forme, je me suis réveillée avec un atroce mal de ventre... j'ai mieux compris pourquoi pourquoi en me levant... décidément, mauvaise semaine.
une pluie torrentielle, un ciel bas... la totale !
En arrivant au travail, j'ai bien reçu un coup de fil... de mon compagnon qui m'informait de son atterissage.
De mon côté, je lui ai adressé un mail à LUI pour lui soumettre des propositions de dates s'il souhaitait toujours m'accompagner chez notre ami avocat pour que je prépare ma sortie de poste.
Je sais qu'il l'a lu, je sais aussi qu'il est en mairie mais je n'ai aucune nouvelle.
Je me suis pourtant excusée dans ce même mail en disant que j'étais vraiment à un croisement dans tous les domaines de ma vie... pas facile à gérer !
Malgré ce silence que je qualifierai bien d'assourdissant, je ne me suis pas laissée démonter, j'ai bossé avec ma secrétaire générale, suis passée en mairie de me mettre à jour sur ma messagerie... et j'ai tout de même bossé cet aprem pas trop mal.
J'ai de l'énergie, l'esprit clair... mais pas trop envie de l'orienter vers LUI.
Et puis j'ai eu un tilt en apprenant le décès du comédien Jean Dessailly que j'aime beaucoup... un lecteur de Libé parlait de son rôle dans La peau douce... un film que j'adore ! Et qui relate, d'une certaine manière, ce que je vis...
Il parlait des aspirations du personnage qui retrouve une fougue et des ardeurs d'adolescent mais qui par lâcheté hésite.
Je n'ai pas dit que LUI est lâche... mais un peu tout de même...
Je crois que je ne suis pas décidée à cohabiter avec un lâche (tiens, et voilà La Fille de d'Artagnan : si tu crois que je vais épouser un lâche)...
Je ne suis pas à la recherche d'un héros, n'étant pas moi même une héroïne... mais c'est vrai que magie rime pour moi avec panache... celui qu'il a dans sa vie publique... et de moins en moins avec moi.
Je suis sans doute une femme bien plus libre que je ne l'ai jamais imaginé... j'ai besoin d'autonomie, d'espace, d'aventure.. et sûrement pas de dépendance.
Pourtant je me suis accommodée jusqu'alors de multiples dépendances... au travail, en amour...
Pour ça que finalement, je ne suis plus si pressée de voir mon ami d'enfance à qui je vais nécessairement faire peur... par ma liberté.
Mais quel est donc l'homme à qui je ne ferai pas peur ?
Et est-ce que je le cherche vraiment moi si éprise d'indépendance ?
Un ami très proche, un frère dans presque tous les sens du terme, m'a déjà dit plusieurs fois que lors je vivrais seule, il prendrait la décision de me rejoindre.
J'imagine assez qu'il a raison... parce que LUI est jaloux et qu'il vivra mal ma très grande liberté... mais je ne suis pas bien certaine que ça me rassure.
Je sais qu'il ne m'emprisonnera pas... en tout cas pas directement... mais je crois finalement que tout homme amoureux tente d'attacher la femme qu'il vénére de façon plus ou moins subtile.
Il n'aimerait pas être comparé aux autres hommes... et pourtant, il m'arrive souvent actuellement de le rattacher au genre masculin... pas sûr non plus que ce soit une bonne nouvelle finalement...
Et pourtant, lorsqu'il est là, j'ai plaisir à être auprès de lui... toujours beaucoup de plaisir physique surtout que maintenant je parviens à freiner sa frénésie en lui demandant plus de douceur ou de lenteur... mine de rien, c'est une fameuse avancée pour moi de dire à un homme comme lui que c'est bien mais peut mieux faire !
Apprentissage de la liberté, du respect de mes désirs, de ma personnalité.. aimer ce que nous sommes (titre du prochain album de Christophe en plus...)... et peut-être le faire aimer à l'autre.
Je sais qu'il m'aime comme je suis... et pourtant, subtilement, je crois qu'il aime avoir le dessus plus qu'il ne le dit ou le pense.
Bref, je me sens très libre, très gourmande tel Anita dans sa fontaine !
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